Le mythe des batteries de voitures électriques qui s’usent vite s’effondre avec ces chiffres
Les batteries des voitures électriques inquiètent encore de nombreux acheteurs. Leur durée de vie reste entourée d’idées reçues. Une nouvelle étude vient pourtant bousculer ces certitudes.
Depuis plusieurs années, la question de la dégradation des batteries alimente les débats autour de la voiture électrique. Beaucoup craignent une perte rapide d’autonomie et un remplacement coûteux après quelques années. Pourtant, les études récentes dressent un tableau bien différent. En 2025, une analyse menée en Suède sur plus de 1 300 véhicules d’occasion montrait que huit modèles sur dix conservaient plus de 90 % de leur capacité initiale.
Cette première vague de chiffres avait déjà fragilisé les idées reçues. Les progrès des systèmes de refroidissement et de gestion électronique expliquent en grande partie ces bons résultats. Mais le doute persiste, notamment sur le marché de l’occasion. La batterie reste le composant le plus cher d’un véhicule électrique, et son état influence directement la valeur de revente. Une nouvelle analyse britannique apporte aujourd’hui des données encore plus larges.
Une analyse de 8 000 véhicules montre que les batteries conservent 95 % de leur capacité après plusieurs années
La société londonienne Generational, spécialisée dans le diagnostic de batteries, a étudié plus de 8 000 tests réalisés sur des véhicules de 36 constructeurs. Les modèles analysés vont de voitures neuves à des véhicules âgés de 12 ans, avec parfois plus de 160 000 kilomètres au compteur. L’état de santé moyen des batteries atteint 95,15 % de leur capacité d’origine. Les modèles âgés de 4 à 5 ans affichent une médiane de 93,53 %. Ceux de 8 à 9 ans conservent encore environ 85 %. Même les véhicules à fort kilométrage dépassent fréquemment 88 %.
Ces niveaux restent bien au-dessus du seuil de garantie habituel fixé à 70 % après huit ans ou 160 000 kilomètres. Dans la majorité des cas, la perte de capacité reste donc limitée. L’étude montre aussi que le kilométrage n’est plus l’indicateur principal. Un véhicule récent très utilisé peut afficher une meilleure santé qu’un modèle plus ancien peu roulé. L’usage et les habitudes de recharge jouent un rôle déterminant. Ces données renforcent l’idée que la crainte d’une usure rapide ne repose plus sur les observations du terrain.
