Ces étoiles noires pourraient résoudre trois grands mystères de l’univers

Les observations du télescope James Webb bousculent notre compréhension de l’univers primitif. Des galaxies et trous noirs apparaissent trop tôt pour les modèles actuels. Une nouvelle hypothèse évoque l’existence d’étoiles noires, capables d’éclairer ces mystères.

Tour noir etoile
Crédits : 123RF

Depuis son lancement, le télescope spatial James Webb offre un nouveau regard sur l’univers profond. Grâce à la lentille gravitationnelle, il détecte des objets situés à plus de 13 milliards d’années-lumière. Certaines structures observées récemment intriguent les astronomes. Elles semblent trop denses et trop anciennes pour s’expliquer par les modèles classiques. Galaxies ultracompactes, trous noirs précoces et signaux lumineux inexpliqués composent un univers primitif plus complexe qu’on ne le pensait.

Pour tenter de résoudre ces énigmes, des chercheurs avancent une nouvelle hypothèse, celle des étoiles noires. Il s’agirait d’objets hypothétiques formés peu après le Big Bang. Contrairement aux étoiles classiques, elles ne brilleraient pas grâce à la fusion nucléaire, mais par l’annihilation de particules de matière noire. Cette théorie pourrait expliquer trois phénomènes repérés par James Webb, les trous noirs géants précoces, les galaxies dites “blue monsters” et les mystérieux “points rouges”.

Les étoiles noires offriraient une explication unique à trois grandes énigmes de l’univers

Selon une étude publiée en décembre 2025 dans la revue Astrophysics and Cosmology at High Z, les étoiles noires pourraient être à l’origine de plusieurs observations inédites. D’abord, elles formeraient des noyaux extrêmement massifs capables de s’effondrer en trous noirs bien plus vite que ceux issus d’étoiles normales. Cela pourrait expliquer la présence de trous noirs supermassifs alors que l’univers n’avait pas encore un milliard d’années.

Ensuite, certaines étoiles noires très lumineuses pourraient être confondues avec de jeunes galaxies brillantes, surnommées “blue monsters”, pourtant absentes des modèles classiques. Enfin, les “points rouges”, compacts et peu lumineux en ultraviolet, pourraient être des étoiles noires en fin de vie, partiellement masquées par leur propre matière.

Pour l’instant, les étoiles noires restent une théorie. Aucun signal direct ne permet encore de confirmer leur existence. Mais leur capacité à répondre à trois énigmes majeures les rend très intéressantes. Selon les auteurs de l’étude, il n’existe à ce jour aucune autre explication capable de regrouper ces phénomènes sous un même scénario. De nouvelles observations sont prévues avec le télescope James Webb. Elles pourraient bientôt confirmer, ou non, l’existence de ces objets encore invisibles.


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