Six mois seulement après la sortie du Reno15 Pro, Oppo lance (comme à son habitude) son successeur : le Reno16 Pro. S’il reprend en grande partie la formule de la génération précédente – et en particulier son nouveau format compact –, il intègre surtout des nouveautés matérielles et logicielles bienvenues qui le rapprochent encore davantage de la gamme Find X. À quel prix ? Et est-ce un véritable bond en avant ou davantage une évolution incrémentale ? Réponse dans ce test.

Ce n’est plus une surprise, Oppo renouvelle son catalogue tous les six mois à peu près. Le Reno15 Pro ayant été lancé en janvier dernier, c’est au tour du Reno16 Pro d’arriver sur le marché.
Les Reno, c’est la gamme d’Oppo qui veut allier prix abordable et expérience haut de gamme. Autrement dit, elle entend proposer le savoir-faire de la marque – comme la série emblématique Find –, mais sans que les utilisateurs n’aient à faire flamber leur carte bleue.
Avec le Reno15 Pro, Oppo avait deux objectifs : s’imposer de nouveau comme une référence sur le segment 700-900 euros et se démarquer grâce à un format compact mais toujours aussi qualitatif. Le pari était plutôt réussi. Mais le Reno16 Pro parvient-il à transformer l’essai ? Réponse dans ce test complet.
Prix et disponibilité
Le Reno16 Pro est d’ores et déjà disponible sur le site officiel d’Oppo et il se décline en deux couleurs : Blanc Pop et Starlight Black – la dernière étant la robe de notre exemplaire de test (à noter qu’elle existe en version Lamine Yamal Edition pour les fans de foot). Une seule configuration est proposée : 12 Go de RAM et 512 Go de stockage.
On regrettait l’augmentation du prix des smartphones chez la concurrence due à la crise des composants, mais le Reno16 Pro est frappé de plein fouet par l’inflation. Alors que le prix de vente conseillé de son prédécesseur, sorti six mois auparavant, s’élevait à 799 euros, celui du Reno16 Pro dépasse désormais la barre des 1 000 euros en culminant à 1 099 euros.
Pour autant, à l’heure où nous rédigeons ces lignes, le smartphone est proposé à 899 euros sur le site de la marque – soit 100 euros de plus que le prix de lancement du Reno15 Pro. Pour le moment, donc, Oppo limite la casse avec une inflation cohérente avec ce que propose la concurrence.
Et en parlant de la concurrence, elle ne manque pas : on peut citer le Realme GT 7 (800 euros), le Poco F8 Ultra (903 euros), le Galaxy S25 FE (929 euros), le Nothing Phone (3) (949 euros), le Xiaomi 17T Pro et le Honor 600 Pro (999 euros). Les flagships de la concurrence peuvent également être mentionnés, tels que le Pixel 10 (999 euros mais pour 256 Go), le Samsung Galaxy S26 (999 euros), le Xiaomi 17 (1 003 euros) et l’iPhone 17 (1 219 euros).
Voyons voir comment s’en sort le Reno16 Pro d’Oppo face à ces rivaux, bien que son principal rival semble être son prédécesseur. Mentionnons toutefois avant de passer aux choses sérieuses le contenu de la boîte : s’y trouve, en plus du smartphone, de la traditionnelle documentation et du non moins traditionnel éjecteur de carte SIM, un câble de charge USB-A vers USB-C.

Design et interface
Le Reno16 Pro ressemble énormément à son prédécesseur, puisqu’il reprend, lui aussi, l’ensemble des codes ergonomiques des anciennes générations. Le smartphone arbore une conception monobloc et un châssis en aluminium brossé. Au dos, le module photo carré dans le coin supérieur gauche est intégré à la coque.

En façade, son capteur selfie prend la forme d’un poinçon centré en haut de l’écran et son capteur d’empreinte est situé relativement bas. Les bordures sont plutôt fines, les coins arrondis. Le Reno16 Pro est certifié IP69K contre l’eau et la poussière.

Mais le Reno16 Pro adopte surtout le format compact (151,21×72,42) de son prédécesseur, mais gagne un peu en épaisseur : le modèle Starlight Black fait par exemple 8,2 mm d’épaisseur, contre 8,13 mm pour le plus épais des deux déclinaisons de Reno15 Pro (le Bleu Aurore). Il est en revanche moins lourd : 185 g, contre 187 g pour les plus légers des deux modèles.
Le bloc photo a été quelque peu remanié : le capteur ultra grand angle et le Dual 2020 flash ont été intervertis et davantage espacés l’un de l’autre.

Sur la tranche droite du smartphone se logent le bouton d’un seul tenant pour le volume, ainsi que le bouton d’alimentation. Quant à la tranche gauche du smartphone, elle abrite une nouveauté sur la gamme Reno : le Snap Key. Présent sur le Find X9 Ultra, il s’agit d’une sorte de bouton Action personnalisable, nous y reviendrons. Sur la tranche du haut, on retrouve également l’émetteur infrarouge permettant de transformer le téléphone en télécommande pour votre télévision.

Ça, c’était pour le tour du propriétaire. Une fois qu’on entre, on rencontre la maîtresse de maison : ColorOS 16, la surcouche d’Oppo basée sur Android 16. Nous l’avons déjà testée avec le Find X9 Ultra, puis avec le Reno15 Pro. Elle s’organise là encore de la même manière : double écran d’accueil, volets différenciés pour les réglages rapides et les notifications, tiroir d’application… Nous ne nous attarderons donc pas davantage dessus.

Ajoutons seulement qu’Oppo n’a pas fait d’efforts sur le nombre d’applications marketing préinstallées : c’était déjà beaucoup avec le Reno15 Pro, ça l’est d’autant plus avec son successeur qui a vu son prix de vente conseillé exploser.
Enfin, comment ne pas évoquer l’IA, alors même que le Reno16 Pro est présenté comme un « OPPO AI Phone » ? Comme son prédécesseur, il reprend globalement l’offre du Find X9 Ultra. On retrouve Mind Space, un centre de souvenirs personnels, accessible par défaut via le bouton Snap Key – qui peut également être réattribué pour basculer du mode sonnerie au mode vibration ou silencieux, pour activer Ne pas déranger, l’Enregistreur, la Lampe torche, la Traduction ou faire une Capture d’écran.
Comme sur le Find X9 Ultra, l’AI Studio a disparu, mais les outils classiques comme le Rédacteur IA, la Traduction IA et AI VoiceScribe demeurent. Surtout, le Reno16 Pro intègre même un nouvel outil : Mind Pilot. Il s’agit d’un chatbot IA quatre en un puisque vous pouvez sélectionner le modèle que vous préférez entre Mind Space, Gemini, Perplexity et GPT. Côté photo aussi on retrouve des fonctions IA, comme celles baptisées Collage remixé IA et Collage de mise en relief.
D’autres fonctions IA viennent avec ColorOS 16 : la traduction de Menu, la gestion de vos dépenses, le scan de document et l’extraction des informations. Et, sans grande surprise, Gemini complète l’expérience IA du Reno16 Pro.
Pour le Reno16 Pro, Oppo promet 5 ans de mise à jour et 6 ans de patch de sécurité.
Écran, performances et batterie
Intéressons-nous maintenant à l’écran. Il s’agit du même format de 6,32 pouces que le Reno15 Pro, avec une résolution FHD+, mais son taux de rafraîchissement maximal est de 144 Hz, contre 120 Hz pour la génération précédente.
Cette fréquence d’actualisation de l’écran peut être modifiée pour préserver la batterie ou exploiter son plein potentiel, mais l’usage du 144 Hz reste limité. Surtout, nous ne sommes toujours pas sur du LTPO.
Passons maintenant à la colorimétrie de l’écran : elle est excellente. Sur les trois modes (Standard, Naturel et Vif) proposés par l’appareil, le gamma est parfait : 2,2. Le schéma de couleurs Standard est toutefois le meilleur, en témoigne son delta E moyen excellent : 1,6 (contre 1,9 et 3,2 respectivement pour les deux autres). C’est encore mieux que le Reno15 Pro !
Le blanc affiche une couleur de 6 798°, tout comme la température moyenne. Ça tire un peu sur le bleu – moins qu’avec les deux autres modes –, mais reste relativement proche des valeurs idéales. Du côté de la température, le Reno16 Pro fait donc un peu moins bien que son prédécesseur.
Côté luminosité, Oppo promet un pic à 3 600 nits. Avec notre sonde, nous avons enregistré une luminosité maximale en mode manuel de 597 à 605 nits selon les profils colorimétriques. La luminosité adaptative permet de pousser jusqu’à 621 nits. C’est une mesure suffisante pour profiter de son smartphone en extérieur.
Place maintenant aux performances. Le Reno16 Pro est doté d’une puce MediaTek Dimensity 8550 Super, qui succède au Dimensity 8450 des Reno14 Pro et Reno15 Pro. La plateforme est soutenue par 12 Go de mémoire vive, ainsi que 12 Go de RAM virtuelle activés par défaut – mais que vous pouvez réduire, voire désactiver.
Comme le Reno15 Pro, il est incapable de rivaliser avec des smartphones équipés d’un Snapdragon 8 Elite Gen 5 – et c’est normal. Il surpasse toutefois les téléphones dotés d’un Snapdragon 7 Gen 4, comme le Motorola Edge 70. L’Exynos 2400 du Galaxy S25 FE prend majoritairement le dessus, tout comme le Dimensity 9400e du Realme GT 7. Et vis-à-vis de son prédécesseur, le Reno16 Pro prend l’avantage sur seulement deux tests : Sling Shot et le généraliste Antutu. Autrement, tous ses résultats sont légèrement en deçà.
Comme pour la génération précédente, déjà victime du fameux syndrome « ZenFone 10 », le Reno16 Pro est fortement sujet à la chauffe, malgré sa chambre à vapeur HyperCool : on monte facilement au-dessus des 45°C lorsque le smartphone est poussé dans ses retranchements – la température la plus haute que nous ayons enregistrée avec notre caméra thermique ayant culminé à 56,9°C.
Fatalement, cela a une incidence sur la stabilité des performances : elle s’est établie entre 35,8 % et 44,1 %. On attendait mieux de la plateforme. Encore une fois, elle n’est, de fait, pas la plus adaptée à du gaming intensif et ce malgré des efforts en la matière, comme l’intégration d’un Assistant de jeu. De plus, elle est gourmande et ça se ressent au niveau de l’autonomie.
Sous le capot, le Reno16 Pro embarque une batterie d’une capacité de 6 000 mAh – c’est moins que son prédécesseur, pourtant plus fin. Et la plateforme n’a visiblement pas pu être optimisée en six mois : le test PCMark a enregistré une autonomie continue jusqu’à ce que le téléphone atteigne 20 % de batterie de 10 h 17 minutes (contre 11 h 40 pour le Reno15 Pro). On peut traduire ce résultat par un peu moins d’une journée et demie d’utilisation standard.
L’autonomie n’est donc toujours pas du même niveau que la concurrence : pour n’en citer que deux, le Poco F8 Ultra taillé pour le gaming a tenu 21 heures 40 et le Xiaomi 17T Pro 23 heures 59 sur le même test. Même le Realme GT 7, moins cher que le Reno16 Pro à son prix de lancement, a enregistré 21 heures 38.
Concernant la recharge, le Reno16 Pro est compatible avec la charge rapide SuperVOOC 80 W. La charge sans fil n’a pas fait son retour avec cette génération, mais la vitesse de charge très efficace suffit à contrebalancer cette absence. Selon la marque chinoise, la batterie du Reno16 Pro est capable de passer de 1 à 100 % en 56 minutes. Pour vérifier cela, nous nous sommes munis de notre chargeur SuperVOOC 100 W. La promesse est tenue – mais il faut toutefois veiller à activer le Chargement rapide intelligent, autrement on est à 1 heure 10 avec ce même chargeur. Le smartphone récupère 50 % de sa batterie en moins de 30 minutes. Voici quelques étapes intermédiaires :
- 10 min : 23 %
- 30 min : 53 %
- 50 min : 85 %
- 56 min : 100 %
Pour préserver votre batterie, le Reno16 Pro propose plusieurs options, comme l’Optimisation en veille qui permet à votre téléphone de moins consommer lorsque vous dormez, la Charge intelligente, la Limite de charge personnalisée ou encore celle permettant de Reprendre la charge à 95 %. Avis aux joueurs : même si le Reno16 Pro n’est pas le terminal le plus optimisé pour du gaming intensif, il propose toutefois une Charge de contournement bienvenue.
Photos, vidéo et audio
Puisqu’on ne change pas une équipe qui gagne, le Reno16 Pro reprend la très bonne configuration photo de son prédécesseur, ce qui en fait un photophone polyvalent. Voici la configuration exacte :
- Capteur principal : 200 MP, 1,56 pouce, ouverture à f/1.8, stabilisation optique
- Capteur ultra grand angle 50 MP, ouverture à f/2.0, autofocus
- Téléobjectif 50 MP, ouverture à f/2.8, stabilisation optique, zoom optique 3,5x
- Caméra selfie 50 MP, ouverture à f/2.0, autofocus
Le capteur principal offre des clichés de très bonne facture : les couleurs sont naturelles, les textures (même complexes) bien restituées, la netteté est remarquable, la plage dynamique large et le niveau de détail impressionnant. Les photos du chiot ci-dessous l’incarne parfaitement : le piqué au niveau de sa fourrure est très bon, le flou d’arrière-plan est très bien géré, la texture de sa truffe est bien reproduite, tout comme celle de l’écorce, et si l’on va jusqu’à zoomer dans l’œil du modèle, on y voit la photographe.

De nuit, bien que l’on perde fatalement un peu en détails, les photos que livre le capteur principal sont aussi très convaincantes. Le mode nuit n’est même pas indispensable, il offre toutefois une meilleure gestion des sources lumineuses et davantage de contraste. En témoigne l’exemple ci-dessous : sans mode nuit, le cliché reste exploitable, mais la lumière est brûlée – ce qui n’est pas le cas avec le mode nuit.


Passons désormais au téléobjectif : il se débrouille très bien. Comme sur le Reno15 Pro, les couleurs sont un peu plus ternes qu’avec le capteur principal, mais le piqué est vraiment très bon. Puisqu’il s’agit de la même configuration : on a un zoom optique 3,5x. C’est ensuite le zoom numérique qui prend la relève jusqu’au rapport 120x – tandis que le zoom 7x garde une qualité « lossless ».
Dans les faits, les zooms 3,5x et 7x sont très bons. On peut monter jusqu’au rapport 10x pour des photos exploitables.





Mais, au-delà, le lissage s’accentue progressivement jusqu’à faire perdre son authenticité au cliché – à cause d’un effet peinture à l’huile et déformant.



De nuit, le téléobjectif perd en pertinence. Même le smartphone le sait : quand on regarde dans les données EXIF de nos photos, les clichés pris avec les rapports 3,5x ou 7x affichent une focale f/1.8, qui est celle du capteur principal : c’est avec ce dernier que l’appareil prend la photo pour ensuite la recadrer au centre pour donner l’illusion d’un cadrage 3,5x. Malgré cela, quand bien même le mode nuit est activé, on obtient une image plus sombre, plus floue également et avec pas mal de bruit.


Passons maintenant au mode Portrait et aux selfies. Pour les Portraits, le Reno16 Pro mise sur son capteur principal, ainsi que sur le zoom optique 3,5x de son téléobjectif. Le bokeh est plutôt bien géré, tout comme le détourage, qui est plutôt précis (malgré quelques mèches de cheveux récalcitrantes) et ne paraît pas trop artificiel. Le niveau de détails est impressionnant : on distingue les différentes couleurs de l’iris, les vaisseaux dans le blanc de l’œil, les rougeurs, les grains et pores de la peau…

Le capteur selfie, qui dispose d’un ultra grand angle, n’est pas en reste : il offre là aussi un très beau niveau de détails et les compliments précédemment faits au mode portrait s’y appliquent également. De nuit, inévitablement, on perd un peu en détail et on gagne un peu en flou, mais cela reste très convaincant.

Terminons avec le module qui est habituellement le parent pauvre des configurations photo : l’ultra grand angle. Celui du Reno16 Pro offre des résultats très satisfaisants : la cohérence colorimétrique avec le capteur grand angle est plutôt bien respectée et l’effet de distorsion aux extrémités – propre à ce type de module – est bien géré. Le niveau de détails est aussi très bon : sur la photo ci-dessous on distingue aussi bien les câbles des poteaux électriques que leur architecture, et cela vaut également pour l’herbe ou les pétales des tournesols.


C’est aussi l’ultra grand angle qui gère les macros et, en journée, il se débrouille à merveille dans ce domaine : sur la photo de la fleur blanche, on voit toutes les nervures des pétales, comme s’il s’agissait de dentelle. Pour la fleur fuchsia, on distingue bien les pistils, mais on voit surtout les grains de pollen, déposés sur les pétales, qui les auréolent.

En soirée, l’ultra grand angle est bien moins convaincant : la netteté n’est pas sa qualité première. Le mode nuit paraît indispensable et, même avec, il fait pâle figure à côté du capteur principal.


Pour les macros de nuit, il faut que la lumière soit suffisante pour obtenir des résultats convaincants – autrement, ils deviennent rapidement flous. Il vaut peut-être même mieux utiliser le capteur principal dans des conditions lumineuses trop « dégradées » pour la Macro.

L’Éditeur IA peut rectifier un peu le tir (Améliorer la netteté, Supprimer le flou, Supprimer les reflets…), mais avec un côté assez artificiel.

Pour la vidéo, le Reno16 Pro s’en sort très bien : comme son prédécesseur – après tout, c’est la même configuration. Évidemment, le capteur principal est celui qui s’en sort le mieux, mais le téléobjectif n’est pas en reste – en journée du moins et jusqu’au rapport 10x : en soirée, du bruit est présent. Et l’ultra grand angle ne démérite pas. Vous pouvez enregistrer des séquences jusqu’en 4K 60 fps, y compris avec la caméra selfie. La captation audio est bonne, bien que le vent puisse la perturber.
Le Reno16 Pro offre une bonne expérience audio, avec une scène sonore plutôt large. Il propose une configuration asymétrique et, comme souvent, on observe un petit déséquilibre, le haut-parleur situé à côté du port de charge dominant. Il propose plusieurs effets sonores et un égaliseur personnalisable à 10 bandes pour les mélomanes – tandis que les néophytes pourront trouver leur bonheur parmi plusieurs profils prédéfinis.
Alors, on achète ?
Le Reno16 Pro tente de transformer l’essai du Reno15 Pro, qui avait opéré un passage au format compact presque sans compromis. Mais c’est sur l’IA que le modèle semble davantage s’inspirer de l’offre du Find X9 Ultra que celle du Reno15 Pro (à son lancement, du moins).
Le terminal apporte aussi sa pierre à la vitrine du savoir-faire d’Oppo au sein de la gamme Reno : il y inaugure le bouton Snap Key et propose des nouveautés logicielles, comme Mind Pilot ou encore la fonction Collage remixé IA.
Mais au-delà de reprendre les atouts du Reno15 Pro et de pousser les curseurs afin de proposer une belle évolution, le Reno16 Pro conserve aussi les points bloquants de son prédécesseur : sa stabilité n’excède pas les 45 %, sa chauffe dépasse les 56°C et son autonomie est en dessous de la moyenne de la concurrence.
En parlant de la concurrence, il y a du beau monde et c’est d’ailleurs sensiblement la même que pour le Reno15 Pro, sorti six mois auparavant. C’est donc d’autant plus difficile pour le Reno16 Pro de se démarquer. Surtout, ce dernier souffre d’un gros point noir : son prix de vente conseillé. Il enregistre une inflation de 300 euros par rapport à celui du Reno15 Pro.
Il dépasse ainsi la barre symbolique des 1 000 euros, alors même que la gamme Reno est censée permettre aux utilisateurs de profiter du savoir-faire d’Oppo sans casser leur tirelire – en comparaison avec la gamme premium Find X. Le rapport qualité-prix – qui n’était déjà pas si exceptionnel avec le Reno15 Pro – est dès lors fortement impacté.
Même son prix de lancement à 899 euros ne suffit pas à le rendre beaucoup plus attractif : il a fallu que le Reno15 Pro passe sous la barre des 600 euros pour enfin devenir intéressant… Alors même si le Reno16 Pro est un très bon smartphone compact, qui offre une expérience complète et plutôt équilibrée, mieux vaut vous tourner vers son prédécesseur.
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