Ce concept de Motorola ressemble au Humane AI Pin, mais n’en est pas un (ouf !)
À l’occasion du Mobile World Congress, Motorola a dévoilé un drôle d’accessoire connecté qui se porte. Il n’a pas encore de nom commercial, puisqu’il s’agit d’un prototype. S’appuyant sur le Snapdragon Wear Elite, il est affublé d’une petite caméra qui lui permet d’analyser les informations contextuelles. Un concept qui rappelle l’AI Pin d’Humane. Mais qui n’en est pas un. Présentations.
Nous nous souvenons que trop bien du projet AI Pin de Humane, successeur supposé du smartphone. Pour rappel, il s’agissait d’un accessoire connecté qui s’accroche à un vêtement au niveau du torse. L’accessoire a fait beaucoup de buzz des deux côtés de l’Atlantique. Lancé en 2023, il a rapidement montré quelques défauts, que ce soit au niveau technique, au niveau ergonomique et au niveau commercial. L’aventure s’est terminée en fiasco : l’entreprise a fermé et les AI Pin vendus ont été désactivés.
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Si le produit a connu une fin douloureuse, le form factor n’est pas mort pour autant. Lors de sa conférence organisée le premier jour du Mobile World Congress 2026, Qualcomm a présenté son Snapdragon Wear Elite, nouveau composant pour les accessoires connectés : les montres, les lunettes, mais aussi… les colliers ou les broches. Et pour rendre cela un peu plus concret, Qualcomm a invité sur scène Motorola qui a dévoilé son projet « Maxwell ».
Motorola Maxwell ressemble à un AI Pin mais n'a rien à voir avec
« Maxwell » est un concept fonctionnel. Ce n’est donc pas un produit actuellement prévu pour une commercialisation, même si les équipes de développement espèrent bien qu’il passera cette étape. Physiquement, il s’agit d’un petit appareil parallélépipédique, avec des bordures légèrement arrondies. Il peut être porté comme un collier, ou être attaché comme une broche. Et Motorola a même prévu plusieurs coloris pour se marier le plus possible au style vestimentaire de l’utilisateur.
Sur la partie inférieure, vous retrouvez une caméra qui va « regarder » l’environnement de l’utilisateur », ainsi qu'un haut-parleur pour entendre les réponses et les instructions. Et vous retrouvez bien sûr des microphones pour le commander à la voix. Maxwell s’active avec une phrase clé : l’utilisateur énonce sa question et l’appareil va analyser l’environnement pour apporter une réponse contextuelle. Il faut naturellement se tourner vers le sujet de la question pour gagner en pertinence. Et il y a un délai avant d'avoir une réponse, laissant supposer qu'il ne peut y avoir d'échange continu.
Ce n’est pas l’accessoire qui va directement traiter la réponse. Maxwell va s’appuyer sur un smartphone, comme le ferait une smartwatch ou une paire de lunettes connectée. De même, il ne dispose pas de sa propre connexion à Internet : il utilise celle du téléphone. Puisque ce n’est qu’un prototype, nous ne connaissons rien de sa fiche technique (définition du capteur, nombre de micros, capacité de la batterie), ni même de ses capacités actuelles ou de sa compatibilité. Et encore moins combien il pourrait coûter. Mais le concept éveille notre curiosité autant qu’il pose quelques questions sur l’usage, la pertinence et le respect de la vie privée.

