La Coupe du monde a servi d’appât pour faire tomber plus de 1 000 sites pirates en un seul coup de filet
Regarder les matchs gratuitement sur un site pirate n'a jamais été aussi risqué. Pendant toute la Coupe du monde 2026, police et ayants droit ont frappé à l'échelle mondiale. Des milliers de domaines illégaux se sont effondrés en quelques semaines.

Le streaming sportif illégal reste un manque à gagner colossal pour les diffuseurs et les ligues. Chaque grand événement attire des millions de spectateurs vers des sites gratuits mais interdits. Les ayants droit répliquent par des blocages de plus en plus larges. En mai dernier, de nouvelles mesures visaient déjà les plateformes de diffusion et d'IPTV illégales en France. La Coupe du monde 2026 a servi de déclencheur à une riposte d'une tout autre échelle.
Pendant le tournoi, les autorités de plusieurs continents ont coordonné une traque géante contre les sites pirates. Deux opérations distinctes ont été menées en parallèle, l'une pilotée par les États-Unis, l'autre par la Colombie. Elles ont ciblé les domaines qui diffusaient les matchs sans autorisation, mais aussi les réseaux de contrefaçon. Ce coup de filet rappelle le démantèlement récent d'un énorme réseau d'IPTV illégale qui privait des chaînes françaises de leurs droits.
Plus de 1 000 sites de streaming pirate sont tombés pendant la Coupe du monde 2026
Le ministère américain de la Justice a dévoilé les résultats de son volet, baptisé Operation Offsides. Selon le communiqué officiel du Department of Justice, plus de 1 000 domaines de streaming pirate ont été saisis en trois vagues. La FIFA, beIN, NBCUniversal et Warner Bros ont aidé à repérer les sites concernés. Ce chiffre représente au moins cinq fois plus que lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Le tournoi qatari s'était soldé par 78 saisies seulement. Les visiteurs des adresses bloquées tombaient désormais sur une bannière officielle affichée par les autorités.
Le second volet, mené sous le nom d'Operation Red Card, a réuni neuf pays d'Amérique latine autour de la Colombie. Il a permis de bloquer près de 2 000 domaines supplémentaires et d'arrêter quinze personnes. Les enquêteurs colombiens ont notamment démantelé un groupe cybercriminel qui piratait les systèmes d'un opérateur télécoms. La lutte reste toutefois sans fin. De nouveaux sites copient déjà les marques tombées et rouvrent ailleurs sous d'autres extensions, souvent hébergées hors de portée des autorités américaines.