Recharger sa voiture électrique en 3 minutes sans détruire sa batterie est enfin à portée grâce à cette technologie
Des chercheurs viennent de franchir deux barrières à la fois sur les batteries solid-state. Trois minutes pour une recharge complète, et 700 cycles sans s'effondrer. La voiture électrique vient de gagner son argument le plus redoutable face au thermique.

Le temps de recharge reste l'un des principaux freins à l'adoption des voitures électriques. Même les chargeurs les plus rapides du marché nécessitent encore plusieurs minutes pour récupérer une autonomie significative. Les batteries solid-state sont présentées comme la prochaine grande rupture technologique dans ce domaine. Plusieurs fabricants comptent sur cette technologie pour lancer une première production en série dès 2026.
La Blade Battery 2.0 de BYD vient déjà de marquer les esprits. Celle-ci récupère 700 kilomètres d'autonomie en cinq minutes à peine. Ce chiffre semblait déjà difficile à dépasser. Pourtant, un groupe de chercheurs vient de présenter une batterie solid-state encore plus ambitieuse. Trois minutes suffiraient pour une recharge complète, sans compromettre la durée de vie de la cellule.
Cette batterie solid-state double la densité des batteries actuelles et tient 700 cycles à 3 minutes de recharge
Selon IT-home, une équipe de l'Académie des sciences de Chine a développé une batterie solid-state au lithium métal. Elle remplace l'électrolyte liquide des modèles actuels par un matériau solide, plus stable et plus sûr. Elle atteint une densité énergétique de 451,5 Wh/kg. C'est plus du double des batteries lithium-fer-phosphate qui équipent la plupart des voitures électriques aujourd'hui. La cellule conserve 81,9 % de sa capacité initiale après 700 cycles à ce régime de trois minutes.
Pour obtenir ce résultat, les chercheurs ont développé un nouvel électrolyte polymère. Il forme une couche protectrice stable entre l'électrolyte et les électrodes. Cette couche réduit les réactions qui dégradent la batterie lors des charges ultra-rapides. La cellule a été assemblée sous forme de pochette, un format proche des batteries de série. Elle a passé le test de pénétration par clou sans s'embraser.
Cette annonce s'inscrit dans une course effrénée entre laboratoires et industriels chinois. Ganfeng Lithium vient de valider 400 Wh/kg sur 1 100 cycles. CATL travaille sur une production pilote de cellules à 500 Wh/kg. La batterie de l'Académie des sciences n'est pour l'instant qu'un prototype de laboratoire. Le chemin vers une production de masse reste long. Mais l'industrie se rapproche chaque mois d'une voiture électrique que l'on rechargera aussi vite qu'un plein d'essence.