Peugeot mentirait sur l’autonomie de ses voitures électriques ? La justice tranche sans pitié

Peugeot est au cœur d’une affaire judiciaire liée à l’autonomie de l’un de ses véhicules électriques. Un conducteur a obtenu gain de cause après avoir constaté un écart important entre la promesse et la réalité. Le constructeur a été condamné à rembourser intégralement le modèle concerné.

peugeot e-partner autonomie

Les tests d’autonomie réelle sur les véhicules électriques se multiplient. Et ce n’est pas un hasard, c’est l’un des critères les plus surveillés par les conducteurs. En 2025, les ventes de voitures électriques d’occasion ont bondi de plus de 30 %, portées par des prix plus accessibles. Peugeot fait partie des marques les plus populaires sur ce marché. Dans ce contexte, les conducteurs attendent des informations précises sur ce que les voitures peuvent réellement faire au quotidien, sans mauvaises surprises.

Une affaire opposant un garage Peugeot à une entreprise du BTP a récemment fait grand bruit. Le litige porte sur un utilitaire électrique, le e-Partner, dont les performances réelles se sont révélées bien inférieures à celles annoncées par la fiche technique. Après plusieurs expertises, le doute n’était plus permis.

La justice condamne Peugeot à rembourser un véhicule électrique pour autonomie trompeuse

La cour d’appel de Toulouse a condamné, le 18 novembre 2025, un garage Peugeot à rembourser intégralement un e-Partner vendu pour 18 900 euros. Le modèle affichait une autonomie théorique de 170 km. Mais une première expertise a mis en évidence un écart de 30 %, puis une seconde, menée dans des conditions idéales, a établi une autonomie maximale de 131 km. Selon le magazine Que Choisir, l’entreprise plaignante affirmait même ne pas pouvoir dépasser 110 km par charge dans un usage normal. Le tribunal a estimé que le professionnel avait manqué à son devoir de conseil et d’information. Il aurait dû mieux expliquer les limites de la norme WLTP, pourtant censée servir de référence pour comparer les modèles.

Ce jugement pourrait faire jurisprudence. Il intervient alors que plusieurs autorités européennes ont déjà lancé des mises en garde aux constructeurs. En Italie par exemple, Stellantis, Tesla, Volkswagen et BYD ont été sommés de revoir leur communication sur les performances des véhicules électriques. En France, la confiance reste faible. Selon l’Ademe, seuls 10 % des Français considèrent que les données fournies par les marques sont fiables. Dans ce climat de défiance, cette condamnation pourrait marquer un tournant. Les constructeurs pourraient être contraints de revoir leurs pratiques. Pour les conducteur, l’écart entre promesse et réalité n’est plus toléré.


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