La maison-mère de TikTok se lance dans l’automobile avec ce projet qui va surprendre
La maison-mère de TikTok veut transformer la voiture en assistant intelligent. Avec un constructeur chinois, elle prépare une marque automobile entièrement pensée autour de l'IA. Un premier modèle électrique pourrait arriver dès cette année.

Les géants de la tech rêvent depuis longtemps de s'inviter à bord de nos voitures. L'intelligence artificielle accélère ce mouvement et redéfinit l'usage de l'habitacle. On évoquait récemment l'arrivée possible de ChatGPT, Gemini et Claude directement dans les véhicules. En Chine, cette tendance prend une ampleur particulière. Les constructeurs locaux misent sur le logiciel et l'IA pour se démarquer sur un marché ultra concurrentiel.
La Chine reste le terrain de jeu favori de ces nouvelles ambitions automobiles. Le pays voit fleurir de nouvelles marques électriques, malgré un cadre européen de plus en plus strict. Bruxelles a d'ailleurs trouvé un compromis sur les prix des voitures électriques chinoises pour encadrer leur arrivée. C'est dans ce contexte qu'un acteur inattendu se lance à son tour. La maison-mère de TikTok veut sa propre voiture, et elle ne compte pas le faire seule.
La maison-mère de TikTok veut mettre son IA au volant de sa première voiture
ByteDance, le groupe chinois propriétaire de TikTok, s'allie au constructeur Seres pour fonder une nouvelle marque automobile nommée Saidou Technology. Selon le média Lanjing Auto, ce premier véhicule pourrait sortir cette année. Il s'agirait d'un crossover, à mi-chemin entre le SUV et la berline, proposé en version 100 % électrique ou avec prolongateur d'autonomie. La société est née d'une restructuration menée fin mai, accompagnée d'une injection de capital de 6,67 milliards de yuans, soit environ 880 millions d'euros.
La différence se jouera surtout sur l'intelligence artificielle. Là où la marque Aito s'appuie sur la conduite intelligente de Huawei, Saidou exploitera la plateforme cloud et IA du groupe chinois, baptisée Volcano Engine. Cette technologie servira de cerveau à l'habitacle, sans toutefois gérer la conduite autonome. Le constructeur Seres a réduit sa participation à 32,96 %, laissant un fonds public chinois devenir actionnaire principal. La future marque vise un public jeune et prévoit déjà un réseau de vente tourné vers la Chine et l'international. D'autres groupes comme Xiaomi et Leapmotor préparent eux aussi leur sous-marque pour cette année.