Tesla lance jeudi sa voiture sans volant, mais la vraie question reste sans réponse
Ce jeudi au Texas, Tesla lancera officiellement son Cybercab, un robotaxi biplace privé de volant comme de pédales. Seule une poignée d’invités sélectionnés par tirage au sort pourra assister à l’événement. En revanche, le système chargé de conduire ce véhicule est déjà bien connu.

Aux États-Unis, les taxis autonomes passent progressivement de l’expérimentation à une exploitation commerciale. Des flottes circulent déjà dans plusieurs villes, tandis que le Nevada vient d’autoriser trois opérateurs à déployer jusqu’à 8 000 véhicules autonomes dans le comté de Las Vegas. Leur activité reste néanmoins étroitement surveillée. Mi-août, un robotaxi Tesla a heurté une rangée de bornes en pleine rue au Texas. Le moindre problème de trajectoire attire immédiatement l’attention des régulateurs américains.
Depuis juin 2025, Tesla propose justement son propre service de transport autonome. Des Model Y modifiées roulent dans un périmètre défini autour d’Austin, capitale du Texas. Le constructeur travaille depuis plusieurs mois à leur succession avec un modèle biplace pensé dès sa conception pour circuler seul. Sorti d’usine en février, le Cybercab affiche 1 412 kilos, soit un record de légèreté parmi les voitures électriques commercialisées aux États-Unis. Son habitacle ne comporte ni volant ni pédales.
Le Cybercab de Tesla embarquera ses premiers passagers pendant une soirée privée au Texas
Rendez-vous est donc pris pour le 3 septembre sur la page officielle de Tesla. Pour accéder au Cybercab Launch Event, il faut avoir remporté un tirage au sort destiné aux passagers du service autonome. Les personnes sélectionnées devront avoir au moins 21 ans et présenter une pièce d’identité sur place. Elles peuvent venir avec un accompagnant, sauf si celui-ci crée du contenu. Tesla promet un aperçu de l’autonomie de demain. Des trajets à bord devraient donc faire partie de la soirée.
Côté logiciel, aucune nouveauté n’est prévue. Le Cybercab embarque la même version du Full Self-Driving que les Model Y actuellement utilisées, avec un système reposant exclusivement sur des caméras. Elon Musk défend cette approche depuis des années face aux concurrents équipés de lidars et de radars. Plus d’un an après le lancement du service, la flotte texane ne rassemble toujours que quelques dizaines de voitures. Tesla n’a communiqué ni objectif chiffré ni date de commercialisation auprès des particuliers. L’évolution de ce parc dans les prochaines semaines montrera si ce lancement correspond réellement à un changement d’échelle.