Coup de théâtre : le rachat de Warner Bros par Paramount bloqué par la justice, l’un des plus gros deals du siècle bientôt annulé ?
Ce lundi 20 juillet, 12 procureurs étatsuniens ont obtenu la mise en pause du processus de rachat de Warner Bros par Paramount. Les plaignants estiment que la fusion des deux mastodontes du divertissement nuirait à la diversité de la production culturelle dans son ensemble.

C'était censé être l'une des plus grosses fusions de l'histoire de l'audiovisuel, la voilà avec de sérieux bâtons dans les roues. Annoncé en décembre 2025, le rachat de Warner Bros a traversé un certain nombre de péripéties — et n'est toujours pas sorti d'affaire. Celui-ci a d'abord vu s'affronter Paramount et Netflix, à grands coups de sommes plus délirantes les unes que les autres, avant que ce dernier ne finisse par jeter l'éponge, incapable de surenchérir.
On pensait donc l'affaire pliée, en n'attendant plus que Paramount et Warner s'entendent sur les derniers détails et que ces derniers traversent les derniers obstacles administratifs en faisant valider leur projet auprès des différentes instances de régulation de la concurrence. C'est justement sur ce point que ça coince. Ce lundi 20 juillet, 12 procureurs généraux d'État, chacun représentant un État américain, sont parvenus à convaincre la justice de mettre en pause le rachat.
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Le rachat de Warner face à un mur
Pour l'heure, la pause accordée par la juge Araceli Martínez-Olguín n'aura effet que pendant 14 jours. Ce délai devra laisser le temps aux 12 plaignants de se réunir pour discuter de la marche à suivre pour bloquer entièrement le rachat. Rob Bonta, procureur général de la Californie qui dirige l'opération, s'est félicité de cette première victoire.
« La fusion illégale de ces deux géants du divertissement entraînerait une hausse des prix, une baisse de la qualité et une diminution de l’offre de contenus cinématographiques et télévisuels, ce qui porterait préjudice aux salles de cinéma, aux distributeurs de télévision par câble de base et, en fin de compte, aux spectateurs, qu’ils soient installés dans leur canapé ou assis dans une salle de cinéma aux États-Unis », écrit-il dans un communiqué.
De son côté, Paramount estime que la motion est « erronée tant sur le plan des faits que sur le plan juridique », qualifiant cette dernière de « l'une des contestations de fusion les plus faibles de l'histoire récente du droit de la concurrence ».
Source : NBC News