Cette étude sur 174 millions de voitures prouve que votre Tesla survivra à la plupart des voitures à essence
Beaucoup d'automobilistes redoutent encore de voir leur électrique s'essouffler trop vite. Une analyse portant sur des millions de véhicules balaie cette crainte. Les Tesla figurent même parmi les voitures les plus susceptibles de dépasser les 400 000 kilomètres.
Les voitures électriques souffrent depuis longtemps d'une réputation de fragilité. Beaucoup de conducteurs redoutent une chute brutale de l'autonomie après quelques années et un remplacement hors de prix. Ces craintes freinent encore une partie du marché. Récemment, le mythe des batteries qui s'usent trop vite s'était déjà effrité face aux chiffres. Les progrès de la gestion thermique y sont pour beaucoup.
Les études sur la durabilité se multiplient pourtant et dressent un portrait bien plus flatteur. La technologie progresse vite, comme le montre la Blade Battery 2.0 de BYD, capable de récupérer 700 km en cinq minutes. Les témoignages de modèles dépassant les centaines de milliers de kilomètres se multiplient aussi. Reste à savoir si les électriques tiennent vraiment la distance sur la route. Une nouvelle analyse de grande ampleur apporte enfin une réponse chiffrée.
Une voiture Tesla a plus de chances de franchir les 400 000 kilomètres qu'une grande majorité de modèles à essence
Le verdict repose sur une montagne de données. Selon l'étude de iSeeCars, une Tesla a 4,6 % de chances d'atteindre les 400 000 kilomètres. L'analyse a passé au crible plus de 174 millions de véhicules. Ce taux frôle la moyenne du secteur, fixée à 4,8 %. La marque se classe sixième, à égalité avec GMC. Elle devance pourtant 26 autres constructeurs, dont de nombreuses marques thermiques bien installées. Sur ce critère, ses modèles tiennent même deux fois mieux la distance que certaines voitures à essence réputées.
Quelques mastodontes japonais font mieux encore. Toyota domine le classement avec 17,8 %, loin devant les autres. Suivent Lexus à 12,8 %, Honda à 10,8 % et Acura à 7,2 %, toutes portées par une fiabilité de longue date. Les marques de luxe, elles, tombent souvent sous la moyenne, à l'exception notable de Lexus et Acura. Ce résultat tient surtout à leurs propriétaires, qui roulent peu et changent souvent de modèle, selon l'analyste Karl Brauer. Le cas de Tesla reste pourtant le plus parlant, car la firme ne fabrique que des électriques. Son très bon rang enterre l'idée reçue d'une voiture branchée incapable de durer. Pour un constructeur entièrement tourné vers l'électrique, le signal envoyé reste particulièrement fort. De quoi rassurer un marché de l'occasion électrique en pleine expansion.
