Peu avant le printemps, Motorola a lancé le successeur de l’Edge 60 Fusion, logiquement baptisé Edge 70 Fusion. Un terminal qui entend proposer une expérience complète au quotidien, mais à un prix contenu. Coque renforcée, coloris élégant, interface équilibrée… Sur le papier, le Motorola Edge 70 Fusion est un smartphone milieu de gamme séduisant. Mais en pratique, qu’en est-il ? On l’a testé pour vous.

Motorola est une marque qui a à cœur de proposer un riche catalogue de smartphones, capables de répondre aux besoins des utilisateurs, mais aussi de correspondre à toutes les bourses. Du haut de gamme au plus abordable, il y en a pour tous les goûts. La filiale de Lenovo a, par exemple, officialisé quatre nouveaux modèles pour renouveler sa gamme Moto G en avril dernier.
Ce n’est pas cette série qui nous importe ici, mais la gamme Edge 70 : nous avons déjà testé le Motorola Signature qui remplace l’Edge 50 Ultra et l’Edge 70 standard. C’est désormais au Motorola Edge 70 Fusion d’être passé au crible de notre analyse.
Prix et disponibilité
Sorti en mars 2026, le Motorola Edge 70 Fusion est d’ores et déjà disponible chez Motorola ainsi que chez tous les revendeurs partenaires. Il se décline en quatre coloris : PANTONE Orient Blue, PANTONE Sporting Green, PANTONE Country Air et PANTONE Silhouette – notre exemplaire de test.
Une seule configuration de stockage (que vous pouvez étendre) est proposée : 8 + 256 Go. En revanche, vous pourrez choisir entre une batterie de 5 200 mAh et une batterie de 7 000 mAh. Là où le bât blesse, c’est au niveau du prix. Comme de nombreux smartphones concurrents, le Motorola Edge 70 Fusion est victime d’une hausse de prix par rapport à la génération précédente.
En étant proposé à un prix de vente conseillé de 479 euros, l’augmentation par rapport au Motorola Edge 60 Fusion est de 80 euros. Notons aussi – même s’il ne s’agit là que d’un détail – que la coque de protection assortie a été troquée contre une coque transparente très sensible aux traces de doigts, mais qui a au moins le mérite d’exister. En plus de cette dernière et du smartphone, la boîte contient aussi les notices habituelles, l’extracteur de SIM et un câble USB-C vers USB-C.

Le rapport qualité-prix en prend un coup, mais replacé dans la conjoncture actuelle avec des augmentations chez quasiment toute la concurrence, l’impact est relativement contenu. Et des rivaux sur ce segment, il y en a. Avec l’inflation, le Motorola Edge 70 Fusion se situe dans un entre-deux tarifaire.
Parmi les concurrents moins chers – mais dont les prédécesseurs étaient les concurrents directs du Motorola Edge 60 Fusion, on peut citer le Redmi Note 15 Pro 5G de Xiaomi, qui reste à 399 euros ou encore le Magic8 Lite de Honor, également à 399 euros. Le Motorola Edge 70 Fusion fait aussi le pont entre les deux modèles de la gamme Nothing Phone (4a) en termes de prix, la version standard étant à 360 euros et la déclinaison Pro étant à 499 euros (mais pour 128 Go de stockage).
Parmi ses rivaux plus onéreux, on peut mentionner le Samsung Galaxy A37 (449 euros en 128 Go et 529 euros en 256 Go), et on pourrait même pousser jusqu’au Pixel 10a avec ses 549 euros (mais attention, pour 128 Go de stockage).
Design et interface
Commençons le tour du propriétaire par ce qui se voit en premier : le design. Avec cette nouvelle génération, Motorola réitère sa singularité par rapport à la concurrence qui mise aujourd’hui d’avantage sur le plat : les quatre côtés de l’Edge 70 Fusion sont incurvés.
Le Motorola Edge 70 Fusion est un peu plus grand que son prédécesseur : on retrouve un écran de 6,78 pouces, contre 6,67 pouces pour l'Edge 60 Fusion. Mais il est un peu plus fin : 7,21 mm contre 7,95. Il pèse aussi un gramme de moins : 177 contre 178. À l’arrière, on retrouve un dos estampillé d'un M et avec une finition inspiré du lin ou du nylon. Cette texture spécifique, en plus d’être agréable au toucher, rend le Motorola Edge 70 Fusion très peu sujet aux traces de doigts. Quant au cadre, il est en plastique – trahissant ainsi le positionnement milieu de gamme du terminal.

Cette année, la protubérance du bloc photo – toujours intégré dans le dos de l’appareil – est d’autant plus assumée qu’elle est sertie d’un chanfrein métallisé. Cela rend le module moins discret que celui de son prédécesseur, mais la subtilité demeure face au parti pris ostentatoire que l’on retrouve chez certains concurrents chinois. Autre différence avec l’Edge 60 Fusion : le module a été quelque peu décalé vers la droite.

Le Motorola Edge 70 Fusion est doté de deux micros et il embarque également deux haut-parleurs stéréo et est compatible Dolby Atmos – c’est par ailleurs estampillé sur la tranche haute du terminal. En façade, on retrouve un poinçon centré pour le capteur selfie, mais également lecteur d’empreinte sous l’écran – qui aurait peut-être gagné à être placer un peu plus haut.

La texture de son dos, ses bords incurvés, sa légèreté et sa finesse en font non seulement un smartphone au design élégant, mais aussi un appareil à la prise en main des plus agréables. Et comme pour le Motorola Edge 60 Fusion, la marque a misé sur la durabilité, puisque l’on retrouve les certifications IP68, IP69 et MIL-STD-810H. L’écran est aussi protégé par le verre Gorilla Glass 7i de Corning.
Passons désormais à l’interface du Motorola Edge 70 Fusion : elle repose sur la surcouche Moto UI, basée ici sur Android 16. Elle est fluide, stable et plutôt personnalisable.
On y retrouve des éléments familiers pour les utilisateurs habitués aux smartphones Android : deux écrans d’accueil, un tiroir d’applications doublé d’un volet « Flux d’actualité » si l’on glisse vers la gauche, ainsi qu’un volet de notifications – ici fusionné par défaut avec les réglages rapides.
De nombreuses applications sont préinstallées, ce qui peut créer de l’encombrement – pour ne pas dire de la pollution – à cause des doublons et d’applications commerciales. Quelle nécessité, par exemple, d’avoir deux navigateurs (Chrome et Opera) sur son smartphone ? Parmi les applications de partenaires commerciaux présentent d’emblée sur l’interface, on retrouve plusieurs réseaux sociaux (TikTok, Facebook, Instagram ou encore LinkedIn), mais aussi Booking ou Amazon Music. Et ce n’est pas le seul endroit où la publicité est légion : le tiroir d’applications ou certaines applications en abritent quelques-unes sous forme de « recommandations ».
Aux abonnés absents, en revanche : une application de galerie photos. Motorola a fait le choix de s’appuyer uniquement sur Google Photos. Pour l’édition – notamment la retouche générative –, il faudra donc vous en contenter.
Évidemment, nous ne pouvons plus parler aujourd’hui de smartphone, même milieu de gamme, sans aborder le volet IA tant cette technologie s’est démocratisée. L’IA se manifeste sous différentes formes au sein du Motorola Edge 70 Fusion. Premièrement, l’interface du smartphone propose trois applications d’IA partenaires – on vous parlait de doublons à l’instant, c’en est encore un exemple –, à savoir : Perplexity, Gemini et Copilot. Gemini peut être invoqué directement avec un appui prolongé sur le bouton de verrouillage.
Mais le Motorola Edge 70 Fusion possède également sa propre IA : moto ai. Vous pouvez y accéder via une barre de recherche localisée en bas de l’écran lorsque vous ouvrez le tiroir d’applications, ou directement via son application dédiée. Cette dernière recense les différentes fonctionnalités de l’IA maison de Motorola qu’elle distingue selon deux catégories : les outils de productivité et ceux de créativité. Dans la première, on retrouve les fonctionnalités Prends des notes, Mémorise, Demandez ou recherchez et Débriefe-moi.
Quant à la seconde, elle recense les fonctions d’IA générative d’images (Image Studio) et de playlists (Playlist Studio). Pour bénéficier de la seconde (qui repose sur une initiative plutôt originale), il est nécessaire de posséder un compte Amazon Music. Certaines fonctions sont soumises à des restrictions, comme des limites se manifestant sous la forme de « crédits » ou le fait de disposer d'un compte Moto.
L’algorithme de moto ai intervient également au niveau du traitement des photos en en optimisant les couleurs, luminosité, bruit… Il apprend également de vos préférences : pour la fonction Esthétique, il analyse vos photos préférées pour ajuster automatiquement chaque nouveau cliché. Nous développerons dans le volet photo de ce test ce que donne concrètement ce traitement IA.
Écran, performances et batterie
Intéressons-nous à l’écran désormais : le Motorola Edge 70 Fusion est doté d’une dalle Extreme AMOLED 1,5K et il prend en charge la technologie HDR10+. Nous sommes sur une résolution Super HD, avec un ratio de 91,50 %. Alors que son prédécesseur était passé d’un taux de rafraîchissement maximal de 144 Hz à 120 Hz, le Motorola Edge 70 Fusion fait le chemin inverse : retour à un taux maximal de 144 Hz – avec une nuance toutefois : c’est uniquement avec le mode jeu.
Le terminal vous permet de moduler le taux de rafraîchissement selon trois options liées à la consommation d’énergie : Intelligent et équilibré (pour une consommation modérée), Ultra fluide (pour l’expérience la plus fluide possible, mais induisant la consommation d’énergie la plus élevée) et Efficacité avant tout (proposant une expérience fiable, mais limitant la consommation et donc le taux de rafraîchissement à 60 Hz, contre 120 Hz pour les deux autres options).
L’heure est maintenant venue de nous intéresser à la colorimétrie de l’écran : nous nous sommes donc munis de notre fidèle sonde pour étudier les trois profils colorimétriques proposés par le Motorola Edge 70 Fusion – à savoir couleurs naturelles (qui offre la plus grande « authenticité »), lumineuses et éclatantes.
Les deux premiers tirent vers le jaune avec un blanc situé autour de 6 300°. Le dernier affiche une prépondérance de bleu, son blanc culminant à 7 098 °. La colorimétrie du Motorola Edge 70 Fusion est satisfaisante, sans être excellente – malgré la précision colorimétrique Pantone™ Validated, la prise en charge du DCI-P3 en 10 bits.
C’est le profil couleurs naturelles qui est le plus équilibré (alors même que ce n’est pas celui par défaut), avec une température moyenne à 6 315° et un delta E moyen de 2,6 (sachant qu’en dessous de 3, c’est excellent). En revanche, là où le bât blesse, c’est par rapport au gamma moyen, qui chute à 2,0, décrochant au niveau des teintes de gris. Mais il est parfait avec le profil couleur éclatantes ; en revanche, là, c’est le delta E moyen qui en prend un coup en étant à 4.
Côté luminosité, la filiale de Lenovo annonce un pic à 5 200 nits. En mode manuel, la luminosité maximale que nous avons mesurée se situe entre 482 et 496 nits selon le profil colorimétrique. C’est peut-être un peu juste pour profiter confortablement de son smartphone en extérieur sous un soleil de plomb.
Notons que le Motorola Edge 70 Fusion propose plusieurs fonctionnalités plutôt sympathiques liées à l’écran, comme celle baptisée sobrement Bords illuminés qui, si elle est activée, fait s’éclairer les bords de la dalle lorsqu’une notification est reçue. Le terminal dispose également de deux options destinées à la Protection des yeux : l’Éclairage nocturne et la Prévention des scintillements dans les environnements sombres.
Sous le capot se trouve un Soc de Qualcomm : le Snapdragon 7s Gen 3. Il s’agit d’une puce que l’on retrouvait notamment chez la concurrence du Motorola Edge 60 Fusion l’an dernier. Lorsque l’on compare les résultats de nos tests de smartphones équipés d’un Snapdragon 7s Gen 3, on note que l’optimisation entre les différents composants est généralement meilleure sur le Motorola Edge 70 Fusion – et heureusement puisque les autres modèles datent de l’an dernier. Il n’y a que le Fairphone 6 qui se démarque, à part sur le généraliste Antutu.
On est loin d’un monstre de puissance, mais il s’agit d’un processeur très honorable. Un Snapdragon 8 Elite aurait été démesuré pour équiper un smartphone comme le Motorola Edge 70 Fusion : c’est un smartphone milieu de gamme, conçu pour le quotidien. Et le Snapdragon 7s Gen 3 suffit largement pour profiter d’une expérience fluide (multitâche, bureautique, streaming…).
Cette fluidité est permise par l’extrême stabilité de la puce justement, qui ne souffre pas de saccades liées à la surchauffe inhérente aux processeurs ultra-performants : nos tests les plus exigeants (stress tests) ont tous enregistré une stabilité supérieure à 99,2 %. Ne nous leurrons pas : le Motorola ne pourra pas se substituer à une console portable pour des jeux gourmands comme Genshin Impact. Vous pourrez néanmoins jouer dessus, à condition de rogner sur la qualité des graphismes pour privilégier la fluidité d’une expérience à 60 FPS.
Motorola promet jusqu’à 39 heures grâce à sa batterie de 5 200 mAh. L’objectif affiché ? Que l’autonomie ne soit pas un frein dans votre quotidien, que ce soit pour discuter avec vos proches, pour regarder vos séries préférées en streaming ou pour écouter vos playlists.
Le test PCMark, qui simule un usage quotidien (bureautique, navigation web, édition, streaming…), enregistre 15 heures d’autonomie continue – tout en sachant que ce test s’arrête lorsque le smartphone arrive à 20 % de batterie. On peut traduire ce résultat par quasiment deux journées d’utilisation standard. Notez que cette donnée est purement indicative : les options activées, celles désactivées ou encore la prédominance d’une certaine activité sur d’autres pouvant faire varier l’endurance.
À la capacité de la batterie s’associe la vitesse de charge. Le Motorola Edge 70 Fusion est compatible avec la charge TurboPower 68 W. Nous nous sommes donc équipés de ce chargeur Motorola pour redonner vie à notre exemplaire de test. Résultat : il a mis un peu plus de 40 minutes pour passer de 0 à 100 % de batterie. Voici toutefois quelques étapes intermédiaires :
- 10 min : 32 %
- 20 min : 55 %
- 30 min : 75 %
- 40 min : 93 %
Et cela, c’est sans le Boost de charge qui est désactivé par défaut. Notez que, selon la filiale de Lenovo, le Motorola Edge 70 Fusion est censé récupérer suffisamment d’énergie en 10 minutes de charge TurboPower pour que vous puissiez tenir toute la journée. Cela paraît un peu léger pour toute la journée, vu les étapes intermédiaires détaillées ci-dessus. Mais avec le Boost de charge activé, c’est cohérent.

Enfin, comme la plupart des chargeurs aujourd’hui, le Motorola Edge 70 Fusion dispose d’une fonction de Protection de la batterie avec deux options qui limitent régulièrement la charge à 80 % : la Planification intelligente (l’IA apprend de vos habitudes) et la Planification manuelle (vous déterminez des heures spécifiques).
Photo, vidéo, audio
Place à la partie multimédia de ce test. Commençons par le volet photo. Dans ce domaine, le Motorola reprend presque la même configuration que son prédécesseur, à ceci près que le capteur Sony LYTIA passe de la version 700C à la 710. La voici en détail :
- Principal : capteur Sony LYTIA 710 de 50 mégapixels, objectif ouvrant à f/1.8, stabilisateur optique
- Ultra grand angle de 13 mégapixels, objectif ouvrant à f/2.2, angle de vue 120°, avec un mode Macro
- Selfie : capteur 32 mégapixels, objectif ouvrant à f/2.2
Quant au quatrième et dernier capteur, ce n’est (malheureusement) pas un téléobjectif, mais un capteur de luminosité 3 en 1.

Là encore, le Motorola Edge 70 Fusion est bon en photo, mais il ne fait pas de zèle. Il s’en sort très bien sur de nombreux points, mais quelques bémols viennent nuancer le tableau. Commençons par ceux-ci. On note toujours un traitement IA important, qui cause un décalage entre la prévisualisation de la photo et le résultat final : il suffit de prendre un cliché et d’y accéder directement pour le voir se métamorphoser sous nos yeux.
Et c’est à double tranchant : parfois, il permet d’améliorer la prise de vue ; d’autres fois, il est excessif et vient en dénaturer l’authenticité. Autre bémol visiblement récurrent sur les Fusion : l’autofocus manque de réactivité – a fortiori en conditions nocturnes. Sur les sujets humains, le traitement IA laisse parfois une impression étrange : on sent une volonté de produire un rendu « naturel », mais la peau se retrouve lissée par endroits et les micro-détails (boutons, rougeurs…) exacerbés.
Aussi, le Motorola Edge 70 Fusion semble fortement tributaire des conditions de luminosité, quel que soit le capteur sélectionné. Une luminosité (trop) forte a tendance à engendrer des clichés où la saturation et l’accentuation des hautes lumières sont reines – sans pour autant être rédhibitoires.
De plus, on le mentionnait : pas de téléobjectif, mais un zoom numérique (comme souvent sur les smartphones milieu de gamme). Mais si celui 2x du Motorola Edge 70 Fusion est particulièrement convaincant, mieux vaut s’en contenter, a fortiori de nuit. Les zooms 4x et 10x accentuent ses faiblesses en les rendant perceptibles, avec un traitement par IA excessif. C’est sûrement pour cela que l’interface de l’application Photos ne donne directement accès qu’à ce zoom 2x, l’activation des zooms 4x et 10x étant manuelle.


En revanche, le capteur grand angle livre une copie plus qu’honorable. Le piqué est très bon : le Motorola Edge 70 Fusion rend justice aux micro-détails, textures… Par exemple, sur la photo ci-dessous, on distingue les différentes couleurs de l’iris – dont le petit liseré marron –, la silhouette du photographe dans la pupille, le grain de beauté sur le museau, ou encore les petits poils rebelles. En plus de cela, on peut saluer la gestion du bokeh, qui est bien progressif.

En soirée, on perd évidemment un peu en contraste et en détails (surtout dans les zones sombres), mais la colorimétrie reste globalement bien gérée et les clichés convaincants.
L’ultra grand angle du Motorola Edge 70 Fusion partage les mêmes défauts que ceux de la concurrence sur le secteur du milieu de gamme : une certaine distorsion aux extrémités (inéluctablement renforcée sur mobile à cause des bords incurvés), ainsi qu’une perte de détails. Quand la luminosité est forte, les couleurs ont tendance à saturer et les hautes lumières à être accentuées.

C’est particulièrement visible lorsqu’on fait le test avec un « autoportrait ».

Mais, pour son positionnement, il s’en sort plutôt bien face à la (rude) concurrence : malgré ces défauts familiers, les clichés restent exploitables, de jour comme de nuit (à condition d’avoir des lampadaires à proximité), ou encore entre chien et loup quand la luminosité devient plus complexe à gérer. Mais avec ce capteur, il faut prendre son temps, voire ne pas hésiter à faire une mise au point « manuelle ». En soirée, ces faiblesses sont fatalement accentuées.

En journée, le mode Macro est lui aussi satisfaisant : il rend des clichés avec une belle colorimétrie et un joli niveau de détails. La nuit, c’est une autre histoire : le flou et la perte de détails s’invitent sur les photos.

Profitons-en pour saluer les gros plans réalisés par le capteur principal : si les couleurs sont plus fades, le bokeh est particulièrement agréable.

Le détourage du mode Portrait est plutôt bon, même si les mèches rebelles (ou les branches d’arbre) peuvent le mettre en difficulté et que le flou par défaut gagnerait à être un peu atténué.

C’est presque la nuit (avec éclairage urbain) qu’il révèle le mieux son potentiel pour mettre en valeur le sujet.

Car, en réalité, les capteurs principal et avant livrent tous deux des clichés convaincants lorsque le sujet immortalisé en journée est un être humain. Le piqué y est agréable et le bokeh bien géré – peut-être même mieux qu’avec le mode Portrait.
En effet, le capteur selfie offre des clichés très satisfaisants : si la carnation du sujet est un peu plus chaude et la peau un peu plus lissée qu’avec le capteur principal, le résultat reste tout à fait plaisant.

La nuit, les résultats sont plus contrastés, le flou pouvant facilement s’inviter sur les clichés. Pour autant, cela reste généralement exploitable, surtout avec le mode nuit.
Notons que le Motorola Edge 70 Fusion offre plusieurs fonctionnalités regroupées dans l’onglet « PLUS » de son interface photo. Y figurent un Scanner, un mode ultra-res, série de photos, panorama, accéléré, vision de nuit ou encore vidéo en double capture. L'interface vous dispense également ses conseils pour optimiser votre prise de vue.
Et puisque l’on parle de vidéo, intéressons-nous maintenant aux capacités du terminal dans ce domaine. Il est capable de filmer en Full HD jusqu’à 60 fps et en 4K à 30 fps. Mais notez que l’ultra grand angle ne peut pas monter à 60 fps en FHD – mais face au capteur Sony, ce n’est pas une si grande perte.
Quant à l'audio, le Motorola Edge 70 Fusion est doté de deux haut-parleurs asymétriques et est compatible Dolby Atmos. Cette configuration typique est suffisante pour regarder des vidéos ou vos séries préférées. En revanche, sa puissance reste un peu faible.
Alors, on achète ?
Le Motorola Edge 70 Fusion est un bon smartphone milieu de gamme : il offre une expérience complète et équilibrée, mais il n’excelle pas. Son augmentation tarifaire met également un coup au bon rapport qualité-prix que présentait le Motorola Edge 60 Fusion. Mais si l’on desserre la focale, l’inflation frappe tout le marché des smartphones.
Donc pour faire un choix éclairé entre le Motorola Edge 70 Fusion et l’un de ses concurrents, tout dépend de ce que vous recherchez et ce sur quoi vous êtes prêt à faire des compromis.

Si vous avez l’habitude de changer de smartphone tous les trois ans, alors le Motorola Edge 70 Fusion est un très bon candidat. En revanche, si vous comptez le garder davantage, il serait alors plus judicieux de vous tourner vers un modèle qui promet plus de trois ans de mise à niveau Android – comme le Samsung Galaxy A37 et ses 6 années de mises à jour.
Il en va de même pour la photo : si ce n’est pas votre critère principal, le Motorola Edge 70 Fusion fera très bien l’affaire. Autrement, le Google Pixel 10a pourrait être une bonne alternative.











