Huawei porte plainte contre les États-Unis

 

Huawei annonce officiellement porter plainte contre les États-Unis. Le groupe chinois juge l'interdiction de ses produits anticonstitutionnelle et estime que sa mise à l'écart des marchés 5G n'a jamais été justifiée. Selon l'entreprise, le principe de séparation des pouvoirs n'a pas été respecté. 

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Nous vous rapportions en début de semaine que Huawei allait porter plainte contre le gouvernement des États-Unis, c'est désormais officiel. Le constructeur chinois a décidé de contester l'interdiction de ses produits devant la justice américaine. Pour rappel, les appareils Huawei sont bannis dans l'ensemble des agences gouvernementales du pays ainsi que dans les entreprises sous contrat avec le gouvernement américain à travers le National Defense Authorization Act (NDAA). Huawei veut faire invalider ces restrictions, les jugeant anticonstitutionnelles.

Pour Huawei, l'interdiction de ses appareils est anticonstitutionnelle

“Le gouvernement américain a longtemps accusé Huawei de constituer une menace. Il a piraté nos serveurs et volé nos emails et notre code source “, a déclaré Guo Ping, PDG tournant du groupe, depuis le siège social de Shenzhen. “Malgré cela, le gouvernement américain n'a jamais fourni aucune preuve à l'appui de ses accusations selon lesquelles Huawei poserait une menace à la cybersécurité”, estime-t-il.

Lire aussi : Les Etats-Unis et l’Europe peuvent-ils empêcher Huawei de devenir numéro 1 ?

“Les autorités américaines ne s'épargnent aucun effort pour dénigrer la société et induire le public en erreur au sujet de Huawei. Pire encore, le gouvernement américain tente de nous bloquer des marchés de la 5G dans d'autres pays”, s'insurge-t-il. Les États-Unis demandent en effet à leurs alliés de bannir Huawei du marché du réseau mobile du futur. Ils ont été entendus par leurs soutiens les plus proches (Royaume-Uni, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande), et les pays européens envisagent sérieusement d'imposer de sévères restrictions à Huawei également.

Dans un communiqué, la compagnie fait savoir que cet acharnement “viole les principes de séparation des pouvoirs énoncés dans la Constitution des États-Unis” et que “le Congrès américain a agi à la fois comme législateur, procureur et jury, en contradiction avec la Constitution américaine”. Pour Song Liuping, en charge des questions juridiques, “Huawei n'a jamais eu l'occasion de confronter ses accusateurs” et “un arbitre impartial n'a jamais été autorisé à intervenir”.

On en saura donc enfin plus sur toute cette histoire avec ce passage devant les tribunaux. Mais la procédure risque de durer des lustres, alors que le temps est une ressource extrêmement précieuse pour l'entreprise chinoise. Les États commencent à installer sérieusement leurs infrastructures 5G et Huawei veut devenir numéro 1 mondial des smartphones devant Samsung dès 2019 après avoir dépassé Apple en 2018.



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