Fin des supports physiques : Sony s’emmêlerait les pinceaux, une plainte met en difficulté l’entreprise
Si l’on en croit les conditions d’utilisation de Sony, vos jeux au format numérique ne vous appartiennent pas vraiment. Et pourtant, le fabricant de la PlayStation 5 n’a pas toujours été aussi catégorique…

L’année 2026 aura été particulièrement difficile pour les gamers. En effet, Sony a récemment annoncé l’abandon définitif des supports physiques pour l’ensemble de ses jeux PlayStation. Et, le moins que l’on puisse dire, c’est que la pilule n’est pas passée pour de nombreux joueurs. Loin de là. Certains d’entre eux ont ainsi décidé de boycotter l’éditeur nippon. D’ailleurs, Sony a même été visé par une plainte pour cette même raison.
Et pour cause : qui dit fin des éditions physiques, dit fin de la propriété. Les éditeurs sont en effet en mesure de retirer le contenu présent en ligne à tout moment. D’ailleurs, Sony a récemment retiré des centaines de films du PlayStation Store. Ainsi, les « propriétaires » de ces films ont tout simplement… payé pour rien.
Plus récemment, Sony a mis à jour ses conditions d’utilisation. Celles-ci stipulent clairement que « Le Logiciel vous est concédé sous licence et non vendu. » Quelques paragraphes plus bas, on peut lire : « Le Contenu virtuel vous est concédé sous licence et ne vous appartient pas. »
Sony : une plainte accable le fabricant de la PlayStation 5
Mais ces changements ne sont pas du goût du wiki Consumer Rights, qui a listé les nombreuses fois où Sony a laissé entendre le contraire. Celui-ci a par ailleurs intenté une action en justice contre l’éditeur japonais. Le groupe cite plusieurs exemples, tels que celui-ci : « Regardez une diffusion pour un jeu que vous possédez depuis du hub du jeu » ou encore « Si vous possédez les versions PS4 et PS5 du même jeu, voici comment passer de l’une à l’autre… »
La plainte déposée contre Sony est particulièrement accablante. Celle-ci met en avant une loi californienne bien précise, qui rendait « illégal pour un vendeur d’un bien numérique de faire la publicité ou de proposer à la vente un bien numérique à un acheteur en utilisant les termes “acheter”, “achat” ou tout autre terme qu’une personne raisonnable comprendrait comme conférant un droit de propriété sans restriction sur le bien numérique ».
Reste maintenant à savoir si le fabricant de la PlayStation 5 va faire machine arrière. Mais rien n’est moins sûr. En effet, la fin des jeux physiques est inévitable : les chiffres de Capcom donnent raison à Sony.