Tesla lance la production du Cybercab, mais le plus dur commence
Tesla franchit une étape clé dans sa stratégie autour des robotaxis. Son premier véhicule pensé pour rouler sans conducteur sort désormais d’usine. Mais le véritable défi commence à peine pour le constructeur américain.

En octobre 2024, lors de l’événement “We, Robot” organisé à Hollywood, Tesla présentait pour la première fois son Cybercab. Ce véhicule autonome à deux places se distingue par l’absence totale de volant et de pédales. Elon Musk promettait alors un lancement en 2026, avec un prix inférieur à 30 000 dollars. Cette annonce s’inscrivait dans une vision ambitieuse où les robotaxis doivent transformer le transport urbain.
Depuis, le calendrier a souvent été questionné. En janvier de cette année, Elon Musk prévenait que la production serait “atrocement lente” au départ. Il évoquait la complexité des nouvelles pièces et du procédé industriel inédit baptisé “Unboxed”. Cette méthode doit simplifier l’assemblage en produisant différentes sections séparément avant leur réunion finale. Malgré ces avertissements, Tesla affirme désormais avoir franchi une nouvelle étape.
First Cybercab off the production line at Giga Texas pic.twitter.com/kY8vCqtrCA
— Tesla (@Tesla) February 17, 2026
Le Cybercab sort de la Gigafactory Texas, mais la production reste annoncée comme très lente
Tesla indique que les premiers exemplaires du Cybercab sont sortis de la chaîne de production de la Gigafactory Texas. Il s’agit du premier véhicule conçu dès l’origine pour fonctionner sans conducteur. Contrairement aux Model Y utilisés comme robotaxis avec des superviseurs humains, ce véhicule ne possède aucun équipement de conduite traditionnel. Il repose entièrement sur le système Full Self-Driving, également proposé en option sur les autres modèles de la marque.
Tesla précise que ces premiers exemplaires correspondent au début de la production. Une montée en cadence est prévue dans les prochains mois, avec un objectif plus large au second trimestre. L’entreprise mise sur son procédé “Unboxed” pour réduire les coûts et l’espace nécessaire en usine. Cette méthode d’assemblage reste toutefois complexe à déployer. Elon Musk a déjà indiqué que les volumes initiaux seraient très faibles.
Le défi ne se limite pas à l’assemblage. Le logiciel Full Self-Driving fait toujours l’objet d’examens réglementaires aux États-Unis. La National Highway Traffic Safety Administration a ouvert plusieurs enquêtes après des accidents impliquant ce système. Pour Tesla, l’année 2026 sera donc déterminante. La réussite du Cybercab dépendra autant de la production industrielle que de la fiabilité du logiciel autonome.