ChatGPT-6 Astra déchiffre un message secret vieux de 108 ans, voici ce qu’il dit
Le modèle actuel le plus puissant de ChatGPT, GPT-6 Astra, est venu à bout du code utilisé pour chiffrer un message il y a 108 ans, lors de la Première Guerre mondiale. Voici son contenu.

Pendant une guerre, l’échange d’informations est un aspect crucial. C’est vrai aujourd’hui, ça l’était lors des conflits d’il y a déjà plusieurs siècles. Et pour éviter qu’un message intercepté par l’ennemi dévoile quoi que ce soit, ces derniers étaient chiffrés via diverses méthodes. Ceux de la Première Guerre mondiale, 1914-1918, sont presque tous décodés aujourd’hui. Presque, car il en reste quelques dizaines qui résistent encore et toujours à nos technologies modernes.
Sans surprise, l’intelligence artificielle est de plus en plus mise à profit pour les cas récalcitrants. Et il s’avère que GPT-6 Astra, le modèle le plus puissant d’OpenAI lancé début septembre 2026, est venu à bout d’un message codé envoyé par l’Allemagne le 27 novembre 1918. Cela faisait donc presque 108 ans que son contenu restait un mystère. Étonnant quand on sait que la méthode utilisée pour le chiffrer est connue depuis longtemps. Mais il y a une explication.
GPT-6 Astra décode un message secret de la Première Guerre mondiale
Vous pouvez voir le message ci-dessous. Une suite de « mots » de 4 lettres sans aucun sens. Le message se sert de la méthode dite ADFGVX. Elle repose sur l’utilisation d’un mot choisi préalablement, la clé. Par exemple « maison ». Imaginez ensuite un tableau où chaque lettre, A, D, F, G, V et X, constitue une ligne et une colonne. Le mot clé est placé sur la première ligne du tableau. Suivent en général les lettres de l’alphabet dans l’ordre, ainsi que les chiffres de 0 à 9. Dans notre exemple, « AA » donne « M », « AD » donne « A », « AF » donne « I », etc.

Vous l’aurez compris : il suffit de changer le mot clé pour que le tableau change. En l’occurrence, GPT-6 Astra a déterminé que celui utilisé pour le message était « TRUPPENVERSCHIEBUNG ». En sachant qu’il fallait d’abord l’écrire en mettant les lettres du mot dans l’ordre alphabétique. Pas simple. Mais le résultat est là et on peut enfin lire l’information que voulait transmettre l’armée allemande.
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Une fois déchiffré, le message se lit « EIN ENGLISCHER KREUZER EINLIEG X SEWASTOPOL X S4STEN X EIN GESCHWADER DER X ALLIIERTEN FOLGT 26STEN X ». En français : « Un croiseur anglais est entré à Sébastopol le ?4 ; une escadre alliée suit le 26 ». Sébastopol étant une ville au Sud-Ouest de la Crimée. Une question se pose cependant : pourquoi personne n’a pensé à utiliser le mot clé, connu, pour déchiffrer le message avant ?
Pourquoi il a fallu attendre 108 ans pour comprendre ce message codé
La réponse est simple. Tout le monde pensait que le mot « TRUPPENVERSCHIEBUNG » a servi de clé aux allemands à partir du 9 décembre 1918. Or, le message qui nous intéresse ici date du 27 novembre 1918. En résumé : l’IA a tenté le coup même en sachant que techniquement, la clé ne pouvait pas être la bonne. Sauf que si. On ignore encore pourquoi cela dit. Pour être sûr qu’il ne s’agit pas d’une erreur, l’information donnée par les allemands a été vérifiée.
Il s’avère qu’en effet, le croiseur britannique HMS Canterbury est bien arrivé à Sébastopol le 24 novembre 1918, comme en atteste ses journaux de bord. Le caractère « ? » devant le « 4 » est donc probablement une faute de frappe de la personne chargée de transmettre le message. Quant à l’escadre alliée mentionnée, elle est bel et bien arrivée le 26, deux jours après le croiseur. Tout concorde. Forte de ce succès, peut-être que l’IA parviendra bientôt à décoder les messages cryptiques du tueur du zodiaque, ou bien le fameux manuscrit de Voynich, qui sait ?
Source : Prinz