Samsung augmente le prix des Galaxy S26 en France : l’industrie du smartphone s’enfonce dans la crise
Plus de six mois après leur sortie, on assiste à une hausse de prix pour tous les modèles de Galaxy S26. Une nouvelle conséquence de la crise de la mémoire, dont on ne semble pas pouvoir sortir de si tôt.

Il y a deux semaines, nous vous prévenions que Samsung s’apprêtait à augmenter le prix de ses Galaxy S26 dès le 1er octobre en Corée du Sud et qu’on pouvait craindre pareille décision dans d’autres pays. Ça n’a pas coupé, le constructeur a mis à jour la tarification de toutes les configurations de Galaxy S26, S26+ et S26 Ultra en France, en Europe en général, et dans le monde entier, dont les États-Unis.
Dans le détail, le Galaxy S26 coûte maintenant 120 € de plus qu’avant, le Galaxy S26+ 100 euros de plus, le Galaxy S26 Ultra 100 euros de plus pour les versions 256 et 512 Go et 200 euros supplémentaires pour le modèle avec 1 To de stockage. L’augmentation relative est donc plus forte sur les appareils les plus abordables, exception faire du Galaxy S26 Ultra To. Samsung cherche clairement à rediriger les consommateurs vers les smartphones les plus chers en resserrant la différence de prix entre les gammes.
Les Galaxy S26 coûtent jusqu’à 200 euros plus cher
Voici l’évolution des prix constatée ce 1er octobre 2026 :
- Samsung Galaxy S26 / 256 Go de stockage : de 999 € à 1 119 €
- Samsung Galaxy S26 / 512 Go de stockage : de 1 199 € à 1 319 €
- Samsung Galaxy S26+ / 256 Go de stockage : 1 269 € à 1 369 €
- Samsung Galaxy S26+ / 512 Go de stockage : 1 469 € à 1 569 €
- Samsung Galaxy S26 Ultra / 256 Go de stockage : 1 469 € à 1 569 €
- Samsung Galaxy S26 Ultra / 512 Go de stockage : 1 669 € à 1 769 €
- Samsung Galaxy S26 Ultra / 1 To de stockage : 1 969 € à 2 169 €
Ces tarifs sont déjà appliqués sur le site officiel de Samsung. Rappelons que le constructeur avait déjà appliqué des hausses de 100 euros en moyenne sur les Galaxy S26 à la sortie par rapport aux tarifs pratiqués pour les Galaxy S25. Les améliorations apportées à cette génération ne justifient clairement pas cet écart de prix. D’après nos constatations, les anciens prix sont toujours en vigueur sur les plateformes de commerce en ligne tierces comme Amazon. Mais il est possible que ce ne soit que temporaire, et qu’une fois le stock de produits actuel écoulé, on assiste à une augmentation chez les autres distributeurs également.
Il n’y a pas si longtemps, attendre quelques mois permettait d’économiser plusieurs centaines d’euros sur l’achat d’un smartphone haut de gamme. En 2026, non seulement il ne faut pas espérer de baisse de prix avec le temps, mais il faut en plus essayer d’anticiper ses acquisitions en craignant des hausses de tarif à venir, même pour des appareils déjà commercialisés.
Augmenter le prix des anciens produits devient une habitude
Samsung a présenté hier ses nouvelles tablettes Galaxy Tab S12+ et S12 Ultra. Les prix annoncés sont bien plus élevés que pour la génération précédente, avec une Galaxy Tab S12+ qui démarre presque au même tarif que la Tab S11 Ultra et Tab S12 Ultra qui monte à 2 139 €. Samsung a conservé la Tab S11 de l’année dernière au catalogue pour offir aux consommateurs une option moins coûteuse, mais même ces modèles ont vu leur prix augmenter. La Tab S11 démarre désormais à 999 €, contre 899 € au lancement.
Une stratégie similaire a été adoptée par Apple il y a quelques semaines. L’iPhone 18 Pro est commercialisé au moins 150 € plus cher que l’iPhone 17 Pro à sa sortie (et jusqu’à 650 € pour l’iPhone 18 Pro Max 2 To) et la firme californienne a dans le même temps augmenté le prix des anciens modèles, avec un iPhone Air vendu à 1 329 € au lieu de 1 229 €, l’iPhone 17 qui est passé de 969 à 1 119 € et l’iPhone 17e qui est maintenant vendu à 869 € au lieu de 719 €. Des Mac, iPad, HomePod et Apple TV avaient déjà subi le même sort en juin dernier.
Les fabricants prennent de telles décisions à la fois pour compenser les hausses de coûts de la mémoire, mais aussi pour inciter les clients à se tourner vers les modèles les plus récents. Une différence tarifaire trop importante d’une génération à l’autre plomberait les ventes des nouveaux appareils, pas assez innovants pour légitimer un tel contraste tarifaire.
L’industrie du smartphone (et plus largement de l’électronique) va souffrir ces prochaines années. On n’attend pas d’amélioration quant à la pénurie de mémoire (RAM comme stockage) avant 2030, au mieux. Et on risque de ne jamais retrouver les prix d’avant la crise, provoquée par la demande colossale de composants des infrastructures d’IA.