Test Honor Magic8 Lite : être solide et endurant suffit-il face au Redmi Note 15 Pro ?
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Successeur du Magic7 Lite, le Magic8 Lite est un smartphone abordable qui prône l’endurance et la résistance. Coque renforcée. Batterie augmentée. Système d’exploitation optimisé. Mais le Magic8 Lite offre-t-il une expérience globale qualitative ? Quel bilan face au Redmi Note 15 Pro 5G vendu au même prix ? Réponse dans notre test complet.
Il y a dix jours, nous avons publié dans nos colonnes la prise en main du Magic8 Lite. À l’issue de celle-ci, notre avis était globalement positif, parce que Honor a apporté quelques changements importants. Notamment cette batterie pantagruélique de 7500 mAh. Chez Doogee, Energizer, Blackview et Oukitel, cette capacité n’est pas exceptionnelle. Chez Honor, c’est déjà moins courant. En outre, la coque du téléphone est, selon les propos du constructeur, très résistante.
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Endurance et résistance, c’était aussi les maîtres mots du prédécesseur du Magic8 Lite. Le fameux Magic7 Lite de 2025 que nous avons apprécié, mais qui ne sera pas inoubliable. Si son prix reste contenu, sa proposition est déséquilibrée : en appuyant considérablement sur la batterie et la construction, Honor oublie d’investir dans d’autres domaines : la plate-forme, l’équipement photographique, l’interface. Un bilan insuffisant face à Xiaomi et le Remi Note 14 Pro.
Un an plus tard, le Magic8 Lite revient donc avec une proposition qui a finalement peu évolué, très portée sur l’endurance et la résistance et moins sur la puissance et la photo. Hasard du calendrier, c’est aujourd’hui que sort non seulement le Magic8 Lite, mais aussi le Redmi Note 15 Pro, dont vous pouvez retrouver le test complet dans nos colonnes. Deux téléphones. Deux visions. Un seul prix. Voici quand celle de Honor est plus pertinente. Et quand elle l’est moins.
Prix et date de disponibilité
Le prix public conseillé du Magic8 Lite est de 399 euros. Le smartphone subit une inflation de 20 euros par rapport à son prédécesseur, revenant donc au prix de lancement du Magic6 Lite. Il n’existe qu’une seule version du smartphone avec 8 Go de mémoire vive et 256 Go de stockage. Ces caractéristiques n’ont pas changé en un an.
La concurrence du Magic8 Lite est importante. Il y a les adversaires directs : le Redmi Note 15 Pro 5G évoqué précédemment, le Galaxy A36 5G (et son futur successeur) et le Galaxy A56 5G, le Moto G86 5G, le Reno 14 FS 5G, le Realme 14 Pro 5G, le Nothing Phone (3a) Pro et le OnePlus Nord 5. A cela s’ajoutent les smartphones vendus en 2025 autour des 500 ou 600 euros et dont le prix de vente est passé sous la barre des 400 euros.
Le Magic8 Lite se décline en trois coloris : noir, brun (qui tire plutôt vers le bordeaux) et vert (la robe de notre version de test). Dans la boite, le smartphone est simplement accompagné d’un câble USB-A vers USB-C et de l’éternel outil pour ouvrir le tiroir de la carte SIM. Pas de coque ici, ni de chargeur. Au même prix, Xiaomi offre une coque. On pose ça là.
Désign et interface
Démarrons ce test avec l’habituel tour du propriétaire. Le Magic8 Lite reprend l’ergonomie de son prédécesseur. Une certaine simplicité pour la coque, avec seulement deux touches matérielles sur les tranches (volume et mise en marche) et les quelques éléments techniques habituels. Et un module photo légèrement protubérant, circulaire et centré pour éviter les déséquilibres. Il y a cependant trois changements notables par rapport au Magic7 Lite.
Le premier est design du module photo : il ressemble davantage à celui du Magic6 Lite avec une partie circulaire noire, où se trouvent les éléments photographiques (objectifs photo et flash), et une partie centrale assortie à la couleur du téléphone. En 2025, c’était l’inverse : la partie centrale noire avec les modules photo, et la partie extérieure assortie. Le module est toujours cerclé d’une partie crantée, telle la couronne d’une montre de luxe.
Le deuxième changement se trouve à l’arrière : le revêtement de certains coloris n’est plus brillant, mais mât, que ce soit la version brune, avec sa finition en similicuir, ou les versions noire et verte, avec leur finition verre fumé. Nous pensons que le Magic8 Lite est donc moins propice aux traces de doigt (c’est le cas de notre version de test). Les tranches, en polycarbonate, sont également mates, effet aluminium brossé.
Troisième changement : l’écran n’est plus incurvé, mais plat. Comme Xiaomi avec le Redmi Note 15 Pro, Honor revient donc sur un design moins premium, mais plus « lisible », puisque les contenus s’affichent plus mieux sur ce type d’écran. Le ratio d’écran ne change que très peu entre les deux : 19,8/9e pour le Magic8 Lite contre 18,85/9e pour le Magic7 Lite. La taille ne change pas non plus, passant de 6,78 pouces à 6,79 pouces. C’est toujours du verre renforcé en façade.
La prise en main est peut-être moins « naturelle » avec le Magic8 Lite, puisque les bordures sont plus anguleuses. Mais le smartphone gagne surtout en lisibilité, voire même en solidité face aux tracas du quotidien. Honor annonce d’ailleurs que le smartphone résiste à une chute de 2,5 mètres et est protégé contre la poussière, l'immersion et les jets d'eau à haute pression (IP68/69K). Il résiste aussi aux températures extrêmes. Il pèse le même poids et est aussi fin que son prédécesseur.
Une fois le smartphone allumé, vous arrivez sur MagicOS 9.0, basé sur Android 15. Nous connaissons bien cette version, puisqu’elle équipe le Honor 400, par exemple. Si vous cherchez une version plus récente, il faudra logiquement se tourner vers les terminaux haut de gamme, comme le Magic8 Pro, déjà commercialisé en Chine (et probablement en route pour l’Europe). Nous retrouvons ici tous les attributs habituels : double écran d’accueil, tiroir d’application désactivé, volets séparés pour les notifications et les réglages rapides, barre latérale pour le multifenêtre et écran « Discover ».
L’intelligence artificielle n’est pas un argument important dans ce téléphone. Vous y retrouvez quelques outils typiques de l’écosystème de Honor, comme Portail Magique, Texte Magique et le widget Suggestions IA. Vous avez aussi accès à des fonctions classiques, comme le résumé, la traduction, la transcription et la rédaction par IA. Sans oublier Gemini, installé par défaut.
Lors de la première mise en marche, vous devrez logiquement faire une énorme mise à jour. Celle-ci installe la dernière version de MagicOS. Nous l’avons installée entre la prise en main de début janvier et ce test. Et cela a eu deux conséquences. D’abord, le téléphone a été réinitialisé (attention à ne pas mettre de mot de passe sur le téléphone avant la mise à jour, car cela risque de le bloquer). Ensuite, l’interface a changé : une douzaine d’applications commerciales ont été ajoutées, ainsi qu’un dossier publicitaire. Et autant on peut se remettre d’une remise à zéro, autant la pub dans les interfaces, ça ne nous fait pas vraiment plaisir.
Et ça ne s’arrête pas là. Il y a plusieurs recommandations d’applications dans App Market. Et il y a « AppSelector ». Un vilain module système qui va générer des notifications pour vous forcer à installer d’autres applications. Et tant que vous n’êtes pas allé au bout du processus, la notification revient systématiquement. Nous sommes allés jusqu’à désactiver les notifications de ce processus tant elle nous parait intrusive. Nous comprenons que la publicité fait partie du modèle économique des smartphones abordables. Mais notre patience est mise à rude épreuve. Et nous espérons que cela n’arrivera jamais sur le haut de gamme.
Écran, performances et batterie
Restons en façade et abordons l’écran. Nous avons vu précédemment que cette dalle a changé physiquement. Mais elle reste techniquement assez proche. L’augmentation de la taille et le changement de ratio sont négligeables. La définition baisse très légèrement, mais reste autour de 1,5K. La résolution passe de 437 pixels par pouce à 427 pixels par pouce, avec un réglage qui permet de la baisser automatiquement pour réduire la consommation d’énergie. Jusque là, nous restons en terrain connu.
Nous restons cette année encore sur une dalle AMOLED LTPS dont la fréquence maximale de rafraichissement est de 120 Hz. Outre un mode économe à 60 Hz et un mode ultra fluide à 120 Hz, elle dispose d’un mode adaptatif. Puisqu’il ne s’agit pas d’une dalle LTPO, ce mode ne descend pas en dessous de 60 Hz et ne compte que trois paliers : 60 Hz, 90 Hz et 120 Hz. La fréquence de modulation PWM reste excellente : 3840 Hz.
La colorimétrie du Magic8 Lite est légèrement en dessous de celle du Magic7 Lite. Il y a deux profils : couleurs vives (par défaut) et couleurs naturelles. Avec le premier, le blanc tire vers le bleu (avec une température de 7252°), alors qu’il est quasiment parfait avec le second (6470°). Le Delta E moyen atteint 1,9, ce qui est un bon score. Mais il est plus élevé que celui qui Magic7 Lite (1,6). La température moyenne est excellente, à 6515°. Et le gamma moyen est à 2,2, avec une bonne séparation des nuances de gris.
Côté HDR, Honor ne propose que le standard HDR10+, alors que la concurrence propose des formats plus qualitatifs, notamment le Dolby Vision. C’est le genre de détail sur lequel nous aimerions que la marque sorte de sa zone de confort.
La luminosité de l’écran a encore été rehaussée. Officiellement, la dalle peut monter à 800 nits avec du contenu SDR et 1800 nits avec du contenu HDR, poussant jusqu’à 6000 nits en pointes locales selon certaines conditions. En mode manuel, la luminosité monte à 801 nits avec le profil « couleurs vives » et 756 nits avec le profil « couleurs normales ». C’est un très bon score, bien supérieur à celui du Magic7 Lite.
Sous le capot, nous retrouvons un Snapdragon 6 Gen 4, sorti en 2025. Il remplace le Snapdragon 6 Gen 1 qui ne nous a pas laissé une grande impression dans le Magic7 Lite. En passant au Snapdragon 6 Gen 4, bien plus récent, le Magic8 Lite gagne deux atouts. D’abord, il y a désormais un cœur plus rapide, pour donner un coup de boost, et un GPU 33% plus puissant. Ensuite, les connexions réseau sont plus modernes, avec l’arrivée notamment du WiFi 6 et du Bluetooth 5.2.
Le Snapdragon 6 Gen 4 est certes un SoC plus récent que le Snapdragon 6 Gen 1. Mais il joue toujours dans la même cour (avec les mêmes petits ralentissements désagréables en jeu). Les différences sur les performances du SoC sont minimes, hormis sur AnTuTu où le nouveau GPU fait vraiment la différence. En revanche, face au Snapdragon 6 Gen 3 du Galaxy A36, la différence est moins flagrante. Quand il est comparé au Dimensity 7400 Ultra que vous retrouvez dans le Redmi Note 15 Pro, le Snapdragon 6 Gen 4 est assez similaire.
Quand il est soumis à une forte pression, le Snapdragon 6 Gen 4 offre un bon comportement. Sans surprise, la stabilité est excellente, dépassant les 97 % dans tous nos tests. En outre, la température du smartphone est très bien maitrisée, puisqu’elle atteint 41°C au maximum, que ce soit sur la face avant, la face arrière ou les tranches.
Parlons maintenant autonomie. Nous l’avons signalé précédemment : ce téléphone est pourvu d’une batterie en silicium carbone de 7500 mAh, une capacité gigantesque, même par rapport au Magic7 Lite (6600 mAh), au Realme 14 Pro (6000 mAh) ou au Redmi Note 15 Pro (6580 mAh). De toute la concurrence direct, le Magic8 Lite a la plus grande batterie. Et si vous associez cette capacité avec une plate-forme frugale de Qualcomm, vous obtenez l’un des smartphones les plus endurants de sa catégorie.
Sur PCMark, le Magic8 Lite atteint les 19 heures et 30 minutes d’autonomie continue. Cela correspond à pratiquement 2 jours et demi en usage standard (web, réseaux sociaux, casual gaming, streaming, messagerie, appel). C’est une heure de plus que le Magic7 Lite. C’est deux heures de plus que le Redmi Note 15 Pro. Pour avoir mieux, il faut monter en gamme, avec le OnePlus 15 qui frôle les… 30 heures ! Les joueurs, quant à eux, peuvent compter sur une autonomie de 6 à 8 heures en fonction de la qualité des graphismes.
Une fois la batterie déchargée, nous passons à la recharge. Et dans ce domaine, vous n’aurez que peu de choix. En effet, le Magic8 Lite n’est pas compatible avec la charge sans fil. Vous devez donc passer par la charge filaire. Comme son prédécesseur, le Magic8 Lite accepte une puissance pouvant monter jusqu’à 66 watts. Avec notre fidèle chargeur Huawei 88 watts et le câble USB qui l’accompagne, le Magic8 Lite passe de 0 % à 100 % en 61 minutes (à quelques secondes près). Voici nos mesures intermédiaires :
- 10 mn : 21 %
- 30 mn : 58 %
- 40 mn : 74 %
- 60 mn : 99 %
Charger cette énorme batterie en une heure est une vraie performance. Il suffit de comparer avec le Redmi Note 15 Pro ou le Magic7 Lite : le Magic8 Lite est simplement plus efficace. Son débit moyen de charge est de 123 mAh par minute, avec une pointe à 158 mAh par minute. C’est plus rapide que le Magic7 Lite (115 mAh par minute, pointe à 158 mAh par minute) et le Redmi Note 15 Pro (en dessous des 100 mAh par minute avec une pointe à 125 mAh par minute). Et cela sans augmentation de la température interne.
Pour soigner la batterie, le Magic8 Lite propose plusieurs options : la charge intelligente, la charge limitée (avec le choix de la limite de charge entre 70 % et 90 %) et la charge sécurisée. La charge lente ou le contournement de charge ne sont pas proposés.
Photos, vidéo et audio
Côté photo, nous avons une impression de déjà-vu. En effet, Honor reprend à l’identique la configuration du Magic7 Lite pour la réintégrer dans le Magic8 Lite. Trois capteurs que nous avions déjà vus dans le Magic6 Lite. Offrons à Honor le bénéfice du doute : peut-être qu’en deux ans, les composants ont été mis à jour par leurs fournisseurs respectifs. Mais ils s’appuient sur les mêmes caractéristiques : taille, définition, ouverture, distance focale. L’expérience attendue est donc… identique. Voici les détails :
- Principal : capteur 108 mégapixels, objectif ouvrant à f/1.8, taille du capteur 1/1,67 pouce, autofocus à détection de phase, stabilisateur optique
- Panorama : capteur 5 mégapixels, objectif ouvrant à f/2.2, taille du capteur 1/5 pouce, angle de vue 110°
- Selfie : capteur 16 mégapixels, objectif ouvrant à f/2.5
Rester sur trois capteurs est un positionnement logique pour le Magic8 Lite. Cependant, il y avait pourtant tant de petites améliorations à apporter sans avoir besoin d’ajouter un module. Un autofocus multidirectionnel sur le module principal. Un autofocus sur le capteur selfie. Voire même reprendre le module ultra grand-angle du Honor 400. Mais non… Alors, que vaut cet ensemble ? Correct… mais sans plus.




Entrons plus dans le détail. En journée, les photos du capteur principal sont très flatteuses : nous avons des détails, de la lumière, du piqué et des textures. L’autofocus est assez lent, ce qui le rend inefficace sur les sujets en mouvement. En soirée, les photos sont assez bonnes quand la lumière est suffisante pour éviter d’utiliser le mode « clichés nocturnes ». Si la lumière devient faible, son usage devient alors utile.



En revanche, la colorimétrie du capteur principal est très froide en soirée, ce que nous constatons en photo, mais aussi en vidéo : les oranges deviennent jaunes, les jaunes blanchissent. En vidéo justement, le Magic8 Lite s’en sort honorablement, avec une bonne prise de son, même si elle est assez sensible au vent. En soirée, le module ultra grand-angle est victime de reflet sur les lentilles. Et comme le Redmi Note 15 Pro, le Magic8 Lite n’offre pas la possibilité de passer d’un module à un autre dans la même vidéo.


Le zoom lossless, qui monte à 3x, est aussi bon en journée qu’en soirée, permettant de pallier l’absence du mode macro. Le zoom numérique monte à 10x et c’est bien suffisant : au rapport maximal, le lissage des textures est prononcé. En soirée, le zoom numérique perd considérablement en piqué à partir du rapport 5x. Le mode cliché nocturne peut sauver quelques prises de vue en ne dépassant pas le rapport 5x. En vidéo, le zoom monte à 8x et, comme en photo, le bruit est présent très rapidement dès que nous dépassons le rapport 3x.


L’ultra grand-angle est, sans surprise, très moyen en journée et pas bon en soirée. Que ce soit en photo ou en vidéo. D’autant qu’il est curieusement incompatible avec le mode « clichés nocturnes ». Sans autofocus, les sujets en premier plan sont souvent flous. Et il est impossible de prendre une macro. Des remarques que nous avions déjà soulevées avec le Magic7 Lite. Le redressement des distorsions est bon.




Les portraits réalisés avec le capteur principal sont meilleurs en journée qu’avec le Magic7 Lite. Mais ils souffrent toujours d’un lissage systématique des textures, même quand les outils d’embellissement sont désactivés, et d’un contraste très prononcé. Ces défauts ne touchent pas le capteur selfie, dont les résultats sont bien plus naturels.



Finissons ce test avec l’audio. Le Magic8 Lite reprend ici aussi la configuration de son prédécesseur avec deux haut-parleurs : un principal logé dans la tranche inférieure et un secondaire caché dans l’écouteur téléphonique. Ce dernier profite d’une double sortie : vers l’avant et vers le côté, via une grille dans la tranche supérieure.
Cette configuration asymétrique est correcte, mais révèle un léger déséquilibre de puissance : on entend davantage le module principal. La puissance globale est bonne : 70 décibels quand le volume est à 50 % et 101 décibels quand il est poussé à 100 %. Les médiums sont évidemment très présents ici, même si les aigus parviennent à se faire entendre. Ce qui n’est pas le cas des basses qui sont presque imperceptibles sous la barre des 70 Hz.
MagicOS 9.0 intègre bien sûr HiSten, l’égaliseur maison que Honor partage avec Huawei, lequel n’est pas compatible avec les haut-parleurs, mais uniquement avec les accessoires externes (casque ou écouteurs). Il donne accès à un égaliseur complet et des profils audio selon les principaux types de musique. Il propose aussi un mode « audio spatial », mais ce n’est pas compatible avec tous les accessoires. Le Magic8 Lite intègre les codecs AAC, SBC, BLE, ainsi que le LDAC de Sony et la suite aptX (HD et Adaptive) de Qualcomm.
Alors, on achète ?
Le Magic8 Lite est un smartphone plaisant, avec de belles qualités, au niveau de la construction ou de la batterie. Oui, il est solide. Oui, il peut survivre à la majorité des accidents. Oui, il ne vous laissera pas tomber au bout d’une journée, même en utilisation intensive. Tout ce qui faisait la force du Magic7 Lite a été ici amélioré. Et cela justifie (presque) les 20 euros d’inflation sur le tarif.
Mais le Magic8 Lite ne sort pas de sa zone de confort. En photo, c’est peu ou prou la même chose, alors qu’il y avait moyen d’améliorer l’expérience sans rogner sur le Honor 400. Côté performance, il y avait moyen de choisir un SoC un peu plus nerveux, sans faire l’impasse sur les mises à jour d’Android. Et nous voyons le tournant amorcé par MagicOS vers davantage de pression publicitaire. De fait, le Magic8 Lite est pour nous moins bon que le Redmi Note 15 Pro, malgré d’évidents atouts.
Le Magic8 Lite est le digne successeur du Magic7 Lite et du Magic6 Lite. Même si nous constatons une évolution un peu plus marquée cette année qu'en 2025, elle reste encore très sage. Trop sage pour pouvoir se mesurer au Redmi Note 15 Pro, vendu au même prix. Certes, la proposition de Honor est plus résistante et plus endurante que la concurrence. Mais cela ne suffit pas à fournir une expérience complète.
- Le design assez élégant, mais à l'épreuve de la vraie vie
- L'écran très lumineux à bien calibré
- La bonne maitrise de la température
- L'autonomie très élevée et la recharge plutôt rapide
- L'égaliseur très complet et très pratique
- La belle brochette de codecs audio
- Le prix en légère augmentation
- L'arrivée massive de la publicité dans MagicOS
- Les ralentissements dûs aux faibles performances
- Le module ultra grand-angle toujours peu qualitatif
- La colorimétrie très froide du capteur principal
- La lenteur de l'autofocus du capteur principal
- Le bruit du zoom numérique et les reflets sur les lentilles en vidéo
- Le lissage des portraits du capteur principal

























