ChatGPT peut conduire une Toyota Corolla à votre place sans entraînement, la preuve
Pas besoin d’une IA spécialement entraînée à la conduite pour que votre voiture se déplace toute seule. ChatGPT suffit. Enfin presque. Trois ingénieurs ont mené une expérience amusante, mais prometteuse.

Les voitures qui se conduisent toutes seules, ce n’est pas nouveau. Démocratisé avec Tesla, les systèmes de type FSD (Full Self-Driving), ou d’autres pouvant gérer quelques paramètres du véhicule, se développent de plus en plus. Pas en Europe cela dit, le Vieux continent étant très frileux quand il s’agit d’autoriser les logiciels de conduite autonome. Ce qui n’empêche pas les robotaxis d’arriver sur les routes européennes.
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Dans tous les cas, les IA chargées de prendre le contrôle de la voiture à votre place sont entraînées pendant des milliers d’heures de manière à reproduire le plus fidèlement possible la conduite humaine. Pourtant, il s’avère qu’un grand modèle de langage accessible à tous comme ChatGPT, Claude ou Grok peut aussi se débrouiller avec un volant. C’est ce qu’on démontré les 3 ingénieurs Aditya Ramabadran,Tobias Gessler et Simon Mahns, qui se font collectivement appeler DrivingBench.
Vous pouvez demander à ChatGPT de conduire votre voiture
Pas de grand projet derrière leur expérience, les 3 amis voulaient juste savoir si c’était possible. « L’objectif n’était pas de démontrer qu’il est pratique de connecter ChatGPT à votre voiture pour qu’il vous conduise à destination. Il est très peu probable que les laboratoires aient spécifiquement entraîné les modèles à cet effet ou qu’ils disposent d’environnements réels impliquant la conduite d’une véritable voiture par ces modèles », résume Ramabadran.
We gave ChatGPT, Claude, and Grok control of a real Toyota Corolla 🚗, steering/gas/brakes, no human driving (just a foot over the brake).
Only one model was able to complete our entire driving course. Introducing DrivingBench. 🔥⌛️🏁 pic.twitter.com/HhukXrByus
— DrivingBench (@DrivingBench) September 21, 2026
DrivingBench a utilisé Comma, une IA open source permettant d’ajouter la conduite autonome sur les voitures qui n’en sont pas dotées. Concrètement, deux caméras filment la route et envoient les informations à un ordinateur qui fait tourner les modèles de langage chargés de diriger la voiture. Le groupe en a testé 4 : GPT-6 Astra, GPT-5.6 Sol, Claude Fable 5.1 et Grok 4.6. Le choix de la voiture s’est porté sur une Toyota Corolla, la plus utilisée avec Comma.
Gessler explique le déroulé de l’expérience : « Une personne était installée au volant avec un ordinateur portable, ou sur le siège passager, pour donner des instructions au [modèle de langage]. Ensuite, le conducteur doit appuyer sur un bouton du volant pour ordonner à la voiture de démarrer ; à partir de là, il s’agit essentiellement de surveiller le véhicule et de s’assurer que le modèle ne fonce pas dans un mur ou autre ». Le tout en gardant un pied sur la pédale de frein au cas où.
Des résultats mitigés, mais une preuve de concept tout de même
La requête utilisée par DrivingBench est étonnamment simple. Elle fait une peu moins de 600 mots, ce qui n’est pas beaucoup compte tenu de tout ce à quoi il faut faire attention lorsque l’on conduit. Après avoir trouvé un parking vide, l’équipe a installé des plots pour baliser un parcours simple, ainsi que le lieu d’arrivée. Elle a également dû batailler avec les IA qui refusaient de prendre le contrôle du véhicule, comme l’exige leurs conditions d’utilisation.
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L’astuce a été de leur faire croire que tout le dispositif faisait partie d’un environnement de test. Au final, seul GPT-6 Astra est parvenu au bout du parcours à son deuxième essai. Il a mis 5 minutes et 22 secondes pour cela, sachant qu’un humain aurait mis moins d’une minute. Claude Fable 5.1 a accompli 45 % de la distance totale à son 3e essai, tandis que GPT-5.6 Sol et Grok 4.6 se sont arrêtés respectivement à 6 et 10 % à leur 3e tentative.
Les résultats sont encourageants (rappelons que les IA utilisées n’ont pas reçu d’entraînement préalable à la conduite), mais ce n’est pas demain que ChatGPT et consorts conduiront à notre place. D’autant que pendant les tests, DrivingBench s’est rendu compte que ces modèles mettaient beaucoup de temps à se décider, parfois jusqu’à 20 secondes entre la réflexion et la réponse. Sauf que dans l’intervalle, la voiture continue d’avancer.
Source : 404 Media