Fin 2025, Xiaomi lançait deux nouveaux Poco très ambitieux : le F8 Pro et le F8 Ultra. Si le premier jouait la carte du rapport performances / prix à l’image du OnePlus 15R, le second ne voulait pas être qu’un smartphone surpuissant. Il voulait aussi être un smartphone hyper immersif grâce à un caisson de basse signé Bose. Le pari est-il tenu ? Réponse dans ce test complet.
Même si cela occasionnait de vrais problèmes ergonomiques, les haut-parleurs frontaux restent la meilleure configuration pour bien profiter des contenus audio quand on n’a ni casque ni écouteurs. Bien calés dans les bordures autour de l’écran et généralement symétriques, ces haut-parleurs procurent une excellente immersion, en plus d’un son puissant et détaillé. Nous l’avons constaté avec certains Xperia de Sony, mais aussi avec quelques générations des ROG Phone d’Asus.
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Les consommateurs ne voulant plus de bordures autour des écrans de smartphones, les constructeurs ont donc cherché des alternatives pour offrir des haut-parleurs qualitatifs, mais moins visibles. Il n’existe aujourd’hui aucune solution aussi bonne. Il suffit de prendre n’importe quel téléphone actuel : le haut-parleur principal émet le son sur le côté, tandis que le haut-parleur secondaire est vraiment tout petit. Mais Xiaomi a eu une idée, en prenant exemple sur des modèles durcis, comme le Oukitel W33 Pro, par exemple.
Le résultat s’appelle le Poco F8 Ultra, un smartphone orienté performances qui compte non pas deux, mais trois haut-parleurs dans une configuration stéréo 2.1. À l’arrière, vous retrouvez un énorme caisson de basse optimisé par Bose. Est-ce juste un « gimmick » ? Ou est-ce une révolution pour les gamers, avec une immersion visuelle et auditive inégalable ? Voilà quelques questions parmi d’autres auxquelles nous répondrons dans ce test complet.
Prix et date de disponibilité
Le prix public conseillé du Poco F8 Ultra démarre à 833 euros. Cela correspond à une augmentation de 80 euros par rapport au prix de départ du Poco F7 Ultra. Le smartphone se décline en deux versions, la plus chère étant proposée à 903 euros. Celle-ci subit aussi une hausse tarifaire, de 100 euros ici. L’inflation n’étant pas identique entre les deux versions, passer de l’une à l’autre coûte 20 euros plus chère avec le Poco F8 Ultra qu’avec son prédécesseur. Voici les prix et les configurations :
- 12+256 Go : 833 euros
- 16+512 Go : 903 euros
Même à 833 euros, le Poco F8 Ultra était à son lancement l’un des smartphones offrant l’un des meilleurs rapports performances / prix cette année. Il faut dire que la concurrence subit elle aussi une inflation. Le seul téléphone aussi puissant que le F8 Ultra, mais moins onéreux, était le RedMagic 11 Pro, qui passe sous la barre des 700 euros. Parmi les concurrents, vous retrouvez le OnePlus 15R, le Galaxy S25 FE, l’iPhone 17e, le Motorola Edge 70 ou encore le Nothing Phone (3).
Le Poco F8 Ultra est disponible en France depuis décembre 2025. Il s’y décline en deux coloris : noir (notre version) et bleu « denim » très sympa (à regarder et sous les doigts). Dans la boîte, le smartphone est accompagné d’un outil pour ouvrir le tiroir de la carte SIM, d’un câble USB-C vers USB-A ainsi que d’une coque en plastique, opaque et de couleur grise. Sa présence est positive, mais nous l’aurions préféré transparente.
Design et interface
Démarrons ce test en faisant le tour du propriétaire. Le design dru F8 Ultra est assez différent de celui du F7 Ultra. Avec cet énorme module photo horizontal qui barre un petit tiers de son dos, ill se rapproche davantage du Xiaomi 17 Pro Max. Avec cependant une grande différence : il n’y a pas d’écran secondaire à l’arrière. Ce dernier est remplacé par un énorme caisson de basse dont nous aurons l’occasion de reparler dans ce test. Sur ce caisson de basses, vous retrouvez la griffe du partenaire audio de Xiaomi : Bose.
La version « denim » du Poco F8 Ultra est en silicone et imite le toucher d’un jean. La version noire dont nous disposons est plus classique : le revêtement en fibre de verre profite d’une finition mat, insensible aux traces de doigt, est légèrement courbé pour intégrer le module de façon « naturelle ».
La protubérance du module photo est assez marquée, mais elle l’est tout autant qu’un iPhone 17 Pro Max, par exemple. Chaque objectif dépasse aussi indépendamment. Et contrairement à ce qu’il laisse supposer, il n’y a pas quatre, mais trois objectifs photo. La griffe de la marque est visible sur la partie basse du smartphone. Grâce à ce module très large, le téléphone est parfaitement équilibré quand il est posé.
Les tranches sont en aluminium brossé, ici aussi avec un effet mat pour éviter les traces de doigt. Tout autour du téléphone, vous retrouvez les éléments habituels, sans ajout. Il n’y a pas de bouton dédié à l’IA ou de déclencheur photo. En revanche, vous pouvez voir deux sorties pour les haut-parleurs. Celle présente sur la tranche supérieure cache le micro secondaire pour la réduction de bruit active.
À l’avant, le smartphone propose un écran bien plus grand que celui du Poco F7 Ultra. Il atteint 6,9 pouces. Son format est également très légèrement différent, passant du 20/9e au 19,5/9e. Les bordures autour de l’espace d’affichage ne sont pas très larges. Un poinçon est positionné au centre de la bordure supérieure et un lecteur d’empreinte est présent sous la dalle. Sa position n’est ni trop haute, ni trop basse. Une protection supplémentaire contre les rayures est apposée par défaut.
L’augmentation de la taille d’écran a plusieurs conséquences. Le Poco F8 Ultra est plus lourd (+ 6 grammes) et il est plus grand : 3 mm de plus en hauteur et en largeur. Il est cependant plus fin : 7,9 mm d’épaisseur, ce qui explique que le poids reste assez contenu : 218 grammes. Soit autant qu’un Xiaomi 17 Ultra. C’est 15 grammes de moins qu’un iPhone 17 Pro Max. Une fois en main, le Poco F8 Ultra est peu facile à utiliser à une main à cause de ses dimensions. Mais l’objectif de ce téléphone, c’est justement d’être grand.
Une fois le smartphone allumé, nous arrivons sur HyperOS, l’interface de Xiaomi qui succède à MIUI. Elle est numérotée ici 3.0 et elle est basée sur Android 16. Cette interface est identique à celle que nous avons testée avec le Xiaomi 17 Ultra, à une exception près : par défaut, les icônes sont rondes et non carrées. Pour le reste, aucune surprise : deux écrans d’accueil, deux volets différenciés pour les notifications et les réglages rapides, le tiroir d’applications sélectionné par défaut lors de la phase de configuration, volet « Discover », widget heure et météo installé par défaut.
Côté logiciels préinstallés, ils sont assez nombreux. Vous retrouvez quelques doublons, sans surprise : deux navigateurs web, deux boutiques d’applications, deux gestionnaires de photo, deux gestionnaires de fichiers, deux agendas. On pourrait trouver plus optimisé. Mais il y a moins de partenaires commerciaux chez Poco que chez Redmi. C’est une très bonne nouvelle. La liste comprend ici Facebook, TikTok, Instagram, Netflix, Amazon (Boutique et Music), Spotify, Opera News, WPS Office et LinkedIn. Attention, HyperOS a tendance à forcer l’installation d’autres applications supplémentaires, notamment des jeux, en jouant avec notre vigilance (ou l’absence de vigilance).
Vous retrouvez dans HyperOS un ensemble d’outils basés sur l’intelligence artificielle qui rappelle Oppo AI. Ils sont rassemblés sous l’appellation « HyperAI ». Rédaction de texte. Création de fonds d’écran. Traduction et transcription. Résumés et sous-titres. Vous y retrouvez même un « assistant de créativité » pour améliorer photos et vidéos. Ce dernier est certainement le plus intéressant : gomme magique, extension d’image, réduction des flous, amélioration de la colorimétrie et détourages sont désormais à la portée de tous. Enfin, Gemini fait bien sûr partie de l’expérience. Xiaomi promet avec le F8 Ultra 4 ans de mise à jour d’Android et 5 ans de patch de sécurité.
Écran, performances et batterie
Restons en façade et regardons l’écran de plus près. Le Poco F8 Ultra est donc équipé d’une dalle de 6,9 pouces, comme le Xiaomi 17 Ultra. D’ailleurs, la taille n’est pas le seul point commun entre les deux écrans. Le ratio est le même. La définition et la résolution sont également strictement identiques. La dernière est égale à 416 pixels par pouce, ce qui est largement suffisant pour tout type de contenu.
De même, la luminosité annoncée par Xiaomi est identique entre le Xiaomi 17 Ultra et le Poco F8 Ultra. Elle est 2000 nits avec un contenu HDR et 3500 nits en pointe locale. En pratique, c’est également le cas. Nous avons mesuré une luminosité manuelle maximale de 602 nits, quel que soit le mode de couleur. Et vous avez ici aussi la possibilité de débrider le mode automatique pour qu’il dépasse une certaine limite sous certaines conditions de luminosité externe (en plein, jour sous le soleil notamment).
Côté colorimétrie, le constat est presque le même. En mode professionnel, la dalle affiche des couleurs assez fidèles. Nous avons mesuré un delta E de 1,9 (légèrement plus élevé que celui du Xiaomi 17 Ultra), une température moyenne de 6628°, à moins de 150° de différence d’une mesure parfaite, et un gamma moyen à 2,2, avec un très léger décrochage sur les gris très clairs. Comme pour le Xiaomi 17 Ultra, nous mesurons un blanc à 6702°, tirant très légèrement vers le bleu. Notez que cette mesure est identique en mode vif.
Autres points communs, les deux dalles sont compatible Dolby Vision, HLG et HDR10+. Et leur taux de rafraichissement maximal est de 120 Hz. En revanche, la gestion de ce taux est très différent entre le Poco F8 Ultra et le Xiaomi 17 Ultra : ce dernier profite d’une dalle LTPO, avec une grande amplitude sur le contrôle de ce taux, notamment sous la barre des 60 Hz. Le Poco F8 Ultra se contente d’une dalle LTPS, dont les paliers sont moins nombreux (60, 90 et 120 Hz) et ils ne descendent jamais très bas. Pour nous, c’est un point faible qui était déjà présent avec le Poco F7 Ultra.
Sous le capot, nous retrouvons le Snapdragon 8 Elite Gen 5, le SoC vedette de Qualcomm depuis fin 2025. C’est un composant dont nous avons déjà éprouvé la puissance dans nos colonnes à plusieurs reprises, notamment avec le RedMagic 11 Pro qui, à date, détient toujours le record AnTuTu parmi les modèles passés à la rédaction. Il est accompagné ici de 12 ou 16 Go de mémoire vive selon les versions (la nôtre est justement équipé de 16 Go), auxquels s’ajoutent de 6 à 16 Go de RAM virtuels (6 Go sont activés par défaut et vous pouvez désactiver la fonction). C’est très confortable.
Les résultats sont à la hauteur. Le smartphone entre dans le Top 5 des modèles les plus performants, avec le Honor Magic8 Pro, le Realme GT8 Pro, le Galaxy S26 Ultra, sans parler du RedMagic 11 Pro. Cela veut dire que rien ne peut lui résister, que ce soit en termes de captation vidéo, d’activité vidéoludique intense ou d’intelligence artificielle. Dommage d’ailleurs que dans ce dernier domaine, ce Poco ne soit pas si bien fourni.
Comme tous les smartphones puissants, la chaleur est un élément à prendre en compte. Ici, elle est assez élevée, puisqu’elle dépasse les 50°C, aussi bien sur les faces que sur les tranches. Nous avons relevé 60°C au point le plus chaud à l’arrière, 56°C sur l’écran et jusqu’à 52°C sur les tranches. Avec une telle montée en température, il faut s’attendre à une stabilité modérée. Ce n’est pas toujours le cas : selon les tests effectués, la stabilité du Poco F8 Ultra peut être très bonne (autour des 80%), comme très mauvaise (en dessous des 50%). Contrebalançons ces propos : une fois en jeu, le comportement du téléphone est bon dans des conditions normales.
Pour alimenter cette plate-forme très puissante, Xiaomi a choisi une batterie très généreuse. Sa capacité atteint 6500 mAh. Elle est même plus généreuse que celle du Xiaomi 17 Ultra. Le F8 Ultra est loin d’être le mieux loti dans ce domaine, certains Poco et Redmi le dépassent. Et certains concurrents font également mieux. Nous pensons notamment aux OnePlus 15 et OnePlus 15R, par exemple.
Les 6500 mAh de batterie assurent cependant une bonne autonomie. Sur PCMark, le smartphone atteint un score qui frôle les 22 heures d’utilisation continue, ce que nous traduisons par quasiment deux jours et demi d’usage standard (web, réseaux sociaux, messagerie, photo, streaming, etc.). Une plate-forme telle que celle-ci ne se contente évidemment pas d’un usage « standard ». Les gamers pourront donc profiter de leurs jeux entre 4 heures et 7 heures en fonction des réglages.
Une fois la batterie déchargée, il faut passer par la case recharge. Dans ce domaine, le Poco F8 Ultra fait très légèrement mieux que le Xiaomi 17 Ultra, mais un peu moins bien que son prédécesseur. En effet, le Poco F8 Ultra propose la charge filaire rapide 100 watts, avec un chargeur Xiaomi ou un chargeur PPS. Le téléphone est également compatible QuickCharge 3.0 et Power Delivery 3.0.
Avec un chargeur non compatible, le Poco F8 Ultra se recharge en plus de deux heures (ce qui est très bien pour une charge nocturne par exemple). En revanche, avec un chargeur Xiaomi (un modèle 120 watts par exemple), il est ébouriffant. Nous sommes passés de 0 % à 100 % en 41 minutes seulement. Et le téléphone était éteint au début du cycle. C’est très légèrement moins bien que la promesse de la marque (100 % en 38 minutes). Mais c’est déjà très bien. Voici nos mesures intermédiaires :
- 10 min : 30 %
- 20 min : 54 %
- 30 min : 77 %
- 40 min : 98 %
À cela s’ajoute l’habituelle charge sans fil 50 watts que vous retrouvez dans tous les smartphones Xiaomi premium moderne. Pour soigner la batterie, le Poco F8 Ultra propose la charge programmée et la charge intelligente qui apprend de vos habitudes. Les algorithmes peuvent en outre réduire la vitesse de charge si la température augmente. En revanche, pas de limite de charge, ni de contournement de charge.
Photos, vidéo et audio
Côté photo, le Poco F8 Ultra ne veut pas être sous-estimé. Certes, c’est un smartphone puissant, spécialiste du gaming et du multimédia. Mais Xiaomi souhaite casser les codes en proposant ici une configuration assez ambitieuse, avec trois capteurs de 50 mégapixels pour le principal, l’ultra grand-angle et le téléobjectif. Par rapport au F7 Ultra, le F8 Ultra n’est pas forcément meilleur. Il profite d’améliorations dans un domaine, mais fait aussi un pas en arrière dans d'autres. Et on va vous expliquer après un listing exhaustif :
- Principal : capteur 50 MP mesurant 1/1,31 pouce, ouverture f/1.7, autofocus dual pixel, stabilisateur optique
- Panorama : capteur 50 MP mesurant 1/2,76 pouce, ouverture f/3.0, autofocus à détection de phase, stabilisateur optique, zoom optique 5x
- Téléobjectif : capteur 50 MP mesurant 1/2,88 pouce, ouverture f/2.4, angle de vue 102˚
- Selfie : capteur 32 MP mesurant 1/3,44 pouce, ouverture f/2.2
Le capteur principal est ici plus grand, ce qui veut dire plus de lumière. Mais il perd son autofocus omnidirectionnel et l’ouverture de l’objectif devient plus faible. Même chose pour le téléobjectif : le zoom est deux fois plus profond, mais l’objectif est plus sombre et l’autofocus moins évolué. L’ultra grand-angle n’est pas épargné par le phénomène : son capteur est plus grand et mieux défini, mais son angle de vision est beaucoup plus faible. Le capteur selfie n’échappe pas à la règle : angle de vue plus large, mais capteur plus petit et ouverture plus faible…
Quels sont les résultats de cette configuration ? Le capteur principal fait généralement de très bonnes photos. En journée, les couleurs sont belles et la luminosité est bien gérée. Le niveau de détail est élevé. La mise au point est rapide et précise. Les portraits sont bons, mais le temps de mise au point est parfois (même souvent) extrêmement long. C’est tout l’inverse avec le capteur selfie qui est rapide pour faire la photo. Comme il n’a pas d’autofocus, certains selfies peuvent être flous.

L’ultra grand-angle est très correct en journée, même si de nombreux clichés ont un piqué assez faible, parce qu’il n’y a pas de mise au point. Et c’est un gros défaut pour un téléphone à plus de 800 euros. Le redressement des distorsions est bon. La plage dynamique est large. La luminosité est bonne en journée et mauvaise en soirée, un défaut partiellement contrebalancé grâce au mode nuit. En l’absence d’un autofocus sur ce module, le mode macro est pris en charge par le téléobjectif.
Ce dernier réalise de bons clichés, mais sous certaines conditions. En journée, c’est très correct, avec de bonnes couleurs (parfois un peu trop contrastées), un bon niveau de détail et une mise au point correct. Le niveau de détail reste bon jusqu’au zoom 30x (et jusqu’à 10x en soirée). Et l’IA supprime plutôt bien le grain sur les rapports supérieurs en journée. Même le zoom 100x est correct dans de bonnes conditions de lumière. Comme nous le craignions, le téléobjectif est moins lumineux, ce qui implique moins de détails en soirée. Le mode nuit peut améliorer cela, mais jusqu’à une certaine limite.
En vidéo, le smartphone est très correct, de jour ou de nuit. Le capteur principal est assez qualitatif, même si la colorimétrie est un peu froide. L’ultra grand-angle est correct en journée et mauvais en soirée (pas de mise au point et faible lumière). Le zoom, qui monte jusqu’à 10x en numérique, est bon. Son seul défaut est sa sensibilité aux reflets qui sont très nombreux. Enfin, la prise de son est très bonne grâce à l’intégration de trois micros : deux sur le cadre et un dans le module photo.
Enfin, parlons de l’audio. Nous avons signalé précédemment l’intégration dans ce téléphone d’une configuration quasi unique en son genre avec trois haut-parleurs dans une configuration stéréo 2.1. Il y a donc deux « tweeters » positionnés dans les tranches, aux endroits habituels, et un « subwoofer » que vous retrouvez dans le dos, à côté des capteurs photo. Avec trois haut-parleurs contre deux, l’effet est immédiat : le volume est très puissant. Et il est plutôt bien équilibré entre la gauche et la droite.
Le haut-parleur dorsal n’agit pas vraiment comme un caisson de basse, mais comme une voie mono supplémentaire. En effet, les basses ne sont pas si présentes que cela. Et elles sont très difficiles à entendre sous la barre des 60 Hz. De même pour les aigus : oui, ils sont présents, mais uniquement en dessous de la barre des 8 kHz. Pour autant, la scène sonore est assez immersive. Et l’expérience est meilleure qu’avec la plupart des smartphones du marché.
Le Poco F8 Ultra est compatible Bluetooth 6.0. Il prend en charge une liste généreuse de codecs audio : SBC, AAC, LE Audio (avec le LC3), aptX HD et Adaptive, LHDC 5.0, Dolby Atmos ainsi que le codec HD maison de Xiaomi, le MIHC. Le Poco F8 Ultra prend aussi en charge la connexion avec les aides auditives compatible avec le protocole ASHA.
Côté réglages, le Poco F8 Ultra profite d’un nouvel égaliseur développé avec Bose. Il influe aussi bien sur le rendu audio des haut-parleurs que des accessoires audio. Par défaut, le profil est sur dynamique, avec des basses plus présentes. Il est possible de personnaliser plus encore cette signature audio grâce à des profils musicaux spécifiques (rock, jazz, classique, etc.) ou un profil totalement personnalisable. C’est assez complet.
Alors, on achète ?
Le Poco F8 Ultra entre facilement dans nos 5 téléphones préférés de ce début d’année. Ses atouts sont nombreux et ses défauts se comptent sur les doigts d’une main. Parmi ces derniers, notons notamment l’absence d’autofocus sur certains capteurs, l’écran LTPS uniquement et une propension à chauffer fort, avec ce que cela implique sur la stabilité des performances.
Cependant, le Find X8 Ultra compense en grande partie ces petits défauts par de très belles qualités. La construction du téléphone. La luminosité de l’écran. Les performances de haute volée. La très bonne autonomie. La vélocité de la recharge filaire. L’expérience audio de très bon niveau. Et les résultats très satisfaisants en photo dans la majorité des situations.
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