Xbox n’est pas à vendre selon sa patronne, c’est… rassurant ?
Alors que les mauvaises nouvelles s’enchaînent chez Xbox, beaucoup se demandent si la marque a encore vraiment de l’avenir. Voilà précisément la réponse qu’a posé le New York Times à Asha Sharma, sa patronne. Et cette dernière de tenter maladroitement de se montrer rassurante.

Vous trouvez que ça sent vraiment le roussi du côté de Xbox ? Vous n’êtes pas seul. Depuis plusieurs mois, la division gaming de Microsoft montre tous les signaux d’alerte d’une entreprise au bord du gouffre. Augmentation phénoménale du prix du Game Pass (plus tard atténuée), départ précipité de Phil Spencer, annulations de jeux, licenciements massifs et fermetures de studio une première, puis une seconde fois…
Depuis environ un an, les mauvaises nouvelles et décisions incompréhensibles de Xbox sont si nombreuses qu’il est difficile de toutes les lister. Alors forcément, après la récente annonce choc de la nouvelle étape du “remaniement” de l’entreprise, tous les regards se tournent vers celle qui est aujourd’hui considérée comme le parfait exemple de la falaise de verre : sa PDG Asha Sharma.
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Apparemment, tout va bien chez Xbox selon sa patronne
L’intéressée n’a pas pu échapper. Dans un récent entretien avec le New York Times, la question est très vite arrivée sur la table. Lucide, Asha Sharma reconnaît que Xbox est en difficulté. Pour autant, elle se montre ferme dans sa réponse « Xbox n’est pas à vendre », martèle-t-elle, tentant de se montrer convaincante. Avant d’en arriver là, elle et ses équipes comptent bien « faire tout ce qui est en [leur] pouvoir pour mettre l’entreprise sur la voie du succès ».
Comment ? En « recherchant les partenariats adéquats, le modèle d’exploitation adapté et tout ce qui est nécessaire pour y parvenir », répond la patronne. Pour le moment, il va falloir se contenter de cette réponse évasive. Xbox est-elle en train de s’ouvrir à la possibilité de financements extérieurs, comme l’a par exemple fait Ubisoft avec Tencent ? Peut-être. Faut-il s’attendre à d’autres décisions étranges, comme l’absorption d’Obsidian par Bethesda ? Très probablement. Pour l’heure, nous n’en savons rien.

Ce qui semble sûr, c’est que Xbox n’est pas encore au bout de sa “révolution” promise par Asha Sharma lors de sa prise de pouvoir. Il reste notamment une possibilité, qu’Asha Sharma balaye du revers de la main sans pour autant lui fermer totalement la porte : la séparation avec Microsoft. En juin dernier, The Information évoquait la possibilité que Xbox devienne à terme une entité indépendante, actant le divorce avec sa maison mère.
Encore une fois, tout semble pointer dans cette direction. Les réductions d’effectifs, les fermetures de studios, le recentrage vers les licences fortes, tout cela donne l’impression que Xbox se prépare à se débrouiller tout seul, sans l’argent infini que lui verse Microsoft. Dès lors, la déclaration d’Asha Sharma ne serait pas mensongère. Pas de revente, mais une séparation en bonne et due forme.
Mais d’après cette dernière, tout cela n’est pas à l’ordre du jour. « Nous avons encore beaucoup de chemin à faire avec Microsoft », explique-t-elle. « Nous adoptons aujourd’hui la vision à long terme ». De quel “long terme” parle-t-on exactement ? Excellente question. Circulez, il n’y a rien à voir.