Accepteriez-vous d’être payé 50€ pour laisser une IA lire vos pensées ?
La Silicon Valley est désormais remplie à ras-bord de start-ups d’intelligence artificielle se ressemblant toutes plus ou moins. Mais il y en a une qui a un projet un peu particulier : utiliser l’IA pour lire les pensées de ses utilisateurs.
Y a-t-il un fantasme de science que les start-up de la tech n’ont pas encore gâché ? Les robots, c’est fait, l’intelligence artificielle, c’est fait, le voyage dans l’espace, c’est fait… Le dernier sur la liste est peut-être le pouvoir de lire dans les pensées. Elon Musk se penche déjà sur le sujet, avec sa société Neuralink qui a la bonne idée de vouloir implanter une puce dans le cerveau de ses utilisateurs. Mais certains trouvent cette pratique légèrement invasive.
C’est alors qu’entre en scène Conduit, une autre start-up qui a imaginé une autre manière de lire dans les pensées : l’intelligence artificielle, bien sûr. Plutôt que de charcuter le crâne de ses coba… utilisateurs, l’entreprise a développé un casque qui, supposément, serait capable de détecter les signaux électriques du cerveau et de les retranscrire en prompt pour une IA. Écrire avec un clavier ou utiliser une commande vocale ? Carrément ringard.
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Cette entreprise assure pouvoir lire les pensées par IA
Seulement voilà, comme toutes les entreprises d’intelligence artificielle, la technologie de Conduit repose essentiellement sur une gigantesque montagne de données. Et contrairement à un LLM classique, il est beaucoup moins facile de voler ces données à des ayants-droit qui n’ont rien demandé. Conduit doit donc faire appel à des volontaires, à qui elle offre entre 50 et 55 dollars, soit presque 50 euros, pour des sessions de tests où le coba… utillisateur porte le casque pendant qu’il discute avec l’IA ou lit un texte.
« J’apprécie le fait qu’il s’agisse littéralement d’une vision de l’avenir où l’humain reste au cœur du processus, dans laquelle l’IA renforce directement les capacités des humains au lieu de nous remplacer », s’enthousiasme Naomi Bashkansky, une ancienne employée de l’IA qui a récemment rejoint le projet. Et qui assure que l’entreprise vaudra un jour 1 billion de dollars. L’ambition, c’est important.
