Chrome 153 : mettez votre navigateur à jour, une faille de sécurité exploitée par les pirates est corrigée
Si vous ne l’avez pas déjà fait, mettez votre navigateur Chrome à jour vers sa version 153. Elle comble de nombreuses vulnérabilités parfois critiques, dont une activement exploitée par les cybercriminels.

Google a déployé la version 153 de son navigateur Chrome. La nouvelle peut paraître anodine, mais elle ne l’est pas si l’on s’attarde sur deux points. Le premier, c’est que cette version inaugure le nouveau rythme de parution des mises à jour du programme : 2 par mois au lieu d’une seule.
L’objectif est de pouvoir réagir plus vite face à des cybercriminels toujours plus rapides quand il s’agit de trouver puis exploiter des vulnérabilités. L’essor des outils d’intelligence artificielle n’étant pas étranger à l’accélération de cette course.
Le deuxième point, c’est que parmi les 230 failles de sécurité comblées par Chrome 153, celle référencée CVE-2026-87491, jugée « critique » était activement utilisée par les pirates pour mener à bien des cyberattaques.
Il est donc important d’ouvrir Chrome dès maintenant sur votre ordinateur (Windows, macOS ou Linux), de cliquer sur les 3 points verticaux en haut à droite puis Aide > À propos de Google Chrome. Si la mise à jour n’est pas déjà installée, elle se lancera automatiquement. Vous devrez cliquer sur Redémarrer pour qu’elle prenne effet, ce qui redémarrera la navigateur.
Chrome 153 fait le plein de correctifs de sécurité en comblant 230 failles
Cette salve de corrections intervient moins d’une semaine après une mise à jour d’urgence corrigeant une autre faille « zero-day » exploitée. La cause est d’ailleurs la même que pour CVE-2026-87491 : le moteur JavaScript et WebAssembly V8 de Chrome.
Lire aussi – Firefox copie Chrome : le navigateur va se mettre à jour deux fois plus souvent
En résumé : à partir d’une page HTML préparée en amont, une personne mal intentionnée pouvait provoquer une erreur dans le fonctionnement du navigateur, ce qui lui permettait de lui faire exécuter du code malvaillant. Normalement, l’exploitation d’une seconde faille était nécessaire pour aller plus loin dans l’attaque. Google n’en dit pas plus. On ignore qui a pu l’exploiter, quelles sont les éventuelles victimes, ou si effectivement les pirates se se sont servis d’une autre faille.