Voici comment 500 vapoteuses jetables ont fini par propulser une voiture électrique
Des millions de vapoteuses jetables finissent chaque année à la poubelle. Un YouTubeur a décidé de leur offrir une seconde vie inattendue. Son idée a permis de faire rouler une voiture électrique.

Les batteries sont au cœur des grandes annonces de l’industrie automobile. Les modèles solides promettent plus d’autonomie et une recharge très rapide. Certaines startups évoquent des densités énergétiques de 400 Wh/kg et des recharges en cinq minutes. Pourtant, la réalité industrielle reste complexe. La moto Verge TS Pro, annoncée avec une batterie solide révolutionnaire, attend toujours ses certifications.
La Chine prépare aussi une norme nationale pour encadrer le développement des batteries solides dès juillet 2026. L’objectif est d’accélérer leur arrivée sur le marché à partir de 2027. Malgré ces ambitions, la production à grande échelle pose encore des défis techniques. Pendant que les géants de l’automobile peaufinent leurs cellules du futur, un créateur de contenu a choisi une approche beaucoup plus inattendue.
Un YouTubeur assemble 500 batteries de vapoteuses pour faire rouler une voiture électrique
Le YouTubeur Chris Doel a récupéré 500 vapoteuses jetables afin d’en extraire les cellules lithium-ion encore fonctionnelles. Chaque batterie a été testée pour vérifier son état. Il les a ensuite assemblées dans des modules imprimés en 3D. Au total, 14 rangées ont été connectées en série pour former un pack de 50 volts et 2,5 kWh.
Ce chiffre reste modeste comparé aux voitures électriques modernes, dont certaines dépassent 400 volts. Mais la petite citadine G-Wiz choisie pour l’expérience utilisait à l’origine un pack de 48 volts au plomb. En théorie, le nouveau système pouvait donc fonctionner. Pour limiter les risques, chaque cellule dispose d’un fusible. Un système de gestion de batterie contrôle la charge et la température.
Le véhicule peut délivrer jusqu’à 120 ampères avec ce pack. Or, la voiture peut réclamer jusqu’à 300 ampères en forte accélération. Dans ce cas, la protection coupe l’alimentation. En usage normal, la citadine atteint environ 64 km/h. L’autonomie mesurée est d’environ 29 kilomètres par charge. Le pack peut même être rechargé via USB-C. L’ensemble reste expérimental, mais il montre aussi les limites de cellules récupérées, avec une puissance disponible réduite. Il rappelle surtout le volume de déchets électroniques produits par ces appareils.