Voici comment Xiaomi domine les ventes de véhicules électriques en Europe, sans même y vendre officiellement ses voitures
Xiaomi ne vend officiellement aucun véhicule en Europe, et pourtant ses voitures électriques s’y écoulent par milliers. Ce phénomène surprend les observateurs du marché. Une nouvelle étude dévoile comment la marque chinoise a pris une longueur d’avance.

Le marché européen des voitures électriques évolue rapidement, porté par une vague de modèles chinois toujours plus compétitifs. Une étude du China EV Marketplace, relayée par CarNewsChina, révèle une forte progression des ventes de véhicules importés directement depuis la Chine. En 2025, la plateforme a livré 11 000 voitures électriques en Europe, contre 3 400 l’année précédente. Xiaomi se positionne en tête de ce classement, alors que ses véhicules ne sont même pas officiellement distribués sur le continent.
Xiaomi domine les ventes sur CEVM dans plusieurs grands marchés européens, dont l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie ou encore les Pays-Bas. Son succès repose sur un système de livraison directe, baptisé “EU door-to-door”, qui simplifie le processus d’achat. Le conducteur commande son véhicule depuis la Chine, et la société se charge du transport, du dédouanement et de l’homologation locale. Le modèle le plus demandé est la berline électrique Xiaomi SU7, au design sportif. La version Ultra, plus performante, représente 10 % des commandes du constructeur en Europe, alors qu’elle ne représente que 2,5 % des ventes de la marque en Chine.

Xiaomi s’impose comme le numéro 1 des voitures électriques chinoises en Europe grâce à l’importation directe
Dans l’Hexagone, c’est la marque Xpeng qui occupe la première place parmi les constructeurs chinois. Présente officiellement en France depuis 2025, elle propose les deux SUV électriques G6 et G9. Ces modèles visent directement les références du marché comme la Tesla Model Y. Leur principal argument est une recharge ultra-rapide capable de passer de 10 à 80 % en seulement 12 minutes. Le G9 atteint une puissance de 525 kW et affiche une autonomie d’environ 600 km en cycle WLTP. Le constructeur mise également sur le design intérieur, le confort, et une interface moderne pour séduire les conducteurs européens.
Malgré des droits de douane pouvant atteindre 35 % sur les véhicules 100 % électriques importés de Chine, les ventes progressent. Les hybrides rechargeables, moins concernés par ces taxes, restent avantagés. Xiaomi et d’autres marques contournent les obstacles réglementaires grâce à l’importation directe. CEVM prévoit d’ouvrir un réseau de service après-vente en Europe et de doubler ses ventes en 2026. Dans un contexte de forte concurrence, les constructeurs chinois renforcent leur présence sur le Vieux Continent, sans attendre une implantation officielle.

