Les voitures électriques sont-elles vraiment plus difficiles à dépanner que les thermiques ?
Les véhicules électriques traînent encore une réputation de complexité en cas de panne. Beaucoup pensent qu’ils sont plus difficiles à réparer sur place. De nouvelles données viennent remettre cette croyance en question.

L’an dernier, plusieurs études ont déjà mis à mal certaines idées reçues sur les voitures électriques. On apprenait notamment que leurs réparations ne coûtaient plus forcément plus cher que celles des véhicules thermiques. D’autres données montraient aussi que leurs batteries conservent une excellente capacité, même après plusieurs années d’usage. Aujourd’hui, un nouveau mythe s’effondre : celui de la panne difficile à résoudre sur place.
Selon une étude menée par l’Automobile Association, un des plus grands services de dépannage au Royaume-Uni, les voitures électriques sont plus souvent réparées directement au bord de la route que les modèles essence ou diesel. L’AA a compilé des données issues de milliers d’interventions à travers le pays. Les résultats publiés en janvier 2026 montrent que les véhicules électriques nécessitent moins souvent un remorquage. Ils peuvent être remis en état sur place dans une majorité des cas.
Les pannes des voitures électriques sont le plus souvent réparées sur place
Dans les faits, les pannes des véhicules électriques sont souvent liées à des soucis mineurs. Il s’agit de bugs logiciels, de connecteurs défaillants ou d’erreurs électroniques. Ces problèmes se règlent rapidement avec un simple redémarrage ou un outil de diagnostic portable. À l’inverse, les pannes sur les moteurs thermiques impliquent plus souvent des défaillances mécaniques. Une injection bloquée ou une pompe à essence en panne exige souvent un transport en atelier. L’AA ajoute que les batteries 12 volts, présentes dans tous les véhicules, tombent plus souvent en panne sur les modèles thermiques que sur les électriques.
Ces données contredisent l’image d’un véhicule électrique plus fragile ou difficile à entretenir. Elles montrent au contraire une simplification des interventions. Cette tendance pourrait avoir un impact fort sur les mentalités. Pour les gestionnaires de flottes, un dépannage plus rapide signifie moins d’immobilisation. Côté formation, les ateliers s’adaptent. Plus de 80 % des garages britanniques sont désormais prêts à intervenir sur des voitures électriques. Avec l’essor du nombre de bornes et des outils de diagnostic mobile, les craintes liées aux pannes devraient continuer à diminuer dans les années à venir.