Six semaines après l’avoir refusée, la France ouvre ses routes à la conduite autonome de Tesla
Cet été, un refus interdisait toujours à Tesla d’activer son pilotage autonome sur le réseau français. Elon Musk et Philippe Tabarot viennent cependant d’échanger par visioconférence, ce qui assouplit cette ligne. À peine six semaines plus tard, Paris reconsidère donc ce dossier. Deux véhicules serviront prochainement de démonstrateurs.

Partout en Europe, l’aide avancée au volant progresse à des vitesses différentes. Chaque État livre sa propre interprétation du cadre réglementaire international, avec obligation pour l’automobiliste de garder constamment la maîtrise du véhicule. En juillet, Paris avait rejeté le Full Self-Driving de Tesla. Philippe Tabarot, ministre des Transports, pointait alors certains dépassements de vitesse ainsi qu’un manque de vigilance chez des conducteurs en ville. Son refus paraissait ferme. Six semaines après, cette position évolue nettement.
Cinq membres de l’Union européenne autorisent déjà cette technologie depuis avril. Aux Pays-Bas, le feu vert est arrivé en premier. La Lituanie a ensuite homologué le Full Self-Driving de Tesla directement à partir du dossier néerlandais. Estonie, Belgique et Danemark ont suivi à leur tour. Mercredi soir, Philippe Tabarot a raconté sur X son échange vidéo avec Elon Musk, accompagné d’une photo. Le ministre qualifie cette discussion de constructive et annonce désormais une nouvelle phase.
Échange constructif ce soir avec @elonmusk autour du dispositif Full Self-Driving (FSD) de Tesla.
Depuis plusieurs mois, les autorités françaises travaillent étroitement avec @Tesla sur les adaptations techniques qui permettront à la France de soutenir son homologation, qui sera… pic.twitter.com/d1Y90cGJLf
— Philippe Tabarot (@PhilippeTabarot) September 2, 2026
Deux Tesla avec Full Self-Driving vont participer à des essais en France
Deux véhicules dotés de cette technologie circuleront prochainement sur le réseau national. Sur X, Philippe Tabarot fait état d’une coopération vieille de plusieurs mois entre services de l’État et Tesla afin d’effectuer les ajustements techniques requis avant homologation. Le programme présenté prévoit un début des essais dans les prochains jours, sans préciser quels itinéraires seront empruntés. Impossible toutefois de rouler sans conducteur. Cette assistance reste supervisée. La réglementation européenne exige donc une surveillance continue de la chaussée, avec des mains disponibles.
Un vote européen concernant l’homologation du Full Self-Driving doit intervenir quelques semaines après ces expérimentations. Si les Vingt-Sept accordent leur feu vert, Tesla accéderait au marché français. Environ 260 000 véhicules y possèdent déjà l’équipement compatible. Rien n’est toutefois gagné. Ni calendrier définitif ni critères précis ne sont encore fixés. Les observations issues des tests pourraient également conforter les réserves françaises. En Lituanie, le pilotage autonome supervisé coûte 99 euros par mois. Son prix en France reste inconnu.