La durée de vie des batteries de voitures électriques pourrait doubler grâce à cette astuce inattendue
Personne n'aime voir la batterie de sa voiture électrique s'essouffler après quelques années. Des chercheurs de Cambridge pensent avoir trouvé le moyen de prolonger nettement sa durée de vie. Leur secret tient dans une pression appliquée de l'extérieur, sans toucher à la chimie de la cellule.
La voiture électrique repose entièrement sur la santé de sa batterie. Au fil des cycles de charge, cette dernière perd peu à peu en capacité, ce qui réduit l'autonomie et finit par coûter cher. Les fabricants cherchent depuis des années à ralentir ce vieillissement, souvent en modifiant la chimie interne des cellules. Récemment, BYD dévoilait une nouvelle batterie capable de dépasser les 1000 km d'autonomie. Mais les solutions les plus efficaces restent parfois les plus discrètes.
Une équipe de l'Université de Cambridge s'est penchée sur un paramètre longtemps négligé, la pression exercée sur la cellule. Les batteries actuelles durent bien plus longtemps que prévu, et ces travaux pourraient encore repousser leurs limites. L'équipe a testé une chimie graphite-NMC811, la même que celle employée dans de nombreuses voitures électriques du marché. Son objectif était simple, comprendre comment une force venue de l'extérieur influence le vieillissement.
Une simple pression extérieure prolongerait fortement la longévité des cellules lithium-ion
L'astuce consiste à serrer la cellule lithium-ion avec une pression constante venue de l'extérieur. Selon une étude publiée dans Nature Energy, cette contrainte mécanique bien dosée peut doubler la durée de vie de la batterie. Les scientifiques de Cambridge ont identifié une valeur idéale, autour de 12,5 bars. En dessous, la cathode se fissure et se dégrade trop vite. Au-dessus, du lithium métallique se dépose sur l'anode et abîme la cellule. Ce point d'équilibre permet aux cellules de conserver leur capacité bien plus longtemps que la normale.
L'intérêt de cette découverte tient à sa simplicité. La méthode fonctionne sur des cellules du commerce, sans nouvelle chimie ni matériau rare, ce qui la rend potentiellement peu coûteuse à adopter. L'université a déposé un brevet pour protéger ce procédé. Les résultats proviennent toutefois du laboratoire, et leur transposition à un pack automobile complet reste à confirmer. Si l'industrie parvient à intégrer cette contrainte dans ses modules, les conducteurs pourraient alors garder leur voiture bien plus longtemps avant de craindre pour leur batterie.
