Bitcoin : les pirates et les ransomwares ne veulent plus de la cryptomonnaie, son prix est trop instable

Maj. le 22 janvier 2018 à 20 h 00 min

Selon les experts de la firme de cybersécurité Proofpoint, les pirates sont de plus en plus réticents à réclamer la rançon d’un ransomware en Bitcoin. Face à l’instabilité chronique de son cours, les hackers privilégient désormais les monnaies traditionnelles, comme l’Euro ou le Dollar. Pour les chercheurs, deux tiers des ransomwares dans la nature ont déjà tourné le dos au Bitcoin. 

bitcoin ransomware

Depuis que la cryptomonnaie a enregistré une chute brutale de son cours, en dessous de la barre symbolique des 10 000€, franchie fin 2017, nombreux sont les investisseurs à tourner le dos au Bitcoin. Rudement concurrencé par l’Ethereum et le Ripple, la mère des cryptomonnaies perd en effet de nombreuses places de marché. Face à son instabilité, Microsoft a préféré jouer la prudence et a suspendu les paiements en Bitcoin sur son site.

Bitcoin : les pirates préfèrent désormais que leurs victimes paient la rançon d’un ransomware en dollars ou en euros !

Mais les entreprises et les investisseurs ne sont pas seuls à désavouer la célèbre monnaie virtuelle. Selon nos confères de Bloomberg Market, la plupart des cybercriminels privilégient désormais le Monero, le ZCash voire l’Ethereum. Selon un nouveau rapport des experts de la firme de cybersécurité Proofpoint, les développeurs de ransomware préfèrent même éviter d’utiliser la cryptomonnaie pour récupérer leur rançon. 

Au cours du dernier trimestre de 2017, Proofpoint a enregistré une baisse de 73% des demandes de paiement de rançon en Bitcoin. Lorsqu’ils réclament le paiement d’une rançon, les pirates vont désormais privilégier l’usage de dollars, d’euros ou d’une quelconque monnaie locale. Entre le moment où le pirate détermine la valeur de la rançon, et du déblocage de l’ordinateur de sa victime, et l’instant où celle-ci verse la somme requise en Bitcoin, le cours de la cryptomonnaie a complètement changé.

Toujours selon Proofpoint, « le ransomware Sigma est apparu à la mi-novembre 2017 et exigeait le paiement en dollars américains ». Début 2018, deux tiers des ransomwares repérés ne réclament plus le paiement en monnaie virtuelle. La transaction passe cependant toujours en Bitcoin, mais la devise demandée est « classique ». Comme précise les chercheurs  » la demande de rançon est formulée en devise normale, mais le transfert passe par la blockchain« . En clair, la victime doit envoyer l’équivalent en Bitcoin du prix demandé en devise normale. Pour les pirates, il s’agit d’une garantie d’anonymat. De même, les transferts en Bitcoin sont connus pour être instantanés.

Selon les chercheurs, la dégringolade du cours du Bitcoin pourrait faire revenir les hackers vers la cryptomonnaie. Lors du dernier trimestre, c’est l’envol du prix de la monnaie virtuelle qui rendait les transactions coûteuses et fastidieuses. Une fois que la fièvre est retombée, les transferts via la Blockchain sont redevenus plus faciles. Comme le souligne Proofpoint,  » les pirates choisiront toujours la méthode la plus efficace pour tracer l’argent ».

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