Fin juillet 2026, Samsung annonçait l’arrivée de trois nouveaux smartphones pliants, dont le Galaxy Z Fold8. Ce dernier se démarque grâce à son nouveau format d’écran, aussi bien externe qu’interne. Si nous avons été agréablement surpris, cette initiative se prête-t-elle vraiment à un usage quotidien ? L’écran externe perd-il de son utilité ? Le Z Fold8 est-il un bon smartphone ? Réponse dans ce test complet.
Samsung est une entreprise très innovante. Et ce même si cela ne se voit pas toujours dans ses produits. À plusieurs reprises, nous avons trouvé les lancements de la marque sans grande saveur. Et pourtant, c’est à Samsung que nous devons les grands smartphones (coucou, les adorateurs des iPhone Pro Max). C’est à Samsung que nous devons les écrans pliables. C’est à Samsung que nous devons Privacy Display avec le Galaxy S26 Ultra. Et ce ne sont là que quelques exemples.
Lire aussi – Test Motorola Razr Fold : l’écran géant dont on rêvait, le prix qu’on redoutait
Quand il faut, Samsung sait donc comment faire pour sortir des sentiers battus et créer un produit qui va faire parler. Cela ne marche pas à tous les coups, certes. Le Galaxy S25 Edge est là pour nous le rappeler. Cependant, l’innovation paie aussi. C’est le cas du Galaxy Z Fold8, dont le succès est si fulgurant que les usines de Samsung ont été prises de court. Pourquoi un tel succès ? La réponse n’est pas dans la technique : elle est dans l’usage. Et c’est ce que nous allons vous démontrer tout au long de ce test.
Prix et date de disponibilité
Le prix public conseillé du Galaxy Z Fold8 démarre à 1999 euros. Ce prix de départ est donc bien moins élevé que celui du Galaxy Z Fold7 qui démarrait autour des 2100 euros. Il y a cependant un détail à noter : le Z Fold7 n’est pas remplacé par le Z Fold8, mais par le ZFold8 Ultra. Ce dernier est proposé à 2200 euros.
Le Galaxy Z Fold8 existe en trois paliers de stockage : 256 Go, 512 Go et 1 To. Comptez 200 euros pour passer d’un palier au suivant. Notez aussi que le dernier palier bénéfice de 16 Go de RAM et non de 12 Go comme les deux premiers. Voici les tarifs :
- 256 Go : 1999 euros
- 516 Go : 2199 euros
- 1 To : 2399 euros
Même s’il n’a pas vraiment de concurrent, le Galaxy Z Fold8 se positionne en bas du marché des smartphones pliants. Il est, comme le Pixel 11 Pro Fold, l’un des moins chers parmi les modèles sortis en 2026. La concurrence est passée au-dessus des 2000 euros, que ce soit Honor, Huawei, Motorola ou encore Apple qui vient d’annoncer l’iPhone Duo. Cette situation est évidemment due à la montée des prix des composants qui touchent toutes les marques, même Samsung.
Le Galaxy Z Fold8 est disponible en France depuis le 7 août. Il se décline en quatre couleurs : gris, blanc, vert et violet. Cette dernière habille notre exemplaire de test. Et si vous souhaitez découvrir la version verte, rendez-vous dans notre prise en main réalisée à l’occasion de la sortie du Galaxy Z Fold8. Dans la boîte, le téléphone n’est accompagné que d’un câble USB-C vers USB-C, d’un outil pour ouvrir le tiroir de la carte SIM et d’un peu de lecture.
Design et interface
Nous l’avons signalé précédemment, le Galaxy Z Fold8 n’est pas le successeur du Galaxy Z Fold7, mais un smartphone intermédiaire entre le Z Flip 8 et le véritable remplaçant du Z Fold7, le Galaxy Z Fold 8Ultra. Intermédiaire au niveau du prix, mais aussi au niveau du format avec un écran externe plus large et moins haut. Et cela a plusieurs conséquences.
D’abord, le téléphone est vraiment large. Cela impacte la préhension. Le téléphone est une facile à utiliser à une main. Le pouce peut atteindre la bordure supérieure sans avoir à jouer les équilibristes. En revanche, comme le Z Fold8 Ultra, le Z Fold8 ne rentre pas dans toutes les poches à cause de sa largeur. D’autant que le module photo à l’arrière est toujours protubérant. Une coque va facilement l’effacer, mais au détriment de l’épaisseur générale.
Ce module déséquilibre légèrement le téléphone, mais pas suffisamment pour que cela soit gênant. Vous remarquerez d’ailleurs qu’il n’y a que deux objectifs, accompagnés de deux capteurs selfie logés dans des poinçons. Nous aurons l’occasion d’en reparler. Autre petit changement, le tiroir de la carte SIM est logé dans la tranche supérieure, certainement pour gagner de la place.
Le format de l’écran externe est au format 2/3 quand le téléphone est tenu verticalement. La hauteur n’est donc qu’une fois et demie plus importante que la largeur. C’est très peu. Et cela impacte parfois l’utilisation quotidienne. Exemple le plus flagrant : dès que le clavier virtuel Samsung s’affiche, il monopolise pratiquement les deux tiers de l’écran, ne laissant qu’une petite bande visible pour écrire. Conséquence : dès qu’on veut écrire, on utilise l’écran interne.
L’écran interne, justement, est au format 4/3, comme les anciennes télévisions. Vos séries fétiches des années 90 (X-Files, Buffy, Charmed…) vont s’afficher sans bordure avec cet écran. De même pour les émulateurs des anciennes consoles de jeu (Super Nintendo, Dreamcast, PlayStation 2). Horizontalement, cet écran est top pour regarder des films, des séries ou des jeux. Verticalement, il est pertinent pour la consultation de page web et la lecture de livre. Le Galaxy Z Fold8 est certainement, à ce jour, le meilleur smartphone pliant pour le multimédia (sans compter les pliants à trois volets, comme le TriFold ou le Mate XT).
Côté matériaux, Samsung fait appel ici à des éléments premium. De l’aluminium, du verre minéral (Gorilla Victus 2 ou 3) et certainement un peu de titane ou d’acier inoxydable pour la charnière. Une charnière qui a été retravaillée ici pour être moins difficile à ouvrir. La finition de la coque est mate, pour éviter les traces de doigt, que ce soit sur les tranches ou le dos en verre. Le Z Fold8 profite d’une protection contre l’eau, mais pas encore contre les particules de poussière les plus fines (certification IP48).
Une fois le téléphone allumé, nous arrivons sur Android 17 et l’interface One UI 9.0. Une version que nous avons récemment prise en main avec le Galaxy S26 FE dont le test est en cours de préparation. Ici, Samsung n’a que très peu retravaillé sa copie, puisque One UI s’adapte très bien aux différentes tailles d’écran. Seuls changements à signaler : le nombre et le positionnement de certains raccourcis placés dans les écrans d’accueil.
Nous retrouvons donc les éléments graphiques de One UI, qu’il s’agisse des widgets des écrans d’accueil, de la barre latérale pour les outils IA, du tiroir d’applications, des volets différenciés de notifications et de réglages rapides, ainsi que les boutons virtuels de navigation que Samsung active toujours par défaut. Les applications installées au lancement sont toujours assez nombreuses, mais pratiquement aucune n’est commerciale : Facebook et Instagram. Peut-être que dans les versions commerciales, vous avez aussi WhatsApp, Twitter et Spotify. Mais ce n’est qu’une hypothèse.
Contrairement à l’écran externe d’un smartphone pliant classique, celui du Galaxy Z Fold8 ne s’utilise pas toujours comme un écran « normal ». Il y a moins d’espace en hauteur pour les éléments de l’interface. Ajoutez les touches de navigation en bas, la barre d’icône en haut, le clavier virtuel de Samsung et, soudain, vous n’avez plus de place pour afficher le contenu qui importe. Et donc, vous ouvrez plus souvent l’écran interne. Ce qui a un impact sur l’autonomie, comme nous le verrons. Pour contourner le problème, il faut remplacer le clavier Samsung par le clavier de Google. Mais vous perdez les avantages du premier.
Côté IA, vous retrouvez la suite complète de One UI, que ce soit pour l’édition de texte, la création d’images ou la retouche de photo et de vidéo. Dans ce domaine, Samsung inclut la gomme audio et la caméra de suivi qui va automatiquement suivre le sujet que vous filmez. Vous retrouvez aussi l’assistant d’appel qui va filtrer les appels inconnus. Et bien d’autres choses encore. Comme toujours, Samsung promet sur ce modèle haut de gamme 7 ans de mise à jour (Android et sécurité).
Écrans, performances et batterie
Passons aux tests techniques, en commençant par les deux écrans. Le Galaxy Z Fold8 profite de deux dalles Dynamic AMOLED 2X dont la fiche technique est assez classique pour un smartphone haut de gamme de Samsung. Les deux éléments qui vont vraiment changer sont les tailles d’écran et les ratios. 5,5 pouces au ratio 2/3 pour l’externe et 7,6 pouces au ratio 4/3 pour le second. Pour le reste, nous sommes face à deux dalles assez « classiques ».
À commencer par la définition et la résolution. À l’intérieur, la définition est légèrement supérieure à 2K pour une résolution de 408 pixels par pouce. À l’extérieur, nous retrouvons une dalle Full HD+ avec une résolution de 428 pixels par pouce. Les deux écrans profitent d’un taux de rafraichissement de 120 Hz, bien évidemment. Ils sont tous deux compatibles avec la dernière génération de LTPO. Le taux de rafraichissement peut donc varier librement de 1 Hz à 120 Hz en fonction du contenu.
La colorimétrie reste très bien maitrisée avec les deux dalles, même si les réglages « couleurs normales » tirent un peu plus vers le jaune qu’auparavant. Les Delta E sont de 1,8 pour la dalle interne et 2,1 pour la dalle externe. La température moyenne atteint 6234° et 6301°, respectivement. Et le gamma moyen est à 2,2 dans les deux cas avec une bonne séparation de toutes les nuances de gris. Le blanc pour chaque dalle s’établit autour de 6300°. Contrairement à d’autres smartphones, vous pouvez rester avec le mode vif, activé par défaut, même si la colorimétrie est un peu plus froide.
Théoriquement, la luminosité des deux dalles atteint 3000 nits en mode automatique, en pointe locale, avec du contenu HDR et en extérieur. Avec notre sonde, nous avons mesuré une luminosité manuelle maximale de 730 nits avec les deux écrans. C’est un très bon chiffre qui confirme que le Z Fold8 reste bien lisible en extérieur et en journée. Pour atteindre ce chiffre, nous avons activé l’option « luminosité supplémentaire ».
Sous le capot, vous avez le Snapdragon 8 Elite Gen 5, accompagné ici de 12 Go de mémoire vive. Même si celui-ci sera certainement remplacé dans quelques semaines par Qualcomm, il reste à ce jour le meilleur SoC du fondeur californien. Il s’agit, comme pour les S26, d’une version bridée pour éviter les surchauffes et les fortes baisses d’autonomie. Samsung continue donc de faire confiance à Qualcomm pour ses Fold. Nous aurions pu penser que la firme coréenne puisse passer le Fold8 sous Exynos pour baisser les couts, comme sur les Flip. Il n’en est rien.
Même si les performances du Snapdragon 8 Elite Gen 5 restent bonnes, le Z Fold8 n’est vraiment pas le plus puissant des téléphones haut de gamme. Loin de là. Sur AnTuTu, il se positionne parmi les plus faibles parmi tous les téléphones testés avec cette plate-forme cette année. Le Galaxy S26 Ultra, par exemple, établit un score 20 % plus élevé que celui du Z Fold8. 3DMark et Geekbench montrent aussi un écart, mais ce dernier n’est pas aussi prononcé. Notez que tous les scores ont été obtenus avec l’écran externe.

Malgré cela, le Galaxy Z Fold8 reste un smartphone suffisamment puissant pour assumer presque tous les usages. Multitâche. Gaming avec les productions les plus exigeantes du Play Store. Montage photo et vidéo. Intelligence artificielle à outrance. Le rétrogaming aussi est un usage adapté au Z Fold8 (afficher un jeu PSOne en plein écran est un moment incroyable), même si les émulateurs de consoles récentes font ralentir et chauffer le téléphone.
Côté chauffe, justement, celle du Z Fold 8 est globalement bien maitrisée. Selon notre caméra thermique, elle atteint les 49°C au maximum en façade et dépasse légèrement les 45°C sur la coque à l’arrière. C’est chaud, mais nous avons vu pire en 2026. Cette bonne maitrise de la température se fait au détriment de la stabilité. Elle ne dépasse que rarement les 60%. Et elle chute relativement vite, avec tout ce que cela implique sur la fluidité de l’expérience.
Éviter la chauffe n’est qu’un seul des deux buts de la réduction des performances du SoC. Le second est la préservation de l’autonomie. Il faut dire que les deux batteries intégrées dans le Gaalxy Z Fold8 cumulent une capacité de 4800 mAh seulement. C’est bien moins que la plupart des autres smartphones pliants qui affichent des capacités de 5000 mAh à 6500 mAh.
Grâce aux efforts réalisés sur la consommation d’énergie du Snapdragon 8 Elite Gen 5, le Galaxy Z Fold8 offre une très bonne autonomie malgré cette capacité modérée. Le benchmark PCMark dépasse les 20 heures d’autonomie avec l’écran externe uniquement et frôle les 16 heures avec l’écran interne uniquement. Soit une autonomie moyenne de 18 heures, ce que nous traduisons par plus de deux jours d’utilisation en usage standard. C’est mieux que le Razr Fold, le Pixel 11 Pro Fold et le Magic V6, pour ne citer qu’eux.
Attention cependant : comme nous l’avons vu précédemment, le format du Z Fold8 pousse davantage l’utilisation de l’écran principal qu’avec un autre smartphone pliant. Attendez-vous donc à une autonomie plus proche des deux jours que des deux jours et demi. En jeu, le smartphone se comporte plutôt bien avec une autonomie moyenne de 4 heures en utilisant uniquement l’écran interne.
Une fois la batterie déchargée, nous devons brancher le téléphone. Dans ce domaine, le Z Fold8 ne propose pas la meilleure expérience de recharge parmi les smartphones de Samsung (le meilleur étant le Galaxy S26 Ultra, bien sûr). Mais elle est meilleure que la moyenne. Et, surtout, elle n’est pas moins bonne que celle du Z Fold8 Ultra. Le Z Fold8 est compatible avec la charge rapide 45 watts de Samsung. Il est compatible Power Delivery 3.0 et Quick Charge 2.0. Et pour ceux qui ont un chargeur sans fil, il monte jusqu’à 20 watts avec un chargeur Qi 2.2.
Avec un chargeur 65 watts de Samsung, nous avons rechargé le Galaxy Z Fold8 en 66 minutes exactement. Et il ne lui a fallu que 20 minutes pour atteindre les 20 %. Et nous avons frôlé les 70 % en 30 minutes, ce qui est mieux que la promesse de Samsung. Voici quelques mesures intermédiaires :
- 29 % 10
- 50 % 20
- 69 % 30
- 97 % 60
Pour éviter les surcharges, Samsung active par défaut une « protection basique » qui arrête la charge à 100 % et la reprend à 95 %. La protection maximale correspond à une limite de charge que l’utilisateur peut définir (à 80 % par exemple). La charge rapide peut également être désactivée.
Photo, vidéo et audio
Passons à la photo. Dans ce domaine, le Galaxy Z Fold8 subit l’une de ces plus importantes concessions. Parce que l’espace disponible est moindre que dans un Z Fold8 Ultra, le module compte un capteur de moins. Et pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit du téléobjectif. Même le petit zoom optique du Galaxy Z Fold7 ne tenait pas. Ce n’est pas la seule concession. Le capteur principal est également différent : pas de définition 200 MP ici, mais un modèle 50 MP moins ambitieux. Voici tous les détails :
- Principal : capteur 50 MP mesurant 1/1,56 pouce, objectif ouvrant à f/1.8, autofocus dual pixel, stabilisation optique
- Panorama : capteur 50 MP mesurant 1/2,51 pouce, objectif ouvrant à f/1.9, autofocus multidirectionnel, angle de vue 120°
- Selfie (interne et externe) : capteur 10 MP mesurant 1/3,52 pouce, objectif ouvrant à f/2.2
Le capteur principal semble être le même que celui des Galaxy S26 et S26+. Il fait un travail très correct en journée, avec des couleurs vibrantes (parfois même trop contrastées). Les détails sont nombreux quand la lumière est abondante et la mise au point est précise. Les contre-jours sont bien gérés par les deux capteurs et l’autofocus est rapide. La plage dynamique est large, révélant souvent des détails dans les zones surexposées ou sous-exposées.
De nuit, les résultats sont également bons, avec un léger retrait sur la netteté. Les couleurs sont bonnes et les textures naturelles. Le mode nuit permet de révéler certains détails dans les ombres sans trop exagérer la luminosité. Nous constatons quelques reflets sur les lentilles, mais rien de très fâcheux.


Le module principal est en charge des zooms numériques et le rapport maximal est 10x. Avec le rapport 2x, le Z Fold8 produit des clichés de très bonne qualité. Les détails sont nombreux et le bruit est absent. En journée, vous pouvez facilement monter jusqu’au rapport 5x, le bruit restant maitrisé. Ensuite, le lissage devient très prononcé. En soirée, seul le rapport 2x reste bon, les autres rapports étant bruités. L’absence de téléobjectif est l’un des points fâcheux avec le Galaxy Z Fold8. Et cette absence n’est pas compensée par un capteur de grande définition offrant un zoom « lossless » profond.





Le module principal est également en charge des portraits, tâche qu’il partage avec les deux capteurs selfies. Ici, le Z Fold8 se débrouille très bien en journée. Les textures sont préservées. Les détails sont nombreux. La colorimétrie est naturelle. Le détourage est efficace. Et le bokeh est élégant. En soirée, les résultats sont moins lumineux et les teintes un peu moins naturelles. Notez que les deux capteurs selfies sont plutôt bons, malgré une définition minimaliste. Attention à l’angle de vision qui est légèrement plus large avec le capteur selfie interne.
Enfin, l’ultra grand-angle. C’est un module qualitatif directement repris du Galaxy Z Fold8 Ultra et du Galaxy S26 Ultra (avec une légère différence sur la stabilisation). Bien lumineux (même si le soutien du mode nuit est quasiment obligatoire en soirée), très vif au niveau colorimétrie et offrant une netteté élevée, ce module ne peut remplacer l’absence d’un téléobjectif, mais il enrichit bien l’expérience photo du Galaxy Z Fold8. Avec son autofocus, il réalise d’excellentes macros en journée.
En vidéo, le Galaxy Z Fold8 se débrouille également très bien. Il peut filmer en 8K en 30 images par seconde et jusqu’à 120 images par seconde en 4K. Le mode HDR est activé par défaut pour améliorer les détails dans les ombres. Nous retrouvons les mêmes qualités qu’en vidéo, mais aussi les mêmes défauts. Notamment le grain qui s’installe rapidement, de jour comme de nuit, quand on zoome.
Le rapport maximum est 10x en vidéo. Et c’est déjà trop. Il ne faut pas dépasser le rapport 4x en journée et le rapport 2x en soirée pour contenir le bruit et les artefacts. La colorimétrie est bonne. La luminosité est très correcte, mais la plage dynamique manque d’ampleur. La stabilisation est top. La prise de son en stéréo est qualitative, mais elle souffre du bruit du vent qui rend les voix métalliques et artificielles.
Finissons ce test avec la partie audio. Le smartphone est équipé de deux haut-parleurs quasi symétriques. Ils sont positionnés à l’opposé l’un de l’autre, sur les tranches supérieure et inférieure. Quand le téléphone est fermé et à l’horizontale, l’utilisateur bénéficie donc d’une expérience stéréo très équilibrée, avec une voix gauche et droite. Fermé à la verticale ou ouvert au format 4/3, l’immersion est moins flagrante puisque le son part vers le haut et le bas. Les tablettes sont mieux « armées » pour ce genre d’usage.
Les deux haut-parleurs sont cependant assez bons. L’équilibre est précis entre les deux canaux. La puissance est suffisante. Et la scène sonore est assez ample, même si elle privilégie beaucoup les médiums, les voix et les aigus. Les basses sont un peu plus timides. Elles sont audibles jusqu’à 80 Hz avec un niveau sonore assez faible. En dessous, ce n’est que du bruit. Côté aigus, les fréquences sont bien détaillées jusqu’à 12 kHz. Ensuite, cela s’évanouit.
Vous pouvez artificiellement contrebalancer la faiblesse des basses grâce à l’égaliseur complet sur 9 bandes de fréquence de One UI. Celui-ci concerne aussi bien les haut-parleurs que les accessoires audio. Il compte plusieurs profils selon les types de contenu, ainsi que des réglages faciles selon les gouts (plus de voix, plus de basses, etc.). Le Galaxy Z Fold8 est compatible Bluetooth 6.0. Il prend en charge de nombreux codecs audio : SBC, AAC, aptX (HD et Adaptive) et Dolby Atmos.
Alors, on achète ?
Même s’il n’est pas parfait, le Galaxy Z Fold8 est vraiment un excellent produit. D’abord parce qu’il propose une prise en main différente de celle du Z Fold8 Ultra et de tous ses concurrents. Ensuite, parce que le format de son écran se rapproche davantage des standards audiovisuels. Ainsi, avec un écran plus petit, l’affichage des contenus est plus large. Sans parler du retrogaming qui devient encore meilleur. Rien que pour ça, le Galaxy Z Fold8 est top.
Mais le Galaxy Z Fold8 ne s’adresse pas à tout le monde. Il est moins pratique que le Z Fold8 Ultra et tous les autres modèles similaires pour les applications bureautiques. L’écran externe est moins utilisable au quotidien. Et son équipement photo est loin d’être aussi performant que celui du Z Fold8 Ultra ou du S26 Ultra. Cinéphile, joueur, travailleur nomade ou photographe : selon votre profil, vous profiterez donc plus ou moins des particularités de ce téléphone.
-
Amazon1549€







































