Huawei : ses technologies 5G ne représentent pas une menace selon le renseignement britannique

Maj. le 30 avril 2019 à 13 h 37 min

Le NCSC, le service de renseignement britannique pour la cybersécurité estime que les risques que représentent les technologies 5G de Huawei sont gérables. Ces conclusions viennent saper les efforts des Etats-unis qui tentent depuis plusieurs mois de convaincre leurs alliés de bannir les infrastructures du géant chinois.

Huawei

Le Royaume-Uni va-t-il interdire les équipements 5G de Huawei ? Certains pays ont déjà franchi le pas en réaction aux accusations d’espionnage qui accablent le groupe chinois. Ce n’est pas encore le cas du Royaume-Uni qui étudie pour le moment les contours du problème en attendant de prendre une décision. Mais les autorités britanniques, par la voix du ministre de la défense, ont exprimé en décembre dernier leur « vive inquiétude » quant à la participation du géant chinois au déploiement de 5G au Royaume-Uni.

C’est au tour du renseignement britannique de donner son point de vue dans un rapport qui n’a pas pour le moment pas encore été rendu public, mais dont les conclusions ont été dévoilées par le Financial Times (FT).

Pour le renseignement britannique, Huawei ne représente pas une menace

Le quotidien britannique, qui cite deux sources proches du dossier, affirme que le NCSC a les moyens de limiter les risques posés par Huawei. Le rapport intervient alors que les États-Unis ont décidé de mettre en examen le groupe chinois accusé entre autres d’espionnage et de vol de technologies. Le pays exhorte par ailleurs ses alliés à interdire les équipements du chinois.

C’est déjà le cas en Australie et en Nouvelle-Zélande. D’autres pays comme le Royaume-Uni et la France réfléchissent eux aussi à des moyens de contenir Huawei sans pour autant qu’une mesure de bannissement n’ait été prononcée. Il semble que les Britanniques se dirigent vers une décision moins radicale que celle suggérée par les États-Unis.

Une source citée par le FT pense par ailleurs que « d‘autres pays pourront soutenir que si le Royaume-Uni est confiant dans la capacité à limiter les risques pour la sécurité nationale, alors ils peuvent également rassurer le public et l’administration américaine sur le fait qu’ils agissent avec prudence pour permettre aux opérateurs télécoms d’utiliser des composants chinois ».

Mais il faut dire que certains opérateurs britanniques n’ont pas attendu les conclusions du gouvernement ou des services de renseignement pour annoncer qu’ils n’utiliseront plus les équipements de Huawei. C’est le cas de British Telecom, mais aussi de Vodaphone.



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