Ce simple calcul montre pourquoi le vélo électrique met la voiture au tapis
Faire le plein n'a jamais coûté aussi cher en France. Résultat, de plus en plus d'automobilistes cherchent à rouler autrement. Et le vélo électrique s'impose comme une solution bien plus rentable qu'on ne l'imagine.
Le prix des carburants atteint des sommets historiques en France. Le litre de SP95 dépasse désormais les 2 euros à la pompe. Posséder une voiture coûte aussi de plus en plus cher au quotidien. Entre malus et nouvelles taxes, la fiscalité automobile se durcit encore en 2026. Face à ces dépenses, beaucoup réévaluent leur dépendance à la voiture.
Dans ce contexte, le vélo électrique apparaît comme une alternative sérieuse. La plupart des gens comparent simplement le coût d'une recharge à celui d'un plein. Un bon vélo à assistance électrique se trouve aujourd'hui à tous les budgets, de l'urbain au cargo. Pourtant, l'économie réalisée sur le carburant ne représente que la partie émergée. Les vraies économies se cachent ailleurs, bien plus élevées.
Le vélo électrique enterre la voiture quand vient l'heure de faire le plein
Le vélo électrique remplace surtout les trajets courts. Imaginons 6 400 kilomètres de voiture remplacés chaque année. Une berline à 7 litres aux 100 kilomètres brûle alors environ 448 litres de carburant. À 2 euros le litre, la facture grimpe à près de 900 euros par an. Le même trajet en VAE consomme à peine 100 kilowattheures. Au tarif réglementé de 0,194 euro, cela revient à seulement 19 euros par an.
L'écart va d'ailleurs bien au-delà du plein d'essence. Une voiture coûte cher même immobile, sur de multiples points. L'assurance d'une citadine tourne en moyenne autour de 650 euros par an. Le suivi mécanique, les pneus et les réparations ajoutent souvent 600 euros. À Paris, une heure de stationnement visiteur revient à 4 ou 6 euros. Cet usage régulier dépasse vite 500 euros annuels.
Bout à bout, ces dépenses pèsent lourd pour un automobiliste urbain. Carburant, assurance, entretien et stationnement dépassent facilement 2 600 euros par an. En face, recharger un vélo électrique coûte à peine 19 euros sur la même période. Un VAE vendu entre 1 300 et 2 600 euros est donc amorti en un à deux ans. Tous les trajets ne se font évidemment pas à vélo. Reste qu'avec un carburant aussi cher, chaque coup de pédale ressemble à de l'argent économisé.
