Voici pourquoi Tesla retire en urgence le mot Autopilot de ses publicités en Californie
Tesla abandonne le terme “Autopilot”, pourtant central dans sa communication. En Californie, le constructeur ajuste en urgence ses publicités. Une décision officielle l’y a contraint.

La technologie d’aide à la conduite de Tesla fait l’objet de nombreuses controverses. Ces derniers mois, plusieurs accidents mortels impliquant l’Autopilot ou le mode Full Self-Driving ont donné lieu à des procès. En septembre 2025, le constructeur a accepté de régler une nouvelle affaire pour homicide involontaire en Californie. La pression judiciaire et médiatique autour de ces systèmes ne cesse de croître.
Cette fois, ce n’est pas un tribunal civil mais une autorité administrative qui intervient. Le Department of Motor Vehicles de Californie, l’organisme public chargé de l’immatriculation et de la régulation des véhicules dans l’État, a accusé Tesla de communication trompeuse. En décembre, un juge administratif a estimé que l’usage des termes “Autopilot” et “Full Self-Driving” pouvait induire les conducteurs en erreur. Selon la décision, les véhicules ne pouvaient pas, au moment des publicités, fonctionner comme des voitures entièrement autonomes.
Une décision administrative oblige Tesla à revoir sa communication sur l’Autopilot
En Californie, l’utilisation du terme Autopilot dans les publicités est désormais strictement encadrée. Le DMV a accordé 60 jours à Tesla pour corriger ses supports marketing. À défaut, le constructeur risquait une suspension de 30 jours de ses autorisations de vente et de production dans l’État. Une telle mesure aurait eu un impact majeur, cet état représente près d’un tiers des ventes américaines de la marque.
Tesla a finalement pris des mesures correctives. Le constructeur a cessé d’utiliser le terme “Autopilot” pour promouvoir ses véhicules en Californie. Le mot disparaît des pages de vente locales, des publicités en ligne et des messages promotionnels visibles par les acheteurs. Il a également renforcé les mentions précisant que le système Full Self-Driving nécessite une supervision constante du conducteur. Le DMV a confirmé que ces ajustements permettaient d’éviter la sanction prévue.
Cette décision marque un tournant symbolique. Depuis 2021, les autorités californiennes reprochent à Tesla d’avoir laissé entendre que ses voitures pouvaient effectuer des trajets sans intervention humaine. Or, même aujourd’hui, ces systèmes restent des aides à la conduite. Cette adaptation confirme que les autorités encadrent désormais plus strictement les promesses liées à la conduite autonome.