Moins d’un an après la sortie du Xiaomi 15T, il est déjà temps d’accueillir son successeur : le Xiaomi 17T. Plus compact que son prédécesseur, il est aussi une version « allégée » du modèle haut de gamme sorti en mars, le Xiaomi 17. Pour autant, le Xiaomi 17T entend offrir une expérience premium, mais à un prix davantage contenu. Surtout, il s’autoproclame « maître du téléobjectif ». Mais qu’en est-il concrètement ? Réponse dans ce test.

Huit mois seulement après le lancement des Xiaomi 15T et 15T Pro, la marque chinoise récidive avec sa gamme T : elle a dévoilé les Xiaomi 17T et 17T Pro le mois dernier. Ils se positionnent sur le même créneau que leurs prédécesseurs en se présentant comme une porte d’entrée dans l’univers haut de gamme de la marque – la gamme Xiaomi 17 ayant été présentée en mars 2026.
Mais l’inflation inhérente à la crise des composants vient mettre un coup au rapport qualité-prix de la gamme T. Nous avons déjà testé la déclinaison Pro, vient maintenant le tour du Xiaomi 17T, la version plus « abordable ». Et s’il s’autoproclame, comme son grand-frère, « maître du téléobjectif », le terminal ne fait pas l’impasse sur le reste de sa fiche technique : affichage, performances, autonomie… Mais les améliorations apportées par rapport à la génération précédente suffiront-elles à compenser la hausse de prix ?
Prix et disponibilité
Le Xiaomi 17T est d’ores et déjà disponible sur le site de la marque et chez les revendeurs partenaires. Il se décline en quatre coloris : blanc, noir, bleu et violet – la teinte de notre exemplaire de test – ; et il est proposé en deux configurations aux prix publics conseillés de :
- 753 euros pour la version 12 Go + 256 Go
- 803 euros pour la version 12 Go + 512 Go
L’inflation frappe de plein fouet ce modèle par rapport à son prédécesseur, le Xiaomi 15T : c’est une hausse de 100 euros qu’accuse le Xiaomi 17T. Le constat n’a rien de réjouissant, mais il est également le lot de la concurrence.
En parlant de concurrence, le Xiaomi 17T a plusieurs rivaux directs – nous entendons par là des terminaux dotés de téléobjectifs, puisque c’est sur la photo que mise la marque chinoise avec ce modèle. Dans sa gamme de prix, on peut citer le Samsung Galaxy S25 FE (809 euros), le Google Pixel 10 (999 euros) ou encore le Honor 600 Pro (999 euros, mais pour 512 Go).
Nous pourrions également citer le Honor 600, le RedMagic 11 Pro ou le Pixel 10a (649 euros), l’iPhone 17e (719 euros), le OnePlus 15R (729 euros), ou encore le Motorola Edge 70 (799 euros mais pour 512 Go de stockage), mais tous ont fait l’impasse sur le téléobjectif.
La boîte du Xiaomi 17T contient, outre le téléphone et les traditionnels éjecteur de carte SIM et documentation, une coque de protection, ainsi qu’un câble de charge USB-A vers USB-C. Pour un chargeur, il faudra passer à la caisse.

Design et interface
Sans être totalement un smartphone compact, le Xiaomi 17T voit ses dimensions réduites (et notamment celle de sa dalle) par rapport à son prédécesseur, le 15T. La déclinaison Pro étant plus imposante, le Xiaomi 17T représente, là déjà, un bon compromis en termes de taille.
En revanche, par rapport au 15T, le Xiaomi 17T a fait une petite prise de masse : il est un peu plus lourd (200 g contre 194 g) et un peu plus épais (8,17 mm contre 7,5 mm) – la capacité augmentée de la batterie n’y est peut-être pas étrangère. Malgré cela, on n’a pas non plus l’impression d’avoir une brique entre les doigts, le poids étant plutôt bien réparti. Sa prise en main est d’ailleurs agréable et ergonomique, notamment grâce à ses bordures arrondies.
La tranche droite du terminal est la seule à accueillir des boutons : celui d’alimentation, surmonté de celui d’un seul tenant dédié au volume. Le port de charge USB-C, le tiroir de carte SIM et le haut-parleur principal se trouvent sur la partie inférieure du smartphone.

Contrairement à son grand frère, le Xiaomi 17T profite de matériaux moins « premium ». Si le cadre imite plutôt bien le métal, il n’en reste pas moins en plastique. Son dos n’est pas en verre non plus. En revanche, son effet mat atténue assez bien la sensibilité aux traces de doigts.
On y retrouve le module photo, composé de quatre éléments, le flash ayant été déporté à l’extérieur du bloc. Autre différence avec le Xiaomi 15T : les bords du chanfrein ne sont plus biseautés, mais plats – comme sur le Xiaomi 17T Pro.

En façade, on retrouve donc une dalle plus petite que sur le Xiaomi 15T (6,59 pouces contre 6,83). Le poinçon pour la caméra selfie – et le déverrouillage par reconnaissance faciale – demeure centré. Le capteur d’empreintes situé sous l’écran est plutôt efficace, même s’il aurait mérité d’être placé un peu plus haut.

Côté résistance, l’écran est protégé par une plaque de Corning Gorilla Glass 7i et le Xiaomi 17T est certifié IP 68, comme son grand frère et son prédécesseur.
Passons désormais au volet logiciel. Le Xiaomi 17T tourne sous HyperOS 3.0, la surcouche de la marque basée sur Android 16 – que nous avons déjà rencontrée lors de nos précédents tests de smartphones signés Xiaomi, tels que le 17 Ultra ou le Poco F8 Ultra.
Comme on l’a vu avec le Xiaomi 17T Pro, on retrouve les us et coutumes de l’interface de Xiaomi, moyennant quelques réaménagements – le widget météo a été déplacé, tout comme la barre de recherche Google par rapport à la version de l’OS que nous avions sur le Xiaomi 17. Autrement, nous sommes en terrain connu : double écran d’accueil, panneau de notifications et de réglages rapides différenciés.
Autre observation familière : la présence d’applications commerciales tierces, mais la pression publicitaire est bien moindre que sur le Redmi Note 15 que nous avons testé en début d’année – un « avantage » de l’écosystème « premium » de Xiaomi avec lequel flirte le 17T. On retrouve les habituels Facebook, Instagram et Netflix directement sur la seconde page, les huit autres étant confinées dans un dossier « Plus d’applications ».
Puisque c’est désormais un passage obligé, évoquons l’IA au sein du Xiaomi 17T. Contrairement à d’autres constructeurs où elle est un véritable argument de vente, cette technologie n’est pas trop intrusive au sein de l’écosystème Xiaomi. D’aucuns trouveront que c’est peut-être là qu’est l’argument de vente aujourd’hui. Quoi qu’il en soit, le Xiaomi 17T n’est pas pour autant dénué d’IA. On y retrouve le sempiternel Gemini comme assistant personnel, la génération de fonds d’écran dynamiques, des outils de retouche photo, de traduction, d’aide à la rédaction ou encore à la création.
Côté longévité, le Xiaomi 17T fait moins bien que son grand frère : il bénéficiera de cinq ans de mises à jour Android (contre 6 pour la version Pro) et de six ans de patches de sécurité.
Écran, performances, batterie
Le Xiaomi 17T dispose d’une dalle AMOLED de 6,59 pouces avec définition à 1,5K et un taux de rafraîchissement maximal de 120 Hz (contre 144 Hz pour la déclinaison Pro). Ce taux d’actualisation peut être remplacé par un taux à 60 Hz afin de gagner en autonomie.

Passons maintenant à la colorimétrie de l’écran du Xiaomi 17T : elle est excellente. Le terminal offre deux schémas colorimétriques : Couleur original PRO et Vif. Le premier est celui proposé par défaut et c’est tant mieux : c’est celui le plus équilibré. Notre fidèle sonde a en effet enregistré un gamma moyen parfait (2,2) et un excellent delta E moyen de 1,6 pour ce profil.
Avec ses 6 691°, son blanc s’approche du blanc pur et sa température moyenne de 6 699° est elle aussi proche de la mesure de référence – à savoir 6 500°. La dalle tire donc un peu vers le bleu, mais c’est imperceptible à l’œil. L’écran conserve sa compatibilité Dolby Vision et HDR10+.
Le Xiaomi 17T profite également d’un écran très lumineux. Si la marque promet une luminosité maximale de 3 500 nits, voyons voir ce que cela donne avec notre sonde. Notre appareil a mesuré une luminosité manuelle maximale d’environ 631 nits. C’est déjà très bien, mais avec le Mode lumière du soleil (un boost pour l’usage en extérieur), elle est grimpée à 833 nits. C’est plus que confortable pour profiter de son appareil, même en plein soleil.
Avec le Xiaomi 17T, la marque chinoise mise sur le confort oculaire avec sa technologie Xiaomi EyeCare Shield qui se manifeste sous la forme d’une option « Mode confort des yeux », qui ajuste automatiquement les couleurs selon les heures et les applications.
Passons désormais aux performances. Sous le capot, le Xiaomi 17T embarque un processeur MediaTek Dimensity 8500-Ultra, accompagné de 12 Go de RAM physique – auxquels s’ajoutent 6 Go de mémoire virtuelle. S’il ne s’agit pas d’un monstre de puissance, ce SoC s’en sort plutôt bien. Disons-le, ses performances sont en-deçà de celles d’un Honor 600 Pro (Snapdragon 8 Elite), d’un iPhone 17e (A19) ou encore d’un Galaxy S25 FE (Exynos 2400). En revanche le Xiaomi 17T sait rivaliser avec le Google Pixel 10 et son processeur Tensor G5, qui est un peu moins équilibré (notamment au niveau du GPU).
Malgré la présence du système de refroidissement de la marque, le Xiaomi 3D IceLoop System, la stabilité des performances du Xiaomi 17T n’a rien d’exceptionnelle d’après les résultats des benchmarks 3D Mark. En revanche, elle reste correcte et surtout équilibrée : qu’importe le stress test subi par le terminal, elle est comprise entre 61,7 % et 70,5 %.
Dans les faits, la gestion des performances est satisfaisante. Et puisque nous parlions à l’instant de système de refroidissement, parlons de la chauffe : le Xiaomi 17T la gère, là aussi, plutôt bien – on peut sûrement remercier le cadre en plastique et le dos composite qui aident à sa diffusion. Poussé dans ses retranchements, l’appareil atteint tout de même les 48° C sur la dalle et l’arrière du smartphone (au niveau du processeur), un plafond qui reste plutôt raisonnable.

Dans les faits, le Xiaomi 17T est donc largement suffisant pour un usage quotidien, et même lors d’une session de multitâche intensif, il ne souffre d’aucun ralentissement. C’est plutôt si vous êtes un joueur invétéré qui apprécie pousser les curseurs graphiques au maximum que vous pourriez vous retrouver un peu freiné. Par exemple, pour profiter de l’expérience de jeu la plus fluide possible sur un jeu aussi gourmand que Genshin Impact, mieux vaut opter pour du 60 fps mais baisser un peu la qualité des graphismes. Pour résumer : sur les performances, le Xiaomi 17T est là encore un bon compromis.
Et il l’est également au niveau de l’autonomie. Si elle n’est pas exceptionnelle comme sur la version Pro, elle n’en reste pas moins très satisfaisante. Le test PCMark, qui simule un usage mixte (bureautique, navigation web, streaming, édition…), a fait atteindre au terminal les 20 % de batterie au bout de 17 h 43 d’utilisation en continu – ce que l’on peut traduire par un peu plus de deux jours d’utilisation standard. À titre de comparaison, le Galaxy S25 FE atteignait seulement les 11 heures 45, l’iPhone 17e la journée et demie et le Honor 600 Pro les 17 heures 20. Le Google Pixel 10, lui, est allé chercher les 20 heures 21.
Pour atteindre cette endurance, le Xiaomi 17T embarque une batterie à la capacité de 6 500 mAh, contre 7 000 mAh pour la déclinaison Pro. Et contrairement à son grand frère, il n’est pas compatible avec la charge sans fil. Sa vitesse de charge maximale est, elle aussi, moindre : 67 W contre 100 W. Nous n’avions pas de chargeur Xiaomi 67 W sous la main cette fois-ci, alors nous nous sommes contentés d’une charge rapide. Le terminal a mis un peu plus d’une heure et demie pour passer de 0 à 100 % de batterie. La promesse de Xiaomi – à savoir une recharge complète en 58 minutes – semble donc cohérente.

Comme la plupart des téléphones aujourd’hui, le Xiaomi 17T propose une fonction de protection de charge déclinée en trois options : Charger complètement, Protection de la batterie (qui arrête le chargement à 80 % avant de le reprendre pour une charge complète à l’heure prévue) et Charge intelligente (qui apprend de vos habitudes). S’ajoute à cela une option de Chargement intelligent : là, l’appareil ajuste automatiquement la vitesse de charge en fonction de plusieurs critères.
Le terminal dispose aussi d’options pour prolonger l’autonomie. Parmi elles figurent le Mode d’endurance à froid ou encore la Vérification batterie, qui met en lumière les applications avec une consommation d’énergie élevée et vous suggère des actions automatiques pour récupérer de précieuses minutes de batterie.
Photos, vidéo et audio
Passons maintenant à la partie censée être le véritable atout du Xiaomi 17T : la photo. Et avec cette nouvelle génération, la marque chinoise mise sur le téléobjectif 5x intégré aux terminaux. Elle entend transcender les usages du zoom, de sorte qu’il s’adapte à tous les scénarios (macrophotographie, portraits…). Elle a même surnommé le Xiaomi 17T le « maître du téléobjectif ».
Mais l’appareil dispose d’une configuration photo complète, la voici :
- Capteur grand angle Leica de 50 MP avec une ouverture de f/1.7 et stabilisation optique
- Capteur ultra grand angle Leica de 12 MP avec une ouverture de f/2.2
- Téléobjectif périscopique Leica de 50 MP avec une ouverture de f/3.0 et stabilisation optique
- Capteur avant de 32 MP avec une ouverture de f/2.2
Là où le Xiaomi 17T diffère de la déclinaison Pro sur la partie photo, c’est au niveau de la taille de la caméra principale et du capteur : sur le premier il s’agit d’un Light Fusion 800, sur le second d’un Light Fusion 950 – soit le même que sur le Xiaomi 17 standard.

Mais la comparaison la plus intéressante est celle entre le Xiaomi 17T et le 15T, puisqu’on est sur une montée en gamme du téléobjectif. Alors que la longueur focale de celui du Xiaomi 15T était de 46 mm, celle du 17T est de 115 mm. En revanche, on y perd en ouverture (et donc en luminosité) : f/3.0 pour le 17T, contre f/1.9 pour le 15T. Mais voyons ce que donne la configuration du Xiaomi 17T sur le terrain.
Avant cela, un petit mot sur la partie logicielle : la série Xiaomi 17T inaugure une nouveauté bienvenue, le Leica Live Moment – l’équivalent Xiaomi x Leica des Live Photos d’Apple. Et il s’accompagne d’outils, comme le Live Collage, le Leica Live Moment Watermark et le partage entre les plateformes. Le smartphone vient aussi nous guider lorsqu’il estime que c’est nécessaire, afin de nous suggérer les meilleurs modes à utiliser selon lui.
La photo, donc. Intéressons-nous d’abord au capteur principal. Il livre des clichés de très bonne qualité. Les couleurs sont naturelles, à condition d’opter pour le profil Leica Authentique et non Vibrant, qui a tendance à saturer les couleurs. La plage dynamique est large : les photos offrent un bon niveau de détails dans les zones sombres et les blancs ne sont pas brûlés. Le piqué est lui aussi très bon, notamment sur les textures comme le feuillage ou le bois : les nervures et rainures de l’un et l’autre sont fidèlement restituées.


En conditions nocturnes, ses résultats sont très convaincants. Après, avec mode nuit ou sans mode nuit, tout dépend de vos préférences. Sans mode nuit, le rendu est davantage naturel ; en revanche, on perd un peu plus en détail. Avec le mode nuit, les couleurs sont un peu moins « authentiques », mais c’est au prix d’une meilleure précision dans les détails.

Place à l’ultra grand angle désormais. Les résultats qu’il livre sont perfectibles. Comparé à la qualité des deux autres capteurs du bloc photo, le contraste devient presque saisissant. En journée, ses clichés sont exploitables et la colorimétrie avec le capteur principal est plutôt correcte. Mais il est moins lumineux et sa plage dynamique moins bonne – surtout aux extrémités des photos. On perd en détail et en netteté. Un petit effet de distorsion est présent, mais il n’est pas plus catastrophique que chez la concurrence.

Ses faiblesses sont inéluctablement accentuées en soirée, et souvent malgré le mode nuit : les clichés sont sombres et le traitement logiciel procède à un lissage excessif, qui renforce l’effet de flou. Sans mode nuit, vous pouvez l'oublier totalement. Amputé du mode macro, son rôle se réduit finalement à la prise de vue de bâtiments ou de paysages qui ne rentrent pas dans le cadre du capteur principal.

Passons maintenant à l’analyse des clichés pris avec le capteur selfie. En journée, ils sont plus que convaincants, notamment en termes de gestion du piqué : apparaissent le grain de peau et les petites rougeurs, les poils des sourcils et les variations de teintes de l’iris sont bien restitués…

En soirée, on perd en netteté et en détail. Le mode nuit et le mode lumière annulaire – qui simule un effet Ring Light autour de l’écran – sont de circonstances pour des clichés honorables. Sans mode nuit, le flou gagne fortement du terrain, même avec la lumière annulaire. Avec mode nuit mais sans lumière annulaire, les couleurs sont fades et vous donnent un teint blafard. Sans les deux, les clichés sont inexploitables. En conditions nocturnes, mieux vaut donc utiliser la caméra principale pour réaliser des autoportraits.

Un mot sur le mode portrait. Pour en réaliser, peuvent être sollicités le capteur principal, le téléobjectif ou le capteur selfie. Avec les deux premiers, le résultat est excellent. Le détourage est bien réalisé, absolument pas artificiel : le smartphone parvient à gérer les mèches de cheveux rebelles avec une très belle précision. L’effet de bokeh est également très bien géré, avec un effet de flou progressif – qu’il est possible de modifier, même après la captation. Le piqué est lui aussi très bon.

Pour des couleurs naturelles, mieux vaut utiliser le mode portrait Leica que celui Portrait principal : ce dernier est, à l’instar du mode Leica Vibrant, adepte de la saturation.

Bien que la qualité soit moindre que sur le capteur principal, mode Portrait est aussi très bon avec le capteur selfie, pour les mêmes arguments : précision, netteté, piqué et bokeh bien géré.

Nous avons gardé la pierre angulaire du Xiaomi 17T pour la fin de cette partie photo : le téléobjectif 5x. Il offre des clichés d’une grande qualité en 5x – bien qu’ils perdent un peu en détail par rapport au zoom 2x du capteur principal (qui est très bon, au demeurant). Si la cohérence colorimétrique avec le capteur principal est correcte, les teintes perdent en intensité.

En 10x, les résultats restent encore très honorables. En 20x, cela dépend : le bruit numérique et le traitement logiciel prennent parfois trop le pas.

C’est également au téléobjectif lui que revient la charge des macros. En journée, il s’en sort très bien : le sujet est remarquablement mis en avant grâce au piqué et au flou. S’il s’agit d’une fleur, on observe distinctement les pistils, les grains de pollen, la texture des pétales et même le trichome de la tige. En soirée, on peine à prendre des résultats totalement nets, ce qui le rend moins intéressant.


Abordons maintenant la partie vidéo. Avec le module photo arrière, la captation vidéo peut se faire jusqu’en 4K à 60 fps. Le capteur selfie, lui, n’accepte l’enregistrement en 4K qu’à 30 fps. La stabilisation est plutôt efficace dans l’atténuation des mouvements inhérents à l’absence de trépied. Les zoom 2x et 5x sont plutôt bons, mais le zoom numérique 10x et 15x n’offrent pas un résultat n’est pas très intéressant. En soirée, le bruit et les reflets s’invitent sur la captation : mieux vaut rester en 1x et oublier l’ultra grand angle.
Concluons avec le volet audio. C’est l’un des bémols du Xiaomi 17T : surtout en mode paysage, on observe un problème de spatialisation induit par le déséquilibre entre le haut-parleur principal (situé sous le smartphone) et le secondaire. L’expérience proposée est donc correcte, mais elle n’a rien d’exceptionnelle. C’est toutefois suffisant pour un usage standard.

Se doter d’un casque ou d’écouteurs peut toutefois être une bonne idée pour s’immerger dans un film de la manière la plus optimale. Ça tombe bien, le Xiaomi 17T est non seulement compatible avec Dolby Atmos, mais également avec le Bluetooth 6.0 et plusieurs codecs audio – nous avons pu le tester avec les JBL Live Flex 4, dont notre test complet sortira bientôt.
Alors, on achète ?
Le Xiaomi 17T est un smartphone équilibré. Face à ses rivaux, il n’est peut-être pas le plus puissant, mais il n’est pas en dernière position non plus. Surtout, il est largement suffisant pour un usage standard, même si vous excellez dans l’art du multitâche. Son autonomie est aussi très satisfaisante.
Alors oui, il n’est pas parfait. L’asymétrie de ses haut-parleurs le dessert, tout comme son capteur ultra grand angle à l’utilité presque anecdotique et qui tranche avec la qualité des deux autres capteurs dorsaux. Et contrairement à la gamme Xiaomi (haut de gamme), il n’est pas « maître de la nuit ».

On pourrait aussi regretter ses matériaux moins « premium », mais leurs avantages gomment cette « déception ». Aussi, son design repensé fait office de bon compromis pour ceux qui préfèrent les formats plus « raisonnables » – et sa prise en main est très agréable.
Mais il n'en reste pas moins un très bon smartphone sur son créneau. Malgré l’inflation qui peut le rendre, sans promotion, un peu moins pertinent que le 15T, le Xiaomi 17T est l’un des smartphones dotés d’un téléobjectif les moins chers – avec le Realme 16 Pro+, proposé en 12+512 Go au prix public conseillé de 599,99 euros. Et c’est peut-être même le moins cher avec un téléobjectif 5x. Alors si la photographie est l’un de vos critères principaux, le Xiaomi 17T est un excellent candidat.








