Huawei : la France refuse de bannir le groupe chinois mais se méfie

Huawei n’est pas en danger immédiat en France. Le gouvernement se méfie du groupe chinois et le surveille mais n’a aucun élément tangible à disposition pour le bannir du pays, notamment en ce qui concerne le réseau 5G. Les États-Unis ont lancé un appel pour convaincre ses alliés d’interdire la société au sein de leurs frontières.

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Nous vous rapportions que les États-Unis demandent à ses alliés de bannir Huawei, le géant chinois des télécoms et du smartphone. Le gouvernement américain craint que la société ne laisse les autorités chinoises accéder à ses données ou ses infrastructures à des fins d’espionnage et a commencé une vaste opération de lobbying pour la bouter hors des frontières des pays occidentaux. Première à répondre à l’appel, l’Australie a exclu Huawei du marché de la 5G pour ses liens supposé avec le gouvernement chinois.

Huawei n’est pas en danger en France, mais reste sous surveillance

Une situation qui pourrait arriver en France ? A priori non si l’on en croit Les Echos. « Il n’y a pas assez de raisons suffisantes pour justifier une interdiction totale », estime au média un conseiller ministériel de Bercy. Qui tempère, montrant tout de même bien une certaine méfiance vis-à-vis de la marque : « Si Huawei installe une antenne-relais à Nantes, ce n’est pas pareil qu’une antenne en face de l’Elysée… Nous avons une analyse fine de la situation ». Autrement dit, Huawei est observé et pourrait bien se voir bloquer l’accès à certaines zones sensibles. Un rapport de Challenges en juin 2018 nous apprenait que la France soupçonne aussi Huawei d’espionnage et le surveille de près.

Zhang Minggang, cadre de la branche française de Huawei, rappelle de son côté qu’il n’y a aucun problème de sécurité à l’utilisation de l’équipement du groupe pour l’infrastructure réseau. « Nous sommes extrêmement vigilants et depuis très longtemps, bien avant la 5G. Il y a des garde-fous partout sur nos équipements. Une fois qu’ils sont installés chez le client, nous n’y avons plus accès, sauf quand l’opérateur nous demande d’en faire la maintenance », assure-t-il.

D’éventuelles sanctions contre Huawei inquiètent en tout cas les opérateurs, qui préparent l’arrivée de la 5G et qui s’appuient sur des partenariats avec le groupe dans ce cadre. SFR et Bouygues Telecom ont d’ailleurs déjà réalisé des tests de connexion 5G avec l’appui et du matériel de Huawei. « La capacité des équipementiers n’est pas illimitée. Si Huawei était bloqué, Nokia ne pourra pas tout faire », explique une source opérateur. Tandis qu’une autre souligne le fait que leurs équipements sont « techniquement très bons ». Comme le rappelle Les Échos, pour les équipements de cœur de réseau, les opérateurs avaient choisi Nokia, Ericsson ou Cisco plutôt que Huawei pour la 4G.

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