Depuis mi-mai les mauvaises nouvelles s’enchainent pour Huawei : la firme est sous le feu de sanctions américaines qui l’excluent de facto du marché et des technologies d’entreprises basées aux Etats-Unis. Google, ARM, plusieurs fondeurs et quantité de partenaires ont été contraints de rompre leurs relations avec le constructeur. Voici tout ce qu’il faut savoir sur cette affaire et une possible sortie de crise.

huawei

Une fois n’est pas coutume, tout n’est pas parti d’un tweet. Le 15 mai 2019 Donald Trump a signé un décret présidentiel qui interdit aux entreprises de télécommunication américaines de se fournir auprès de certaines entreprises étrangères. En particulier si l’exécutif estime qu’elles représentent un risque pour la sécurité nationale. Dans la foulée le département du Commerce américain a établi une « liste d’Entités » qui se voient exclues des technologies et du marché américains. Depuis, Huawei a dû revoir ses objectifs à la baisse, mais la firme de Ren Zhengfei, otage de négociations entre les Etats-Unis et la Chine résiste, pour le moment, et montre d’étonnantes capacités d’adaptation.

Affaire Huawei : le contexte

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Le président des Etats-Unis Donald J. Trump

Cela fait plusieurs mois qu’un leitmotiv retentissait dans les couloirs de la Maison Blanche : « la balance commerciale des Etats-Unis est beaucoup trop en faveur de la Chine ». Une assertion, certes simpliste, mais que l’exécutif américain a décidé d’attaquer à bras le corps. Du coup l’administration américaine a établit une stratégie pour le moins agressive et unilatérale. Le pays exige de la Chine de nouer un nouvel accord commercial – dans lequel il est entre autres question de mieux protéger les propriétés intellectuelles américaines. Les parties sont proches d’un accord, mais les négociations achoppent sur un point : la Chine refuserait de retranscrire certains de ses engagement dans sa loi.

Donald Trump a donc annoncé la levée de nouveaux tarifs douaniers – qui sont désormais de 25% sur une série de produits technologiques pour un montant de plus de 300 milliards de dollars. Quel rapport avec l’affaire Huawei ? En parallèle de sa posture avec la Chine, l’administration américaine affiche depuis plusieurs mois sa méfiance envers Huawei. Mais on aurait tort de croire que les ennuis de Huawei ont commencé sous l’administration Trump. En fait la méfiance des Etats-Unis commence en 2007. A l’époque, Huawei se positionne pour acheter l’américain 3COM. Une OPA qui pouvait sembler anodine, d’autant que Huawei travaillait déjà de près avec la firme, et qu’il n’en contrôlerait que 16,5 % à l’issue de l’opération.

Huawei : une méfiance qui ne date pas d’hier (ou de Trump)

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Mais la polémique s’installe sous l’administration Bush qui finit par bloquer le rachat – et par accuser Huawei de manquer de transparence. En 2008, le deal est irrémédiablement annulé sur fond de craintes pour la sécurité nationale. Dans la foulée, le FBI lance une enquête sur Ren Zhengfei, le fondateur de Huawei, qui aurait, selon l’agence, violé des sanctions américaines contre l’Iran. Un an plus tard, l’opérateur britannique BT reçoit un avertissement des autorités : il y aurait d’importantes failles de sécurité dans les équipements Huawei. Un avertissement qui conduira l’opérateur à se séparer de tous ses équipements Huawei à partir de 2018. Vodafone affirme aussi avoir trouvé des backdoors dans des équipements de la marque entre 2009 et 2011, mais a choisi de ne rien révéler avant 2019.

Depuis Huawei souligne avoir corrigé les failles qui touchaient ses équipements. En 2010 Motorola porte plainte contre la firme pour espionnage économique, avant de trouver un accord en 2011. Dans la foulée Huawei tente de racheter l’opérateur américain Sprint, mais le rachat finit par être bloqué sous l’administration Obama, pour des raisons de sécurité nationale. L’année 2010 se termine par une tentative de rachat de l’américain 3Leaf Systems, qui finit là encore par capoter, faute d’une déclaration auprès des autorités. Face à cette pluie de rejets, Huawei publie alors une lettre ouverte, dans laquelle la firme se défend d’être la marionnette du gouvernement chinois. La lettre revient également longuement sur le passé militaire de Ren Zhengfei, son fondateur, souvent cité comme raison de cette défiance.

huawei reduit production
Ren Zenghfei, le PDG de Huawei

Malgré ce rejet chronique, Huawei investit massivement aux Etats-Unis. La firme construit par exemple en 2011 un immense centre de R&D en Californie, dans l’espoir de s’implanter dans le pays. Elle propose aussi de construire un réseau sans fil national, pour aider les services d’urgence. Une proposition bloquée là encore par l’administration Obama pour des raisons de sécurité nationale. Entre temps, l’Australie décide d’exclure Huawei de son réseau haut débit national. Après 11 mois d’enquête, en 2012, le Congrès américain publie un rapport souvent cité qui conclut que Huawei et ZTE ne sont pas dignes de confiance. Le rapport pointe une attitude de Huawei jugée inhabituelle, et accuse la firme d’envoyer des données en Chine. Le rapport se concentre sur les équipements noeud de réseau et non les smartphones.

En 2013, le propriétaire de l’opérateur Sprint s’engage à ne pas utiliser d’équipements Huawei. En parallèle, l’un des responsables de l’entreprise a été relié par la justice à une entreprise, basée à Hong Kong, qui a tenté de vendre des technologies américaines à l’Iran pourtant visé par des sanctions (ce qui aura des conséquences un peu plus tard). Les documents qui ont fuité via Edward Snowden évoquent également Huawei, notamment l’opération Shotgiant, dans laquelle les Etats-Unis ont attaqué les serveurs Huawei et utilisé ses équipements pour espionner l’entreprise. Dès 2015, Ren Zhengfei se retrouve forcé de répéter que Huawei n’espionne personne pour le compte du gouvernement chinois.

En 2015 le département du Commerce américain sanctionne Huawei pour son non respect des sanctions américaines visant Cuba, la Corée du Nord, la Syrie et le Soudan. Mais c’est bien, on vous le disait, sous l’administration Trump que les choses se sont accélérées dans cette affaire.

Affaire Huawei : les dates clés

Huawei

20 janvier 2017 : arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche

Le point de départ des vrais ennuis pour Huawei, c’est donc sans conteste l’élection de Donald J Trump aux Etats-Unis. Cet homme d’Etat que d’aucuns qualifient de populiste, se démarque de ses prédécesseurs par un style impulsif, agressif et unilatéral. Son slogan « Make America Great Again » est érigé en un programme politique protectionniste. Un paradoxe pour un pays qui s’était fait jusqu’ici l’artisan de la mondialisation.

janvier 2018 : début de la guerre commerciale avec la Chine

Très vite, l’administration se penche sur les pratiques de la Chine en matière de propriété intellectuelle. Et la fameuse question de la balance commerciale, l’un des thème de sa campagne, commence à devenir une véritable mélopée. Fin 2017 – début janvier 2018 marque le début de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine. Les Etats-Unis commencent à menacer la Chine de lever de nouvelles barrières douanières.

13 février 2018 : le directeur du FBI Chris Wray déconseille d’acheter des smartphones Huawei et ZTE, la CIA et la NSA lui emboitent le pas

Six patrons de services de renseignement entendus lors d’un comité sénatorial ont exprimé leurs craintes vis-à-vis de l’entrée de Huawei sur le marché US. Parmi eux, on ne retrouve pas moins que le patron du FBI Chris Way puis ses homologues de la CIA et de la NSA. Selon eux, les citoyens américains ne devraient utiliser aucun produit ou service de la marque chinoise, ou de ZTE, également inclus dans les discussions. Ils s’émeuvent de la possibilité de « modifier ou voler des informations » dans ces smartphones et la capacité « d’opérer un espionnage indétectable ».

2 mai 2018 : le Pentagone interdit les appareils Huawei et ZTE dans ses bases militaires

Dans la foulée des agences de renseignement, le Pentagone a décidé d’interdire les appareils Huawei et ZTE dans les bases militaires. « Ces appareils présenteraient des risques de sécurité inacceptables […] en raison des inquiétudes liées à la sécurité concernant les téléphones portables et autres produits ZTE, les magasins (du Pentagone) ont également retiré les produits ZTE ».

1er août 2018 : Huawei passe devant Apple

Huawei a vendu 12,9 millions de smartphones en plus qu’Apple au cours du second trimestre 2018, ce qui en fait désormais le numéro 2 mondial. Huawei détient alors 15.8% de parts de marché.

23 août 2018 : l’Australie exclut Huawei et ZTE de son plan de déploiement 5G

Huawei et ZTE sont exclus de la course à la 5G en Australie sur décision des autorités qui les accuse d’être « probablement sujettes à des directives extrajudiciaires de la part d’un gouvernement étranger qui pourraient rentrer en conflit avec la loi australienne ». 

26 novembre 2018 : la France refuse de bannir Huawei mais se méfie

La France refuse de bannir Huawei, y compris en ce qui concerne le déploiement du réseau 5G. Si des restrictions pourraient être mises en place, en particulier à proximité des sites sensibles, ou pour des finalités elles aussi stratégiques, le gouvernement Français laisse aux opérateurs la liberté dans le choix de leurs équipements.

6 décembre 2018 : Meng Wangzhou, directrice financière de Huawei est arrêtée au Canada

L’arrestation s’est déroulée sur demande des Etats-Unis qui souhaitent son extradition. Le pays souhaite des explications sur des allégations de viol de sanctions économiques décidées contre l’Iran.

12 décembre 2018 : Meng Wangzhou libérée sous caution

Meng Wangzhou qui est aussi la fille du fondateur de Huawei Ren Zhengfei a été remise en liberté contre le versement d’une caution de 10 millions de dollars canadiens (6,6 millions d’euros).Elle est obligée de rester dans l’État de Colombie-Britannique et porte un bracelet électronique. Cinq personnes se sont portées garantes d’elle, dont le PDG de Lionsgate Risk Management.

24 janvier 2019 : Huawei se voit devant Samsung en 2020

huawei samsung

Huawei poursuit en ce début d’années sa croissance folle, comme nombre de ses compatriotes chinois (Xiaomi, OnePlus, Oppo…). Or, à ce stade, et selon ses projections, il a toutes les chances de détrôner Samsung en 2020, voire même dès 2019.

février – mai 2019 : les Etats-Unis exercent une pression accrue sur leurs alliés européens pour qu’ils cessent d’utiliser les produits Huawei (mais ce n’est pas très efficace)

Au cours de ces derniers mois les Etats-Unis ont redoublé de manoeuvres pour pousser leurs alliés européens à interdire Huawei. Si bien qu’en début de mois, la Commission se demande si il ne faudrait pas établir des règles communautaires. Or, dès la moitié du mois de février, le renseignement britannique annonce que les équipements du constructeur ne représentent pas une grande menace. Après des semaines de réflexion, l’Allemagne a aussi décidé de ne pas exclure les équipements 5G du constructeur. Ce qui n’a pas empêché les USA de revenir à la charge fin mai.

20 février 2019 : Ren Zhengfei estime que les mesures visant Meng Wangzhou et le déploiement 5G sont politiquement motivées dans une interview

Le fondateur du constructeur estime que l’arrestation de Meng Wangzhou au Canada était politiquement motivée et que les Etats-Unis traitent la 5G comme s’il s’agissait d’une technologie militaire.

24 février 2019 : Huawei dévoile le Mate X son premier smartphone pliable

Le Huawei Mate X est un smartphone pliable très innovant, qui semble résoudre certains des reproches faits à son concurrent direct le Galaxy Fold de Samsung malgré un prix plus élevé et une approche écran à l’extérieur qui soulève des questions quant à la durée de vie de l’appareil.

7 mars 2019 : Huawei porte plainte contre les Etats-Unis

Huawei a décidé de se battre contre l’interdiction dont il fait désormais l’objet dans les appels d’offres d’équipements des administrations américaines.

26 mars 2019 : lancement du Huawei P30 et P30 Pro

Les P30 réalisent encore un tour de force dans la photo de nuit. La version Pro, en particulier, bénéficie d’un zoom optique particulièrement performant. Le tout présenté par un écran AMOLED d’exception.

15 mai 2019 : Trump invoque la sécurité nationale pour exclure Huawei du marché et des technologies américaines

Dans un véritable coup de théâtre, Donald Trump a décidé d’exclure Huawei du marché mais aussi des technologies américaines. Le président invoque la sécurité nationale. Dans la foulée le département du Commerce américain a mis en place une liste dite « liste d’Entités » – autant d’entreprises exclues du marché américain.

19 mai 2019 : Google retire à Huawei sa licence Android

Dans la foulée du décret et de la décision américaine, Google a été contraint de retirer sa licence Android à Huawei. Cela signifie entre autres que Huawei ne pourra plus installer Google Play Store et les applications de sa suite sur ses smartphones. Le lendemain on apprend que la firme fait l’objet d’un sursis de 90 jours qui expire au mois d’août.

Mai 2019 : HongMeng OS, AppGallery… Huawei prépare ses alternatives à Android et Google Play Store

Dans la foulée de l’exclusion, la firme aurait accéléré sa stratégie pour ne plus dépendre d’Android et du Play Store. Ainsi on a appris que son OS maison pourrait s’appeler HongMeng OS. Le constructeur mène également tambour battant une campagne pour séduire les développeurs et les rallier à App Gallery, son alternative à l’App Store.

22 mai 2019 : nouveau coup dur, ARM coupe les ponts

ARM a cessé toute collaboration avec Huawei et son fondeur HiSilicon – de quoi compliquer les efforts futurs du constructeur dans le semi-conducteur.

26 mai 2019 : Ren Zhengfei refuse qu’Apple soit victime de mesures de rétorsion chinoises

Dans une interview, le fondateur de Huawei refuse que Apple soit la cible de mesures de rétorsions chinoises.

19 juin 2019 : la firme baisse sa production de smartphone P30 et Mate 30

Des rapports en provenance de Chine pointent vers une réduction de la production des P30 et Mate 30 sur fonds d’incertitudes. Au même moment, la firme tente de rassurer sur l’impact économique de son exclusion.

25 juin 2019 : des entreprises comme Intel et Micron commencent à contourner l’exclusion

Les avocats d’Intel, Micron et d’autres firmes ont trouvé des astuces pour contourner légalement l’interdiction de commercer avec Huawei.

29 juin 2019 : Donald Trump annonce la levée d’une partie des sanctions visant Huawei en marge du G20

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Donald Trump et le président Chinois Xi Jinping

Xi Jinping et Donald Trump se sont comme prévu rencontrés en marge du G20, et comme s’y attendaient de nombreux observateurs, les deux dirigeants amorcent une désescalade des tensions. Huawei peut à nouveau s’approvisionner auprès d’entreprises américaines. Le lendemain on apprenait néanmoins que cela ne concernait que les produits déjà les plus disponibles – Huawei reste inscrit sur la liste d’Entités.

1er juillet 2019 : un cadre de Nokia insiste – Huawei est une menace pour la sécurité

Marcus Weldon, directeur de la technologie chez Nokia a profité d’une interview à BBC pour marteler que Huawei représente toujours une menace pour la sécurité. Des propos dont s’est désolidarisé la direction du groupe. Nokia fait partie des premiers bénéficiaires des reports de commandes Huawei pour déployer les réseaux 5G.

2 juillet 2019 : Huawei attend toujours une autorisation des Etats-Unis pour récupérer sa licence Android

Suite à la détente annoncée par Donald Trump, Huawei peut-il définitivement récupérer sa licence Android, qui lui permet d’installer une version de l’OS certifiée par Google sur ses smartphones ? « Nous prenons acte des annonces du président Trump concernant Huawei au cours du week-end et nous attendrons les conseils du ministère du Commerce » explique Tim Danks, vice-président de la gestion des risques et des relations chez Huawei.

3 juillet 2019 : la situation ne change pas beaucoup, malgré la détente annoncée par Trump

Huawei reste sur la fameuse liste d’Entités des Etats-Unis qui met la firme au ban des technologies américaines. Dans une interview accordée au Financial Times le patron de Huawei Ren Zhengfei estime ainsi que la situation ne change pas beaucoup pour la firme – cette « détente » semble surtout un moyen de permettre aux entreprises américaines qui en ont le plus besoin de continuer à remplir leur carnet de commandes…

4 juillet 2019 : l’OS Huawei alternatif à Android sera « probablement plus rapide » que ce dernier selon Ren Zhengfei

Ren Zhengfei confirme dans une interview le développement de HongMeng/Ark OS et glisse qu’il sera « probablement plus rapide » qu’Android… et macOS. Suggérant un OS qui se retrouverait aussi bien sur des smartphones que sur des ordinateurs de la marque. « Ark OS, qui est déjà opérationnel pour certains appareils en Chine, n’a pas été conçu pour être utilisé uniquement sur les téléphones portables. Et, pour l’instant, il n’est pas destiné à remplacer Android. Si le système haut de gamme de Google n’est plus ouvert à Huawei, allons-nous construire un écosystème pour l’Ark OS ? Ce n’est pas encore décidé à 100 % ». A ce stade, la firme répète néanmoins qu’elle préfère encore miser sur Android.

5 juillet 2019 : les Etats-Unis veulent empêcher Huawei de porter plainte

L’inscription « Justice et égalité devant la loi » est gravée en lettres capitales sur la façade du bâtiment de la Cour suprême à Washington DC / Crédits : Wikimedia

La dernière apparence de légalité dans l’affaire Huawei vient semble-t-il de tomber : mercredi 3 juillet 2019, le gouvernement américain a déposé une motion qui demande à la justice d’ignorer la plainte déposée quelques semaines plus tôt par Huawei.

8 juillet 2019 : Huawei est accusé d’entretenir des liens avec l’armée… comme Google et Microsoft ?

Dans un article, nous explorons la question des liens entre Huawei et l’armée chinoise – un reproche qui est en réalité également régulièrement fait à des entreprises américaines – en particulier Google, qui collabore depuis des années avec l’armée US, de même que Microsoft qui vend entre autres sa technologie HoloLens pour que les soldats puissent voir au travers du blindage des chars.

9 juillet 2019 : Jean-Louis Borloo refuse la présidence de Huawei France

Jean-Louis Borloo était pressenti à la tête du conseil d’administration de la filiale française du groupe. Il a finalement décliné la proposition des dirigeants Huawei à l’issue d’une réunion à huit clos : « La proposition d’en assurer la Présidence en France m’honore. Toutefois, en accord avec ses dirigeants j’ai décidé de ne pas donner suite car j’ai d’autres projets qui m'empêchent d’assurer pleinement cette responsabilité », explique Jean-Louis Borloo.

10 juillet 2019 : les entreprises américaines ne savent toujours pas si elles pourront vendre à Huawei

L’administration des Etats-Unis entretient le flou autour de Huawei. Le département du Commerce a annoncé que des licences seraient bien accordées, mais qu’il faut s’attendre à une « présomption de refus ». Les critères d’attribution de ces licences pour vendre à Huawei sont suffisamment flous pour que l’on puisse parler de conditions arbitraires.

15 juillet 2019 : Huawei s’éloigne des Etats-Unis, le flou sur la reprise des relations commerciales levé d’ici deux semaines

Huawei va supprimer une importante partie des 850 employés de Futurewei Technologies, la filiale dédiée à la recherche et développement de Huawei, basée dans plusieurs villes américains. Les employés originaires de Chine sont invités à rentrer au pays afin de conserver leur emploi. Les entreprises américaines qui parviendront à obtenir une licence du département du Commerce pourront reprendre leurs relations commerciales d’ici deux semaines ce qui devrait permettre d’éclaircir la situation : on saura notamment si ARM, Intel ou encore Google peuvent ou non poursuivre leurs relations commerciales.

15 juillet 2019 : des analystes anticipent des ventes record de smartphones Huawei malgré les sanctions

Huawei pourrait vendre jusqu’à 260 millions de smartphones d’ici fin 2019 à en croire une prévision de Tianfeng Securities. S’il se confirme, ce chiffre dépasse les prévisions revues à la baisse de Huawei pour l’année 2019.

16 juillet 2019 : ARM, Android… Huawei se « prépare au pire » (mais aurait malgré tout explosé son record de ventes)

Dans une nouvelle interview accordée à Challenges, Huawei France admet que la firme se prépare désormais au pire, et évoque ses plans B – notamment pour remplacer Android et désormais aussi les technologies ARM. En dépit des sanctions du gouvernement Trump, le constructeur chinois serait finalement en mesure de battre son propre record de ventes et de creuser l’écart avec Samsung, l’actuel numéro 1 mondial, estime un analyste, qui prévoit jusqu’à 260 millions de smartphones vendus en 2019.

16 juillet 2019 : le RISC-V comme alternative à ARM ?

Alors que la situation s’enlise, quelles sont les alternatives à ARM sur lesquelles Huawei pourrait s’appuyer dans les semi-conducteurs ? On apprend par exemple que l’architecture open source RISC-V est en train de progresser face à ARM.

19 juillet 2019 : projet de Loi aux USA pour limiter les droits de Huawei en matière de brevets

Huawei est visé par une nouvelle proposition de loi des sénateurs américains : le texte pourrait empêcher Huawei d’acheter, vendre des brevets, et délivrer des licences aux entreprises américaines.

23 juillet 2019 : Huawei confirme la suppression de 600 emplois aux États-Unis

Comme le constructeur l’avait suggéré précédemment, Huawei fini par supprimer plus de 600 emplois aux États-Unis, dans l’une de ses filiales de recherche et développement (Futurewei Technologies) localisée au Texas.

19 août 2019 : Huawei obtient à nouveau un sursis de 90 jours

Le lundi 19 août 2019, se terminait la période de trois mois durant laquelle Huawei était autorisé à continuer à travailler avec ses partenaires américains dans un certain cadre, notamment pour le suivi de ses produits déjà commercialisés. Huawei obtient 90 jours de sursis supplémentaires, une prolongation qui vise à ne pas trop pénaliser les entreprises américaines qui dépendent du groupe chinois (Intel, Qualcomm…). Mais Trump refuse de lever les sanctions contre Huawei, qui reste « une menace pour la sécurité nationale » selon lui. L’avenir de la firme semble toujours lié à la guerre commerciale que se livrent les États-Unis et la Chine.

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