C’est la fin d’une époque : ce célèbre site de vente en ligne disparaîtra avant la fin de l’année
Clap de fin pour l’un des plus anciens sites de vente en ligne. Rakuten France, anciennement PriceMinister, fermera bientôt ses portes. Le site a connu un fort déclin de son activité.

En 2026, le web compte toujours plus de sites de vente en ligne. On pense tout d’abord à Amazon, qui va payer 260 millions d’euros à certains de ses clients. On retrouve ensuite le géant chinois AliExpress, qui brade de nombreux produits pour les vacances. C’est sans compter sur eBay, qui tente de lutter contre les agents IA chargés d’acheter à la place des humains. Dans ce contexte, tirer son épingle du jeu semble être de plus en plus difficile pour Rakuten France.
Depuis son lancement en 1997 au Japon, Rakuten engrange d’importants bénéfices, avec un chiffre d’affaires de près de 11 milliards d’euros. Non contente de ce succès, la firme japonaise a mis la main sur le français PriceMinister en 2010, tout en tentant de moderniser la plateforme de vente en ligne.
Mais, malgré les efforts de la firme nippone, Rakuten France, anciennement PriceMinister, n’a pas rencontré le succès espéré. En effet, en mai dernier, l’entreprise indiquait que « le nombre de clients a baissé de 33 % en dix ans », tout en ajoutant que « le trafic a reculé de 42 % sur la même période ». Cette baisse d’activité semble ainsi avoir signé l’arrêt de mort de Rakuten France.
Rakuten France fermera ses portes en 2026
En avril dernier, Rakuten France tentait de se vendre au plus offrant. Malheureusement, le site n’a pas trouvé de repreneur. Dans ce cadre, celui-ci fermera ses portes avant la fin de l’année 2026. « Malgré les efforts déployés par le groupe pour mener à bien une cession de l’activité, les discussions approfondies menées avec les repreneurs potentiels n’ont pas permis d’aboutir à une solution viable », explique l’entreprise.
Et qui dit fermeture d’entreprise, dit licenciements. Ainsi, ce ne sont pas moins de 180 salariés qui se verront bientôt remerciés par Rakuten. Toutefois, ces derniers devraient, selon l’entreprise, bénéficier de mesures d’accompagnement « adaptées aux demandes des représentants du personnel, au marché actuel de l’emploi et à ses capacités financières ».
Toutefois, Rakuten ne devrait pas totalement disparaître de l’Hexagone. D’autres services de l’entreprise, tels que Rakuten Symphony, Rakuten TV, Rakuten Viki, Rakuten Kobo, Rakuten Viber ou encore Rakuten Advertising, restent présents en Europe.
Source : Le Monde (AFP)