Le DLSS 5 réduit les performances en jeu des cartes graphiques Nvidia
Accusé par une partie des joueurs de dénaturer la direction artistique des jeux, le DLSS 5 consomme en plus beaucoup d’énergie et réduit les performances en jeu.
Nvidia a officiellement lancé le DLSS 5 sur les cartes graphiques RTX 50 il y a quelques jours. Cette génération du Deep Learning Super Sampling se distingue par l’intégration de la nouvelle technologie de rendu neuronal guidé par la 3D. Celle-ci se base sur le travail du GPU et exploite l’IA pour transformer les images et leur donner un aspect plus réaliste.
Le DLSS 5 divise la communauté des joueurs. Certains estiment qu’il s’agit d’un progrès technique formidable qui nous rapproche du photoréalisme dans les jeux vidéo, tandis que d’autres crient à l’IA slop et à la déformation de la direction artistique prévue par les développeurs. Un autre problème pourrait bien entacher la réputation du DLSS 5 : sa consommation d’énergie et son impact négatif sur les performances.
Les performances en jeu diminuent avec le DLSS 5 activé
Depuis ses débuts, le DLSS est une fonctionnalité qui permet d’améliorer le framerate en jeu en permettant au GPU de calculer l’image dans une définition inférieure à celle visée, puis en la complétant par des artifices. Pour bien des joueurs, le DLSS est considéré comme l’option qui leur donne la possibilité de jouer avec des effets graphiques supérieurs sans perdre de fluidité, ou bien de jouer dans les conditions graphiques habituelles et de bénéficier d’un plus grand nombre d’images par seconde.
Ce qui est perturbant et contre-intuitif avec le DLSS 5, c’est qu’il influe cette fois directement sur la partie graphique. Et ce faisant, il entraîne une chute des performances. Tom’s Hardware a réalisé une série de tests, et les résultats sont assez inquiétants. Pour l’instant, seul NBA 2K27 est officiellement compatible avec le DLSS 5. Mais en utilisant l’outil OptiScaler, qui permet de contourner les restrictions matérielles pour forcer l’usage d’une technologie (DLSS, FSR ou XeSS) sur un appareil qui n’est normalement pas pris en charge, le média a réussi à activer le DLSS 5 sur d’autres jeux.
Les tests ont été réalisés avec une RTX 5090 Founders Edition. La configuration choisie a été celle-ci : qualité cible de sortie 4K avec DLSS actif pour une entrée à 1 920 x 1 080p, sans technologie de génération d’images, et avec les paramètres de raster et de ray-tracing (ou path tracing quand disponible) au maximum. Dans ces conditions, des mesures ont été prises avec le DLSS 5, et sans.
Le DLSS 5, trop gourmand pour nos cartes graphiques ?
Pour Cyberpunk 2077, la RTX 5090 FE offre une moyenne de 88,3 images par seconde quand le DLSS n’est pas fonctionnel. Une fois qu’il est activé, on assiste à une lourde chute de framerate, qui descend sour les 60 fps (51,3 exactement). Dans le même temps, la consommation énergétique augmente de 482 à 551 W. Autrement dit, la carte graphique a besoin de plus d’énergie pour produire une image moins fluide.

Le constat est encore plus alarmant pour Hogwarts Legacy. Le jeu atteint 121,1 images par seconde en moyenne sans DLSS, et le framerate est presque divisé par deux avec le DLSS 5, s’effondrnat à 62,8 images par seconde. Là encore, la consommation de la RTX 5090 FE est bien plus élevée : 417 W quand on se passe du DLSS 5 et 547 W lorsqu’il entre en action.
Les derniers essais ont été réalisés sur Control, qui reste aujourd’hui encore une référence en matière de ray-tracing. La carte graphique (grand public et hors custom par des fabricants tiers) la plus puissante de Nvidia à ce jour parvient à afficher 87,5 images par seconde sur le titre de Remedy. Quand le DLSS 5 entre entre en jeu, il faut se contenter de 50,9 images par seconde. Dans ce scénario, les besoins énergétiques n’augmentent pas beaucoup (563 à 575 W), mais seulement car la version Founder’s Edition de la RTX 5090 est bridée à 575 W. Elle est ici poussée dans ses retranchements et a atteint son maximum.
Gardons à l’esprit qu’un support officiel du DLSS 5 devrait offrir de meilleures performances qu’en passant par Optiscaler. La différence devrait toutefois se montrer assez limitée. Nvidia a déjà annoncé que le DLSS 5 serait rendu disponible sur les RTX 40. On peut craindre un impact encore plus important sur les performances pour ces cartes graphiques, dont le NPU est moins puissant. On espère que diverses optimisations permettront de régler ces soucis et d’améliorer l’expérience. En attendant, il faut peut-être éviter le DLSS 5.
