Ce géant de l’audit publie un rapport sur l’IA… rempli d’erreurs générées par l’IA
C’est la boulette. Un important cabinet d’audit a publié un rapport vantant les mérites de l’IA. Mais celui-ci serait truffé d’erreurs générées par… l’intelligence artificielle. On vous explique tout.

L’intelligence artificielle évolue vite, très vite. Comme son nom l’indique, celle-ci devient de plus en plus « intelligente ». D’ailleurs, le patron d’OpenAI (ChatGPT), Sam Altman, estime que l’humanité est sur le point de créer une « superintelligence artificielle ». Mais, en 2026, l’IA est encore loin d’être parfaite. En effet, l’IA est susceptible de se tromper, parfois lourdement. L’IA d’une compagnie aérienne a par exemple halluciné et arnaqué un client. Google a également provoqué un malaise, son IA se trompant en pleine présentation.
Mais ces multiples déconvenues ne semblent pas avoir découragé l’un des plus grands cabinets mondiaux d’audit et de conseil, KPMG. Ce dernier a publié un rapport, baptisé « Total Experience: Redefining Excellence in the Age of Agentic AI », visant à conseiller les entreprises en matière d’IA.
Toutefois, il semblerait que KPMG ait elle-même cédé à la tentation, en utilisant l’intelligence artificielle pour rédiger son rapport. C’est en tout cas ce qu’affirme GPTZero, une société justement spécialisée dans la détection de contenus générés par l’IA.
Les hallucinations de l’IA font une nouvelle fois parler d’elles
GPTZero aurait ainsi détecté de nombreuses inexactitudes, probablement provoquées par les hallucinations dont l’IA est parfois victime. L’entreprise pointe ainsi du doigt un phénomène baptisé « vibe citing ». Celui-ci apparaît lorsqu’une IA se met à inventer des références pourtant infondées.
Ainsi, parmi quarante-cinq références citées dans le rapport, seules cinq correspondraient à des sources bien réelles. Les autres auraient donc été inventées de toutes pièces par l’intelligence artificielle.
GPTZero affirme que ces erreurs seraient « probablement le résultat d’un outil de recherche basé sur l’IA ayant excessivement cherché à satisfaire une demande visant à trouver des exemples d’IA agentique dans le monde réel ».
Depuis, KPMG a retiré le rapport. L’entreprise affirme enquêter sur « les circonstances entourant sa publication », et assure accorder « une importance majeure à l’exactitude et à l’intégrité de ses publications ».
Quoi qu’il en soit, ce phénomène n’est pas nouveau, loin de là. On a par exemple pu voir l’IA Copilot de Microsoft inventer des citations du président russe. De leur côté, les résumés d’IA de Google racontent souvent n’importe quoi, selon une étude.