Tesla ouvre ses premières courses en Cybercab avec une contrainte de taille
À Austin, au Texas, Tesla facture désormais des trajets dans son robotaxi privé de volant. La marque a fortement médiatisé ce lancement, mais sans préciser les modalités pour embarquer. En réalité, différentes restrictions rendent une course en Cybercab assez difficile à obtenir.

Les robotaxis transportent depuis quelque temps des voyageurs au sein de différentes métropoles américaines. À bord, l’informatique prend en charge intersections, piétons et situations imprévues sans intervention humaine. À Austin, des utilisateurs ont déjà enregistré des comportements inquiétants alors qu’aucun opérateur de sécurité ne se trouvait dans l’habitacle. Waymo conserve une avance considérable avec près de 4 000 voitures déployées dans quatorze villes. L’arrivée d’un nouvel acteur attire immédiatement l’attention.
Jeudi soir, Tesla réunissait quelques invités à Austin, au Texas, pour inaugurer son service. La firme leur montrait le Cybercab, un modèle deux places privé de volant comme de pédales. Pourtant, sa flotte texane demeure très réduite au regard des objectifs affichés. Aucune diffusion n’était accessible au public, alors que le compteur de X a dépassé deux millions de vues devant un écran demeuré vide. Les personnes présentes indiquent également qu’Elon Musk avait fait l’impasse.
Aucun passager ne peut réclamer un Cybercab dans l’application de Tesla
Dans la présentation de son service, l’application Tesla n’offre aucun bouton pour sélectionner directement un Cybercab. Le modèle envoyé dépend de la taille du groupe et des voitures disponibles au même moment. Après une réservation à Austin et quelques minutes d’attente, un utilisateur peut ainsi voir un Model Y standard venir le chercher plutôt que le biplace espéré. Son rayon d’action se limite en outre à quelques secteurs de la ville.
Le Cybercab exclut également toute personne âgée de moins de 13 ans. Tesla l’a équipé de neuf caméras, accompagnées d’un dispositif capable d’ajuster intelligemment les airbags. À l’intérieur, la marque promet davantage d’espace aux jambes, une climatisation réglable séparément et une interface visuelle développée sous Unreal Engine. Pour le moment, aucun particulier ne peut se procurer ce modèle.
Le volume précis de Cybercab en circulation à Austin reste inconnu. En 2020, Elon Musk annonçait déjà un million de voitures autonomes, avant d’assurer que les propriétaires pourraient ajouter leur propre véhicule au réseau. Rien de tout cela ne s’est concrétisé. Le prix annoncé à moins de 30 000 dollars, environ 27 600 euros, doit lui aussi être confirmé. Tesla entend malgré tout bâtir son réseau autour du Cybercab.