Le dernier refuge des sites de streaming pirates vient de tomber, HBO a frappé en 24 heures
Les grands studios américains ont trouvé un nouveau terrain de chasse contre le streaming illégal. L’ordonnance obtenue par HBO devant la justice indienne frappe plus de 120 noms de domaine d’un seul coup. Streamzy, l’une des plateformes les plus fréquentées du secteur, a disparu dès le lendemain.

La lutte contre le streaming illégal change de méthode partout dans le monde. Les ayants droit ne se contentent plus de demander aux fournisseurs d’accès de couper une adresse précise. Ils remontent vers les intermédiaires techniques, ceux qui hébergent, résolvent ou enregistrent les noms de domaine. Le Parlement français a adopté un dispositif de coupure automatisée des flux pirates diffusés en direct. Le même mouvement s’observe ailleurs, avec des décisions dont la portée dépasse les frontières nationales.
Les bureaux d’enregistrement de noms de domaine sont devenus la cible privilégiée de cette offensive. En France, la Ligue de Football Professionnel a fait condamner les registrars Namecheap et Dynadot. HBO et plusieurs autres studios américains ont appliqué la même logique devant la justice indienne, avec une portée bien plus large. Leur action vise trente opérations de streaming pirate et toutes les adresses qu’elles utilisent pour rester en ligne.
Streamzy et plus de 120 domaines pirates tombent sous le coup d’une même décision de justice
Streamzy figure en tête de la liste des trente opérations visées par cette procédure. Selon l’ordonnance de la Haute Cour de Delhi, ces sites masquent l’identité de leurs propriétaires et diffusent des contenus très majoritairement non licenciés. Le juge Anup Jairam Bhambhani les décrit comme des plateformes dont la vocation première reste la contrefaçon. Sa décision couvre plus de 120 noms de domaine et impose aux fournisseurs d’accès indiens comme aux registrars de les bloquer. L’adresse principale de la plateforme a été mise hors service dès le lendemain.
L’extension .to protégeait depuis des années les sites de streaming pirates, faute d’outil de suspension. Le gouvernement du royaume des Tonga a confié l’infrastructure technique de son registre à la société canadienne Tucows. Les coupures sont devenues possibles, et des adresses comme cinespot.to ou cineplay.to ont été touchées à leur tour. Namecheap et Porkbun ont toutefois refusé de suspendre à l’avance tout futur domaine signalé par les studios. Les opérateurs de Streamzy redirigent déjà leurs visiteurs vers une adresse en .org.