Après le Xiaomi 15 Ultra qui se présentait comme l’excellence photographique, la marque chinoise revient avec le Xiaomi 17 Ultra. Sa promesse ? Être le « maître de la nuit ». Si la photo est son argument de vente ultime, l’appareil est surtout le modèle le plus haut de gamme des smartphones premium de Xiaomi. Est-il à la hauteur de son titre ? Nous l’avons testé pour vous.

Déjà avec le Xiaomi 15 Ultra, la marque chinoise entendait proposer le meilleur photophone du marché en flirtant avec une qualité digne d’un appareil professionnel. La promesse étant déjà grandement tenue, on pouvait dès lors se demander : qu’est-ce que Xiaomi pourrait bien nous réserver pour faire encore mieux ?
Le Xiaomi 17 Ultra apporte la réponse. Premièrement, il incarne le renforcement du partenariat entre Leica et Xiaomi. Surtout, il abandonne son module photo composé de quatre capteurs (trois de 50 Mp et un de 50 Mp), au profit d’un téléobjectif de 200 Mp avec distance focale variable équivalente de 75-100 mm. Et ce ne sont pas les seules améliorations introduites par ce terminal. Pour autant, mérite-t-il son titre de maître de la nuit autoproclamé ? C’est ce que nous allons voir.
Prix et disponibilité
Le Xiaomi 17 Ultra est d’ores et déjà disponible sur le site de la marque dans trois coloris : blanc, noir et vert étoilé, mais également chez les revendeurs partenaires. Voici les prix affichés sur la boutique de Xiaomi :
- 16 Go + 512 Go : 1 503 euros
- 16 Go + 1 To : 1 703 euros
Ainsi, le constructeur a su garder le cap face à la crise de la RAM : les prix affichés du Xiaomi 17 Ultra sont identiques à ceux de son prédécesseur, le Xiaomi 15 Ultra – pour rappel, il n’y a pas eu de série Xiaomi 16, la marque ayant décidé de sauter ce nombre pour se calquer sur la numérotation exercée par Apple.
Notons que Xiaomi propose plusieurs offres de lancement. La première concerne les remises immédiates : 100 euros jusqu’au 31 mars 2026 et un bonus reprise jusqu’à 200 euros. La seconde court jusqu’au 30 juin (et dans la limite des stocks disponibles) : pour tout achat d’un Xiaomi 17 Ultra, un pack photo pro d’une valeur de 199 € vous est offert.
Dans la boîte, un câble de charge est fourni, ainsi qu’une coque transparente – il ne faudrait tout de même pas cacher le coloris vert étoilé.

Design et interface
Pour vérifier si le Xiaomi 17 Ultra vaut son prix, intéressons-nous d’abord à son design. Ce qui saute aux yeux, c’est immanquablement l’imposant bloc photo. Par rapport à son prédécesseur, il a été repositionné et rendu plus compact. Il est toujours encerclé par une bague crantée – inamovible –, mais elle aussi a connu quelques ajustements : plus discrète, l’aspect dentelé a été déporté au plus près du dos.
Aussi, le constructeur mise sur un design 100 % plat cette année, même au niveau des bords – pour correspondre aux codes esthétiques de Leica, mais aussi pour répondre aux dernières tendances de l’univers des smartphones (il n’y a qu’à voir le Google Pixel 10a). Le cadre est en alliage d’aluminium, le dos en fibre de verre. Notons que le smartphone bénéficie toujours d’une certification IP68 contre la poussière et les éclaboussures.

L’appareil a subi une cure d’amincissement : il mesure 8,3 mm d'épaisseur, contre 9,4 mm pour le 15 Ultra et pèse 218,4 g (219 g pour le vert pailleté) contre 229 g. En revanche son écran connaît une poussée de croissance : 6,9 pouces, contre 6,73 pour son prédécesseur. Le Xiaomi 17 Ultra est donc le plus léger et le plus fin des modèles Ultra de la marque à l’heure où nous rédigeons ces lignes.
Cette année, Xiaomi a troqué le bouton volume d’un seul tenant (que l’on retrouve toujours sur le modèle 17 classique) pour deux boutons ronds : un « + » et un « – », que d’aucuns pourront trouver (trop) petits. L’emplacement pour la carte SIM est situé sous le smartphone, à gauche du port USB-C. C’est à droite du port que se trouve les haut-parleurs. Si, contrairement au Leica Leitzphone powered by Xiaomi, le 17 Ultra ne possède pas la légendaire pastille rouge à l’arrière, il arbore toujours son étiquette Ultra dans son coin haut à gauche.

La prise en main est agréable – notamment grâce aux courbes Golden Arc – et elle l’est peut-être même plus qu’avec le 15 Ultra. Il conviendra toutefois de rester vigilant, malgré ces améliorations, lors de l’utilisation à une main ou si vous possédez de petites mains : le module photo titanesque induit inéluctablement un déséquilibre au niveau du poids, mais c'est plutôt bien maîtrisé.
Notons que le smartphone a perdu de sa singularité esthétique cette année : exit la coque bicolore divisée en deux (aluminium et similicuir), le Xiaomi 17 Ultra renoue avec un look uni plus classique, moins « Leica » peut-être (probablement pour laisser toute sa place au Leitzphone). Seul le vert étoilé apporte un petit côté original à côté des incontournables coloris noir et blanc. Avec la tendance des modules photo ronds protubérants, que l’on retrouve par exemple sur le Honor Magic8 Pro, il est plus difficile de se dire au premier coup d’œil : « Tiens, ça c’est LE Xiaomi 17 Ultra ! »

Le Xiaomi 17 Ultra tourne sous la dernière version de la surcouche de Xiaomi basée sur Android 16 : HyperOS 3. Elle est fluide et plutôt intuitive. Sur l’écran d’accueil, plusieurs « pourriciels » demeurent, comme Amazon Music ou AliExpress, mais il est facile de s’en débarrasser – surtout, ils sont confinés dans un dossier dédié intitulé « Plus d’applications ». À côté de ça, la suite Google est la bienvenue – bien qu’elle fasse parfois doublon avec certaines applications natives, desquelles on peut se détourner facilement.
Au niveau de l’IA, Xiaomi semble être un bon compromis entre ni trop, ni trop peu. HyperOS 3 intègre Gemini, mais aussi HyperAI, sa propre solution. On retrouve cette dernière dans l’application Notes par exemple, avec des suggestions de contenus ou des réécritures. L’application Galerie en profite également pour l’édition photo, avec diverses fonctionnalités comme « Embellir IA » ou celles de l’onglet « Créer », qui permettent d’étendre la photo artificiellement, d’effacer ou de détourer des éléments, de créer un bokeh, ou encore d’ajuster le ciel à votre convenance.
Notons que Xiaomi assure 5 ans de mises à jour système et 6 ans de mises à jour de sécurité : c'est bien, mais c'est toujours moins que les 7 ans offerts par Samsung.
Écran, performances et batterie
Poursuivons maintenant avec l’écran. C’est sous la dalle que se trouve le capteur d’empreinte, et il est plutôt bien placé. Quant à la caméra selfie de 32 Mp, elle se trouve dans le poinçon, centré en haut de l’écran – c’est elle qui permet le déverrouillage par reconnaissance faciale. Pour la protection contre les rayures, Xiaomi va encore plus loin avec le 17 Ultra : elle a amélioré son propre traitement, le faisant passer du Xiaomi Shield Glass 2.0 au 3.0, qui promet jusqu’à 30 % de résistance aux chutes en plus par rapport à son prédécesseur.
Mais ce n’est pas la seule amélioration dont a bénéficié l’écran : c’est sur le Xiaomi 17 Ultra qu’une nouvelle technologie maison, le Xiaomi HyperRGB, fait ses premiers pas. Elle permet d’avoir des couleurs plus riches, une meilleure netteté, mais également une optimisation énergétique – et cela se retrouve au niveau de l’autonomie, on va le voir.

Le taux de rafraîchissement dynamique (LTPO) de cette dalle OLED M10 peut varier entre 1 et 120 Hz selon les contenus consommés, ce qui participe, encore une fois, de l’autonomie impressionnante du Xiaomi 17 Ultra. Ça, c’est pour l’aspect technique. Mais qu’en est-il de la luminosité et de la colorimétrie ? Elles sont excellentes – mais nous n’en attendions pas moins d’un appareil de cette gamme de prix. Voici le détail. Si le constructeur promet jusqu’à 3 500 nits en pic sur 25 % de la surface de l’écran, obtenir un tel taux nécessite de rassembler de nombreuses conditions précises. Notre sonde, elle, a mesuré 645 nits en mode manuel lorsque la luminosité est à 100 %. C’est un très bon score qui garantit une utilisation du smartphone en extérieur sans trop de difficulté.
Le Xiaomi 17 Ultra propose deux schémas de couleur : Couleur original PRO et Vif. C’est le premier que nous avons choisi pour tester la colorimétrie de l’écran, puisqu’il est celui qui proposes les couleurs les plus fidèles à la réalité. Et pour cause, la colorimétrie est excellente : notre sonde nous a permis de mesurer un Delta E moyen d’1,5, ainsi qu’un gamma moyen de 2,2 avec une bonne homogénéité. Pour la température moyenne, elle est de 6 883 et dépasse ainsi de seulement 383° celle considérée comme parfaite – c’est donc une très bonne mesure. Le blanc est aussi très bon, avec une température de 6 793. On retiendra donc une tendance à tirer un peu sur le bleu – bien que cette différence soit invisible à l’œil nu.
Sous le capot, le Xiaomi 17 Ultra embarque le SoC phare du moment, un monstre de puissance : le Snapdragon 8 Elite Gen 5, accompagné de 16 Go de mémoire vive physique. Ce processeur, nous avons déjà eu l’occasion de le tester plusieurs fois : avec le OnePlus 15, le Realme GT 8 Pro, le RedMagic 11 Pro, mais également le Honor Magic8 Pro. Quel que soit le modèle, la puce tient sa promesse : elle est extrêmement puissante. Et le Xiaomi 17 Ultra n’est pas une exception.
Mais alors, quelles sont ses performances si on le compare avec ses concurrents ? Le flagship de Xiaomi n’est pas sur la première marche du podium, mais il n’est pas non plus sur la dernière. En effet, il dépasse constamment le OnePlus 15 (sauf pour un seul benchmark) – ce qui est un véritable argument pour les joueurs. Il est devant le Realme GT 8 Pro, mais seulement pour les tests de Geekbench. Autrement, il est constamment derrière le RedMagic 11 Pro et est plusieurs fois au coude à coude avec le Magic8 Pro de Honor – ce dernier prenant toutefois l’avantage plus souvent.

Ça, ce sont les benchmarks. En pratique, nous avons pu jouer au gourmand Genshin Impact à 60 FPS pendant 15 minutes, sans aucun ralentissement. Dernier point : la chauffe. La Xiaomi 17 Ultra la gère plutôt très bien. Après notre session de jeu, la température maximum mesurée avec notre caméra thermique était 38,3° sur le dos et 37,7° sur les tranches. Soumis à un test de torture 3D mark, la température de l'appareil peut monter à 51° (dos et écran). C'est tout de suite moins agréable (voire supportable), mais c'est tout à fait normal dans ces conditions qui n'ont rien d'habituelles.

Mais il y a un domaine dans lequel le Xiaomi 17 Ultra bat à plates coutures le RedMagic 11 Pro : c’est l’autonomie. Malgré sa cure d’amincissement, le Xiaomi 17 Ultra opère un bond côté batterie avec 6 000 mAh – contre 5 410 pour son prédécesseur. Notons toutefois que sa capacité est moindre, en comparaison avec la version chinoise qui profite de 6 800 mAh. Passons.
Quelle endurance pour un tel accumulateur ? Selon le test réalisé avec PCMark qui simule un usage quotidien (réseaux sociaux, édition photo et vidéo, streaming, bureautique, navigation web…) et s’arrête à 20 % : l’autonomie continue du Xiaomi 17 Ultra serait de 19 heures 42 minutes. On peut traduire cette indication par, environ, 2,5 jours standard.
Cela reste moins que l’autonomie du OnePlus 15 (29 heures 52) et que celle du GT 8 Pro (22 heures), mais ça reste impressionnant. Cela peut s’expliquer, notamment, grâce à sa dalle moins énergivore et son système de refroidissement repensé.
Mais une batterie, aussi endurante soit-elle, a inéluctablement besoin d’être rechargée. Le Xiaomi 17 Ultra est compatible avec une charge rapide filaire 90 watts et une charge rapide sans fil 50 watts. Nous nous sommes donc munis d’un chargeur Xiaomi 90 watts pour voir en combien de temps le Xiaomi 17 Ultra pouvait passer de 0 à 100 %. Résultat : 50 minutes. Voici tout de même quelques étapes intermédiaires :
- 10 min : 26 %
- 20 min : 49 %
- 30 min : 70 %
- 40 min : 89 %
- 50 min : 99 %

Comme sur la Xiaomi Pad 8, puisque les deux appareils partagent la même surcouche, plusieurs solutions sont proposées sur le Xiaomi 17 Ultra pour soigner la batterie. Cela passe par les suggestions d’actions à sélectionner pour prolonger l’autonomie, mais également par différentes « protections de charge ». Notons enfin que ce modèle est compatible avec la recharge inversée 22,5 W.
Photo, vidéo et audio
C’est la partie principale de ce test, puisque c’est sur celle-ci que réside la promesse du Xiaomi 17 Ultra : la photo. Après l’excellence photographique (Pinnacle photography), voici le maître de la nuit (Master of night) autoproclamé. Mais le Xiaomi 17 Ultra est-il le meilleur photophone du marché à l’heure actuelle ? C’est ce que nous allons vérifier.
Sur cette itération, comme sur les précédentes, Xiaomi a collaboré avec Leica. Toutefois, leur partenariat a été renforcé avec la série Xiaomi 17 : il ne s’agit plus seulement de conception des lentilles et de traitement de l’image, mais également d’une expérience encore plus poussée au sein du produit. Aussi, Xiaomi collabore avec des photographes, avec lesquels ils font régulièrement des points quant à leurs retours. L’un d’eux, Fabien Ecochard, nous expliquait : « L’enjeu, c’est de faire quelque chose de suffisamment fort techniquement pour que l’utilisateur n’ait plus besoin de se soucier de l’aspect technique afin qu’il puisse laisser libre cours à sa créativité. » Mais concrètement, qu’est-ce que ça donne ?
Voici les détails :
- Principal : capteur 50 Mp, ouverture f/1.67, Light Fusion 1050L
- Grand-angle : capteur 50 Mp, f/2.2
- Téléobjectif : capteur 200 Mp, ouverture f/2.39-2.96
- Selfie : capteur 50 Mp, ouverture f/2.2
Notons d’abord que l'appareil inaugure un capteur principal est un Light Fusion 1050L d’un pouce, le L étant pour LOFIC, ce qui signifie, grosso modo, que la plage dynamique est ultra étendue : elle laisse pénétrer davantage de lumière, ce qui permet une meilleure gestion du contraste en haute et basse lumière – nous allons le voir. Aussi, le niveau de détails est phénoménal : prenons la photo ci-dessous, prise en zoom 1x. Lorsque l'on zoome dessus, on voit jusqu'au crochet de la langue du chat.

Nous nous devions de tester le mode Leica Vibrant, alors voici ce que cela donne (cliché ci-dessous). Comme son nom le suggère, les couleurs sont plus vives, davantage saturées. Cette photo apporte aussi un éclairage sur le capteur principal d’un pouce : il est capable de produire un véritable flou optique, comme le montre les fleurs au premier plan, alors que le piqué de la structure métallique blanche en arrière-plan est aussi propre.

En journée, rien à dire sur le mode portrait : c’est extrêmement propre ! Le bokeh est beau : la transition entre le visage et l’arrière-plan est douce, on n’a pas cette impression de « découpage » comme on aurait avec un photomontage, en témoignent la définition des petits cheveux rebelles. Le piqué aussi est impressionnant : la netteté des yeux, l’authenticité de la peau, la texture du velours côtelé de la chemise… Le Xiaomi 17 Ultra a préservé leur aspect naturel. Côte colorimétrie : on y est aussi, le rendu est équilibré et ce malgré l’éclairage tamisé et complexe de la pièce – dû à une pluralité de sources lumineuses.
Le capteur selfie en journée offre lui aussi un très beau résultat, notamment en termes de piqué : on n’a pas de lissage de peau intempestif (les petites « imperfections » de la peau comme les rougeurs sont préservées), les boucles sont bien définies, la netteté du visage est excellente, tout comme celle de la texture du vêtement. Le bokeh est peut-être un peu moins beau que sur le capteur principal, mais c’est du chipotage à ce stade.

Analysons les résultats de l’ultra grand-angle. Ce qui est le plus difficile à maîtriser avec ce type de cliché, c’est la distorsion. Or le Xiaomi 17 Ultra s’en sort comme un chef : sur la photo ci-dessous, il y a très peu d’effet fisheye. Le piqué est aussi un atout : il est bon au centre (là où a été faite la mise au point) et il reste plus que correct sur les bords – là où on a tendance à avoir du flou avec les ultra grands-angles. La texture « peinture sur muret » est également bien traduite, les couleurs sont vives (comme dans la réalité) sans être saturées. Seul petit bémol peut-être, le léger effet de vignettage – mais qui ne choque pas avec un mode Leica Authentique.

Intéressons-nous désormais au téléobjectif 75-100 200 Mp : il est stupéfiant, grâce à son nouveau zoom mécanique optique permettant une qualité continue entre 75 et 100 mm, ce qui change la donne puisque ce n’est plus à un algorithme de reconstruire la qualité de l’image.

Il offre donc un magnifique bokeh et un piqué de haute voltige, nous en voulons pour preuve les photos ci-dessous. Sur la première, la netteté de la lune est bluffante, sur la deuxième l’orange est parfaitement isolée, tout comme les détails de sa peau sont parfaits (on pourra juste relever l’effet « peinture » sur le feuillage à certains endroits, mais c’est le jeu de la mise au point, surtout avec ce zoom), et, sur la troisième, la texture du verre des globes est impressionnante.



Et on peut aller encore plus loin avec une longueur focale équivalente 487 mm. Alors évidemment, on perd en netteté et le contraste est plus appuyé, de manière un peu moins élégante. Mais le résultat avec un smartphone reste tout bonnement impressionnant.

Le mode 200 Mp de l’application Appareil photo est lui aussi phénoménal : il suffit de regarder la précision et la richesse des détails de la façade (pierre, motif, stries des volets) pour s’en rendre compte.

Passons maintenant à la promesse principale du Xiaomi 17 Ultra : être le maître de la nuit. Il y a du très bon. D’abord, les photos rendent justice à l’atmosphère nocturne, l’algorithme ne tente pas de transformer la nuit en jour : l’obscurité du ciel est respectée, tout en proposant des ombres nettes et des informations lisibles comme le texte sur le panneau.

Le mode nuit s’active automatiquement lorsque le smartphone décrète qu’il est nécessaire, mais il est toujours possible de le désactiver. En général, il apporte plus de netteté au cliché.

Même la nuit le téléobjectif est exaltant, tant le niveau de détails est fou – comme le montre le rendu des toiles d'araignée sur le lampadaire ci-dessous.

Sur la prise de vue de nuit, le résultat de l’ultra grand-angle est là aussi bluffant. En témoigne la photo ci-dessous : l’effet de halo des lampadaires est bien maîtrisé, la distorsion contrôlée, la stabilisation impressionnante (1/5e de seconde), l’obscurité respectée (le ciel est vraiment noir), la texture du pavage à travers le projecteur au sol préservée. Seule petite remarque : la perte de précision sur les bords de l’image, liée à la basse lumière.

Personne n’est parfait, pas même le Xiaomi 17 Ultra. Voici quelques bémols – rien de dramatique, mais lorsque l’on s’autoproclame maître de la nuit, il faut s’assurer d’être irréprochable. Désamorçons tout de suite : parmi les éléments suivants, rien de rédhibitoire, mais il convient tout de même de les mentionner. Premièrement, une petite sensibilité aux reflets (et donc les effets de halo) sur les sources lumineuses directes (lampadaires, phares de voiture). Aussi, côté caméra selfie, on s’est retrouvé plusieurs fois avec des photos un peu floues – il faut vraiment maintenir la pause.

La vidéo profite elle aussi des améliorations liées aux capteurs, de quoi ravir les réalisateurs amateurs. Le Xiaomi 17 Ultra dispose d’un mode cinématographie en direct, prend en charge des vidéos en 8K à 30 images par seconde. Pour la 4K, cela monte à 60 / 120 FPS. Et il est également compatible Dolby Vision. Une précision tout de même, préférez zoomer à la main plutôt que de passer d'un objectif à l'autre pendant l'enregistrement, afin d'éviter les « sauts » et conserver davantage de fluidité et une meilleure cohérence des couleurs.
Côté audio, les deux haut-parleurs stéréo du Xiaomi 17 Ultra sont très puissants, équilibrés et efficaces : le volume monté à 100 %, ils ont presque atteint les 100 décibels – de quoi assurer un peu d'ambiance dans la pièce. À ce volume, le son grésille parfois un peu, mais rien de dramatique. Les basses sont bien audibles, même si le smartphone tire parfois vers les aigus. Aussi, l’appareil est certifié Dolby Atmos. En résumé, le volet son du Xiaomi 17 Ultra est plus que satisfaisant pour les usages qui lui sont inhérents.

Alors, on achète ?
Disons-le tout de suite : le Xiaomi 17 Ultra est un excellent photophone – qui n’oublie pas pour autant sa vocation première de smartphone haut de gamme : c’est un appareil puissant, à l’autonomie impressionnante.
Son atout majeur reste évidemment son volet photo, du fait de la qualité quasi professionnelle des clichés qu’il produit. Cela a pour effet de vraiment donner envie de le sortir de sa poche, que ce soit pour capturer des moments forts ou de simples tranches de vie. Associé au pack Photo pro, il pourrait presque remplacer votre boîtier photo.

Toutefois, il est évident que ce modèle n’est pas fait pour tout le monde. Il est (ultra-)grand – et ultra cher. Ceux qui n’en ont rien à faire de la photo ou qui se contentent de clichés satisfaisants plutôt que de viser l’excellence n’auront aucun intérêt à s’en offrir un. Mais pour les amateurs de photographie qui ont le budget, le Xiaomi 17 Ultra paraît être un juste choix.

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