Nvidia contourne la pénurie de RAM grâce à cette technologie ultra-efficace
NVIDIA vient de présenter les capacités de sa nouvelle technologie de compression de texture, baptisée Neural Texture Compression. Et, si l’on en croit l’entreprise, celle-ci permettrait d’économiser une énorme quantité de RAM.

L’actuelle pénurie de RAM, en grande partie provoquée par l’émergence de l’intelligence artificielle, touche de nombreux secteurs. Et, comme on pouvait s’y attendre, les fabricants de cartes graphiques ne sont pas épargnés. Le plus célèbre d’entre eux, Nvidia, est évidemment concerné. Ainsi, le fabricant serait contraint de ne produire que des modèles 8 Go de VRAM, ce qui peut poser problème pour de nombreux joueurs, les jeux vidéo devenant de plus en plus gourmands.
Mais il semblerait que Nvidia ait anticipé ce problème. En effet, voilà déjà trois ans que l’entreprise a présenté la Neural Texture Compression, qui permet d’économiser de la VRAM tout en améliorant la qualité des textures. Et, dans un contexte de pénurie de RAM sévère, Nvidia vient de nouveau de démontrer les gains de performances offerts par cette technologie.
Nvidia : une économie de VRAM substantielle
Afin de prouver la viabilité de la Neural Texture Compression (NTC), Nvidia a choisi de prendre pour exemple une image montrant une ville italienne. L’entreprise affirme que la première image, non traitée par la NTC, consomme 6,5 Go de VRAM. La seconde, dont les textures ont bénéficié de la NTC, ne consomme que 970 Mo de VRAM.
Afin de parvenir à un tel résultat, Nvidia a choisi de compresser efficacement les textures, qui sont ensuite recréées en temps réel via la carte graphique. En d’autres termes, beaucoup plus de données de textures tiennent dans la même quantité de mémoire vidéo, ce qui permet de limiter l’utilisation de la VRAM.
Il est toutefois important de rappeler que, pour l’instant, aucun développeur de jeu vidéo n’a eu recours à la Neural Texture Compression de Nvidia. Mais la pénurie de RAM actuelle pourrait rapidement changer la donne. De plus, celle-ci ne touche pas que les fabricants de cartes graphiques, et pourrait également impacter les SSD.