Cette étoile broyée par un trou noir a déclenché l’explosion la plus puissante jamais observée
C’est l’un des phénomènes les plus violents jamais observés dans l’Univers. Une étoile massive a été littéralement broyée par un trou noir lointain. L’explosion qui en a résulté a libéré autant d’énergie que 400 milliards de soleils.

Les explosions stellaires comptent parmi les événements les plus extrêmes du cosmos. Certaines, comme les supernovas, peuvent illuminer le ciel pendant plusieurs semaines. D’autres sont encore plus rares et puissantes. Dans quelques décennies, une étoile nommée V Sagittae pourrait exploser et devenir visible depuis la Terre, même en plein jour. Mais cet événement reste lointain. En attendant, les télescopes ont déjà capté une scène cosmique bien plus spectaculaire.
Des astronomes ont observé un événement d’une intensité inédite. Une étoile géante a été déchirée par un trou noir situé à plus d’un milliard d’années-lumière de la Terre. Le phénomène, baptisé AT2024wpp, a été surnommé “The Whippet”, soit “le lévrier” en français. Il appartient à une catégorie rare d’événements appelée rupture gravitationnelle, ou TDE. Lorsqu’une étoile s’en approche de trop près, elle est étirée puis désintégrée sous l’effet de forces extrêmes. La matière forme alors un disque en rotation, tandis qu’une partie est éjectée dans l’espace sous forme de jets lumineux.
Un trou noir pulvérise une étoile et libère l’énergie de 400 milliards de soleils
L’explosion provoquée par la destruction de l’étoile a dégagé autant d’énergie que 400 milliards de soleils. C’est un niveau jamais enregistré pour un événement de ce type. Des jets de matière ont été propulsés à près de 215 millions de kilomètres par heure. Cela représente environ 20 % de la vitesse de la lumière. D’après les données relayées par Phys.org, le phénomène a aussi produit un rayonnement très intense. Il s’est manifesté en rayons X et en lumière bleue. Ces signaux sont caractéristiques d’un type d’événement encore mal compris, appelé LFBOT.
Les chercheurs ont identifié des indices troublants. Une grande quantité d’hélium a été détectée, se déplaçant à plus de 21 millions de kilomètres par heure. Cela suggère que le noyau de l’étoile a pu partiellement survivre. Une autre hypothèse évoque la présence d’un troisième corps affecté par l’explosion. Les scientifiques poursuivent leurs analyses pour mieux comprendre ce qui s’est passé. Une chose est sûre, cet événement marque un tournant dans l’étude des trous noirs et de la mort des étoiles.

