Voici pourquoi la batterie qui peut doubler l’autonomie des voitures électriques n’est pas encore disponible

Promesse de performances décuplées, de sécurité accrue et d’une autonomie record, la batterie solide semble avoir tout pour elle. Pourtant, malgré les annonces des industriels, elle reste absente de nos voitures. Où en est réellement cette technologie ? Voici ce qui coince.

Voiture électrique borne de recharge pollution
Crédits : 123RF

Les batteries solides sont souvent présentées comme la prochaine grande révolution de la voiture électrique. Plus légères, plus sûres et beaucoup plus denses en énergie, elles pourraient permettre de dépasser les 1 000 kilomètres d’autonomie sans alourdir les véhicules. Contrairement aux batteries actuelles, qui utilisent un électrolyte liquide, celles-ci reposent sur un électrolyte solide, moins inflammable et plus stable. En Corée du Sud, le groupe SK On a lancé une ligne pilote dès 2025, avec l’objectif de mettre sur le marché une batterie capable de doubler la densité énergétique actuelle.

Ces avancées laissent entrevoir un avenir où les véhicules seront à la fois plus endurants et plus légers. En Chine, des chercheurs ont mis au point un prototype capable de parcourir plus de 1 000 km avec un pack de seulement 100 kilos. Ces batteries solides utilisent des matériaux innovants pour résister aux tensions extrêmes et éviter les courts-circuits. Leur structure permet de limiter les risques d’explosion, même en cas de fortes températures. De quoi répondre à l’un des freins majeurs à l’adoption massive des voitures électriques.

La production de masse des batteries solides reste trop complexe pour l’instant

Mais malgré toutes ces promesses, les batteries solides ne sont toujours pas disponibles dans les modèles grand public. Selon une enquête publiée par InsideEVs, le principal frein reste la production à grande échelle. Les usines actuelles, pensées pour les batteries lithium-ion, ne sont pas adaptées à ces nouvelles cellules. Les matériaux, les procédés de fabrication et les machines doivent être entièrement repensés. Même les lignes pilotes ont encore un taux de réussite trop faible pour garantir une production stable.

Pour contourner ces difficultés, certains fabricants misent d’abord sur des batteries semi-solides. Ces modèles hybrides utilisent un électrolyte en gel et offrent déjà des gains notables. En Chine, une Nio ET7 équipée d’un pack semi-solide a atteint 892 km d’autonomie. Aux États-Unis, la start-up Factorial a envoyé un prototype à Mercedes-Benz, en vue d’intégrer cette technologie dans une flotte de test. Selon les estimations, les premières applications commerciales pourraient arriver d’ici 2027. Mais pour une adoption massive, il faudra encore patienter.


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