Voici comment Renault veut devenir la référence européenne de la voiture électrique
Les constructeurs accélèrent leur transition vers la voiture électrique. La concurrence devient plus intense, notamment face aux marques chinoises. Renault prépare justement une nouvelle stratégie pour les années à venir.
Le marché automobile européen traverse une transformation majeure. Les constructeurs multiplient les modèles électriques pour répondre aux nouvelles réglementations et aux attentes des conducteurs. Dans le même temps, les marques chinoises gagnent du terrain grâce à des véhicules souvent moins chers et très compétitifs sur le plan technologique. Les groupes européens doivent donc accélérer leurs investissements pour rester dans la course.
Renault fait partie des constructeurs qui misent fortement sur cette transition. Ces dernières années, le groupe a lancé plusieurs modèles électriques marquants. La Renault 5 E-Tech et la Renault 4 E-Tech revisitent des voitures emblématiques avec une motorisation moderne. De son côté, Dacia propose avec la Spring l’un des modèles électriques les plus abordables du marché. Ces véhicules permettent déjà au groupe de bien se positionner en Europe. Mais le constructeur français souhaite désormais franchir une nouvelle étape.
Renault veut lancer 16 voitures électriques d’ici 2030 grâce à une nouvelle plateforme 800 volts
Le constructeur français Renault a présenté une nouvelle stratégie baptisée futuREady. l’objectif pour la marque est de devenir “la référence européenne” de l’automobile d’ici 2030. Pour y parvenir, le groupe prévoit de lancer 22 nouveaux modèles en Europe avant la fin de la décennie. Parmi eux, 16 seront entièrement électriques. Cette offensive concernera toutes les marques de la firme, dont Renault, Dacia et Alpine.
Pour soutenir cette stratégie, Renault prépare aussi une nouvelle base technique. Baptisée RGEV medium 2.0, cette plateforme reposera sur une architecture 800 volts. Elle doit permettre d’augmenter l’autonomie et d’accélérer la recharge. Les futurs modèles pourraient atteindre jusqu’à 750 kilomètres d’autonomie en cycle WLTP sur les versions les plus performantes. La marque évoque également des recharges très rapides, avec la possibilité de récupérer une grande partie de la batterie en environ dix minutes d’ici la fin de la décennie.
Le groupe développe aussi un nouveau moteur électrique de troisième génération. Celui-ci fonctionnerait sans terres rares, tout en offrant 25 % de puissance supplémentaire et un coût de production réduit d’environ 20 %. Renault annonce également un rendement pouvant atteindre 93 % à vitesse d’autoroute. Enfin, certains modèles pourraient adopter des motorisations EREV, combinant batterie et prolongateur d’autonomie. Dans ce cas, l’autonomie totale pourrait dépasser 1400 kilomètres. Enfin, pour rivaliser avec les constructeurs chinois, la marque française veut aussi accélérer la conception de ses voitures et réduire le cycle de développement de quatre ans à deux ans.
