Vous risquez d’être mis à la porte si vous portez des lunettes connectées dans ces endroits
Les lunettes connectées séduisent de plus en plus de monde, au point d’inquiéter par leur caméra discrète. Plusieurs pays ont déjà commencé à les bannir de certains lieux sensibles. L’Union européenne travaille de son côté sur un encadrement susceptible de tout changer.

Porter une caméra sur le visage n’a plus rien d’exceptionnel dans l’espace public. Les modèles vendus par les grandes marques technologiques filment, photographient et répondent aux questions de leur porteur. Les personnes croisées dans la rue n’ont aucun moyen simple de savoir si elles apparaissent à l’image. Face à cette zone grise, une application signale la présence de lunettes connectées aux alentours. Les régulateurs du monde entier commencent à leur tour à s’emparer du sujet.
Les interdictions se multiplient désormais à travers le monde. Ces montures à caméra se voient refuser l’entrée des lieux où la confidentialité prime. Aucun État ne va pour l’instant jusqu’à en interdire la vente. Les fabricants tentent de désamorcer la critique, et Meta a renforcé les protections de ses lunettes connectées contre les enregistrements clandestins. Les autorités européennes préparent malgré tout leur propre réponse.
L’Union européenne prépare un encadrement des lunettes connectées face aux risques pour la vie privée
L’État de New York interdit les lunettes connectées dans l’ensemble de ses tribunaux. Selon une synthèse publiée par la CNIL avec ses homologues du G7, des restrictions comparables existent à Hawaï et en Caroline du Nord. Les juridictions de Philadelphie appliquent la même règle. La Corée du Sud a banni ces appareils des salles d’examen après plusieurs cas de triche. L’armée de l’air américaine en proscrit le port en uniforme. La conférence de hackers DEF CON les a également exclues de ses allées.
Le Comité européen de la protection des données a commandé un rapport sur l’acceptabilité sociale des lunettes connectées. Ses conclusions sont attendues dans les prochaines semaines et détermineront les suites du dossier. L’autorité allemande estime déjà que les textes encadrant les appareils d’enregistrement dissimulés pourraient s’appliquer à ces montures. En France, la CNIL a lancé un plan d’action après un sondage. Parmi les personnes interrogées, 67 % y voyaient un risque pour la vie privée. Les fabricants gardent une marge de manœuvre en rendant la captation plus visible, avec une diode plus lumineuse ou un signal sonore.