Nintendo Switch 2 : son augmentation acte-t-elle le début d’une nouvelle ère pour l’industrie des consoles ?
Nintendo a récemment annoncé une mauvaise – mais prévisible – nouvelle : le prix de la Switch 2 va augmenter. Mais selon un analyste chevronné, il n’est pas uniquement question de Big N et d’une inflation tarifaire : c’est le symptôme d’une restructuration profonde de l’industrie du jeu sur console. Voici ce que cela signifie.
En février, le président de Nintendo exprimait sa volonté de ne pas « être excessivement influencé par la hausse des coûts de la RAM ». L’augmentation du prix de la Switch 2 ne semblait pas à l’ordre du jour à cette époque.
Mais ce temps est déjà révolu : Big N a annoncé que la hausse tarifaire de 30 euros serait effective en Europe le 1er septembre. Et cette décision n’est pas anodine selon l’analyste chevronné Joost van Dreunen (dont les propos sont relayés par Wccftech) : elle en dit beaucoup sur la restructuration profonde du marché – processus qui s’accélérerait.
L’augmentation de la Nintendo Switch 2 serait symptomatique de l’effondrement des anciennes règles du marché
En 2025, la Xbox Series X d’origine voyait son prix passer de 549,99 euros à 599,99 euros. Le modèle de base de la PS5 coûte désormais 649,99 euros, contre 499 euros au moment de sa sortie. Et à partir du 1er septembre, comme Xbox (Microsoft) et Sony avant lui, Nintendo va augmenter le prix de sa console. Sauf que, contrairement à la PS5 ou la Xbox Series X, cette inflation n’intervient pas après plusieurs années de vie de la Switch 2 : elle sera appliquée avant même que la console ait pu souffler sa deuxième bougie.
Et selon van Dreunen cela en dit long sur le marché puisqu’il ne s’agit pas là de choix unilatéraux des entreprises : l’augmentation du prix d’une console est désormais induite par des facteurs externes, tels que les tarifs douaniers ou la crise de la RAM. Pour l’analyste, Nintendo, qui conçoit ses propres matériel et propriétés intellectuelles, représentait quelque part le dernier garant des anciennes règles de l’industrie du jeu vidéo : cycles de sept ans, baisses de prix à mi-parcours, fenêtres de renouvellement prévisibles… Elles seraient obsolètes désormais.
Que même Big N ne puisse contenir l’inflation et la baisse des ventes est, selon l’analyste, le symptôme de l’effondrement de l’économie actuelle du jeu sur console. La restructuration profonde du marché apparaît alors inéluctable. Pour van Dreunen, il s’agit maintenant de savoir quel nouveau modèle tarifaire va être adopté par chaque entreprise et si l’escalade va continuer jusqu’à « exclure ses clients du marché en raison des prix ». Car c’est cela qui se dessine : une augmentation constante du prix des consoles.
