ChatGPT pousse les victimes d’abus déguisés en rituels sataniques à parler
La police du Royaume-Uni s'est rendue compte d'une augmentation des plaintes concernant certains types d'abus. Étonnamment, c'est ChatGPT qu'il faut remercier pour cela. Mais quel est le rapport ?

Vous avez probablement levé un sourcil à la lecture du titre de cet article. Quel lien peut-il bien y avoir entre ChatGPT et des rituels sataniques ? En sachant qu'il n'est pas question de demander au chatbot comment en mener un. Cette question, la police du Royaume-Uni se l'est posée après avoir constaté que de plus en plus de personnes venaient dénoncer les abus qu'elles ont subis en racontant qu'ils prenaient cette forme.
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Mais commençons par le début. D'abord, ce sont les groupes de soutien qui enregistrent une hausse d'appels sur les 18 derniers mois. Ils orientent ensuite les personnes qui le souhaitent vers les autorités pour un dépôt de plainte, dont le nombre augmente donc également. Et il se trouve que le dénominateur commun à ce phénomène est le chatbot d'OpenAI. Pour une raison qui reflète une tendance très actuelle.
Grâce à ChatGPT, des victimes d'abus sous forme de rituels sataniques osent prendre la parole
On sait que de plus en plus de gens se tournent vers l'IA pour parler de leurs traumatismes, au lieu de spécialistes. Ici, beaucoup de celles et ceux contactant les groupes de parole disent : “J'ai été orienté vers vous par ChatGPT“. Voilà le constat de Gabrielle Shaw, directrice de la National Association of People Abused in Childhood (Napac).
Or, il s'avère que bon nombre de ces nouveaux cas sont reliés aux pratiques sataniques. Compte tenu de leur caractère mystique, les victimes ont souvent du mal à aller voir la police directement de peur de ne pas être entendues.
Le recours à l'IA crée une sorte de pont qui libère la parole. Avec d'autres organismes, la Napac a mis à disposition des forces de police une formation concernant ce type d'abus très spécifique. Ils espèrent ainsi une meilleure prise en charge des plaignants, à tous les niveaux.
Source : Digital Trends