Deux semaines après le Nothing Phone (4a), la version Pro est désormais disponible en France. S’appuyant sur un design qui met davantage en valeur l’aluminium, le Nothng Phone (4a) Pro veut offrir une expérience proche de celle du Nothing Phone (3), mais à un prix plus doux. La promesse est-elle tenue ? Réponse dans notre test complet.
Nothing multiplie les bonnes notes ces derniers mois. Les Headphone (1) et Headphone (a). Les Ear (3). Et même le Phone (4a) que nous avons testé début mars. Tous ces produits offrent une bonne expérience et, surtout, un rapport qualité-prix élevé. Le Headphone (1), notamment, a réussi à bousculer les idées reçues : oui, il est vraiment possible de proposer un très bon son et de nombreux services interactifs sans faire exploser les tarifs.
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La philosophie derrière le Headphone (1) semble voir servi à la marque britannique pour créer le Phone (4a) Pro, lequel a été dévoilé il y a deux semaines, à l’occasion de la sortie du Phone (4a) et du Headphone (a). Très différent de son petit frère, aussi bien physiquement que techniquement, le Phone (4a) Pro est présenté comme le trait d’union entre la gamme A et les porte-étendards de la marque, notamment le Phone (3).
Le but : prétendre à une expérience premium, mais à un tarif moins élevé. Il faut dire que le Nothing Phone (3), lancé en juillet 2025, tutoyait le haut de gamme avec son prix (à partir de 850 euros). Le Phone (4a) Pro, lui, ne dépasse pas les 600 euros, même dans sa meilleure configuration. Seulement, le Nothing Phone (3a) Pro ne dépassait pas les 500 euros. Les améliorations compensent-elles l’inflation ? Réponse dans notre test complet.
Prix et date de disponibilité
Le prix public conseillé du Nothing Phone (4a) Pro démarre à 499 euros. Le smartphone se décline en deux versions avec 8 ou 12 Go de mémoire vive et 128 ou 256 Go de stockage. Cela correspond à une augmentation de 20 euros par rapport au prix du Nothing Phone (3a) Pro. Notez toutefois qu’à configuration égale, la différence est plus élevée : 90 euros. Voici le prix des deux configurations :
- 8+128 Go : 499 euros
- 12+256 Go : 569 euros
À titre de comparaison, le Phone (4a) est vendu à partir de 369 euros. Et le Phone (3) a été lancé à 849 euros dans sa configuration la plus légère. Neuf mois plus tard, ce dernier est désormais proposé à 699 euros en version 12+256 Go. Soit 130 euros plus cher que la meilleure version du Phone (4a) Pro.
Positionné entre 500 et 600 euros, le Nothing Phone (4a) Pro est concurrencé par le Redmi Note 15 Pro+ de Xiaomi, chantre du rapport qualité-prix sur le segment milieu de gamme. Nous retrouvons aussi le tout récent Realme 16 Pro+, le Pixel 10a de Google, le Reno15 d’Oppo, ou encore le Edge 70 Fusion. Notez que Samsung va aussi très bientôt renouveler ses Galaxy A. En attendant, la firme coréenne a baissé le prix de son Galaxy S25 FE, le rendant bien plus intéressant.
Le smartphone se décline en deux coloris : rose poudré, noir et gris (notre couleur de test). Dans la boite, le smartphone est accompagné de l’outil pour ouvrir le tiroir de la carte SIM (transparent comme toujours), d’un câble USB-C vers USB-C et d’une coque transparente en plastique souple. Pour le chargeur, rendez-vous dans la boutique officielle : il y est vendu 35 euros.
Design et interface
Démarrons ce test avec le design. Le Nothing Phone (4a) Pro profite d’un design unique dans la gamme de la marque britannique. En effet, sa coque est en grande partie en aluminium, alors que tous les autres smartphones de Nothing (hors CMF) ont une coque principalement en plastique ou en verre minéral. Le Phone (3a) Pro n’avait d’ailleurs pas une once de métal. C’est un changement considérable, motivé par la volonté de la marque de monter en gamme.
Cette coque unibody couvre les tranches et les deux tiers du dos. Le métal est brossé et ne retient pas les traces de doigt. Vous pouvez voir dans le coin inférieur gauche un élément concave : c’est un élément de décoration et non une surface interactive. C’est presque décevant. L’utilisation d’aluminium pour la coque ne plombe pas le téléphone : il reste léger (210 grammes) et il est très fin (8 mm). Il est également étanche (certification IP65).
Le reste de l’arrière du Phone (4a) Pro est couvert d’une coque bombée en polycarbonate qui laisse entrevoir certains éléments, dont un nouveau Glyph Matrix. C’est la première fois qu’un Glyph Matrix est intégré à un modèle de la gamme A, preuve selon Nothing que ce Phone (4a) Pro est un modèle « premium ». Le composant compte 137 points. Il remplace la LED colorée. Et il sert pour les notifications et quelques informations sur l’état du téléphone. Vous pouvez même l’utiliser comme « retour » pour faire des selfies avec le capteur principal.
La coque en plastique est ouverte à plusieurs endroits pour laisser passer quelques éléments. Le capteur principal, les deux capteurs secondaires réunis ensemble, le flash LED et un micro pour la captation vidéo. La présence de ce dernier est une bonne nouvelle. Certains de ses éléments dépassent un peu la coque en plastique. Si bien que le téléphone est très légèrement bancal quand il est posé sur une table. Mais c’est extrêmement léger.
Sur les tranches, vous retrouvez les éléments habituels d’un Nothing Phone, notamment le bouton Essential. Comme sur le Phone (4a), ce dernier dernier a été ici déporté sur la tranche de gauche pour éviter les activations non désirées. Les contrôles du volume sonore ont également été déplacés : ils accompagnent ici le bouton de mise en marche. Une position plus classique (et moins inspiré d’Apple). Le bouton Essential continue de profiter d’une finition unique parmi les boutons : il est convexe et brillant, alors que les autres sont plats et mats.
En façade, l’écran prend plus d’importance encore que dans les modèles précédents de la marque. La dalle mesure 6,83 pouces : il n’y a pas plus grand chez Nothing à date. Adopter cette taille d’écran n’est pas un hasard : le principal adversaire de ce téléphone (Redmi Note 15 Pro+) dispose d’une dalle de même taille. C’est un peu plus grand que les adversaires chez Motorola, Realme et Oppo. Cette dalle est entièrement plate. Elle est recouverte par du Gorilla Glass 7i, ainsi qu’une protection supplémentaire posée en usine. Elle dispose d’un poinçon au centre de la bordure supérieure. Et ses bordures sont plutôt réduites.
Côté interface, nous retrouvons l’extraordinaire Nothing OS, bien évidemment. Elle est numérotée ici 4.1 et elle est basée sur Android 16. C’est un avis subjectif, mais il s’agit de l’une des plus belles et des plus brillantes interfaces sous Android. L’organisation reste celle du système d’exploitation de Google, avec ses écrans d’accueil, ses volets et ses tiroirs. Mais Nothing ajoute une touche personnelle qui la rend unique. Et contrairement à d’autres interfaces, même les applications tierces sont concernées.
Au premier abord, cette interface déconcerte. Les icônes très différentes. Les widgets omniprésents (certains étant plus pertinents que d’autres). Mais ce changement apporte de la fraicheur. Cette nouvelle version de Nothing OS apporte quelques changements par rapport à d’anciennes versions. Légère réorganisation des widgets en façade. Intégration d’un nouveau tiroir d’application qui intègre un moteur de recherche alimenté à l’IA (un peu comme la recherche globale Bixby ou Siri, chez Samsung et Apple). Essential Space étend également le nombre de documents que l’utilisateur peut sauvegarder.
Hormis Essential Space, le tiroir d’applications intelligent et Gemini (imposé par Google), l’IA est peu présente chez Nothing. Vous pouvez créer des fonds d’écran. Vous pouvez vous créer un flux d’actu audio personnalisé (mais uniquement en anglais). Et vous pouvez modifier des photos (notamment enlever des personnes indésirables). Nothing a également signé un partenariat avec ChatGPT qui est mis en avant (mais pas davantage que Gemini). Il y a peu d’applications commerciales dans Nothing OS : Facebook, TikTok et Instagram. Et pour ceux qui sont soucieux de la durée de vie de leur appareil, Nothing annonce 3 ans de mise à jour de l’OS et 6 ans de patch de sécurité pour le Phone (4a) Pro.
Écran, performances et batterie
Restons en façade et étudions plus précisément l’écran géant du Phone (4a) Pro. Il s’agit d’une dalle AMOLED avec des taux de contraste infinis et des noirs profonds. Le ratio de l’écran est 20/9e, comme tous les autres écrans de la marque. Même si cet écran est assez mince, il est aussi très haut. Difficile donc de l’utiliser entièrement avec une seule main. Sa définition est 1,5K et sa résolution atteint 440 pixels par pouce. C’est légèrement mieux que le Phone (3a) Pro. Et c’est largement suffisant pour la totalité des usages.
Le taux de rafraichissement maximal de l’écran est 144 Hz, un taux uniquement accessible quand le mode gaming est activé. Sinon, l’interface plafonne à 120 Hz. Par défaut, le mode dynamique est activé, mais il est possible de fixer ce taux à 60 Hz ou 120/144 Hz en permanence. La dalle n’étant pas LTPO, le mode dynamique ne peut choisir qu’en quatre paliers : 30 Hz, 60 Hz, 90 Hz et 120 Hz. La fréquence PWM est de 2160 Hz, ce qui est dans la bonne moyenne.
La colorimétrie de l’écran est bonne. Nous retrouvons deux profils ici : actif et normal. Et les deux offrent des résultats similaires. Le Delta E moyen atteint 2,1 et la température moyenne est à 6693°. Le gamma est parfait, à 2,2. Quel que soit le profil, le blanc atteint 6800°, ce qui est un peu élevé. Nothing annonce aussi une luminosité de 1600 nits en HBM et 2500 nits en pointe locale. Avec notre sonde, nous avons mesuré une luminosité manuelle maximale qui frôle les 800 nits. C’est beaucoup. Et cela assure une bonne luminosité dans toutes les situations.
Sous le capot, vous retrouvez le Snapdragon 7 Gen 4, en remplacement du Snapdragon 7s Gen 3. Ce SoC, que nous avons déjà testé dans le Realme 16 Pro+, est un expert de l’équilibre : il n’est pas extrêmement puissant, mais il offre une expérience fluide pour les usages classiques. Le tout en consommant peu d’énergie et en réduisant la génération de chaleur. Le choix du Snapdragon 7 Gen 4 est ambigu : ce composant n’est pas premium et ne reflète pas vraiment l’ambition de la marque avec le Phone (4a) Pro.
Hormis ce détail, le Snapdragon 7 Gen 4 se comporte plutôt bien. Il est accompagné ici de 8 ou 12 Go de RAM, auxquels s’ajoutent 2 Go de RAM virtuelle (fonction activée par défaut, vous pouvez désactiver ou gonfler la RAM virtuelle jusqu’à 8 Go). Notre version de test est la mieux lotie, avec 12 Go. Et sans surprise, le Phone (4a) Pro obtient des scores un peu au-dessus du Phone (4a) et son Snapdragon 7s Gen 4, dans pratiquement tous les domaines. Le Phone (4a) Pro se prête donc bien aux usages usuels, moins au gaming. Si la puissance est un critère important pour vous, vous pouvez trouver plus puissant pour le même prix : le RedMagic 11 Air et le Pixel 10a de Google, par exemple.
Le Phone (4a) Pro bénéficie aussi d’une belle stabilité, puisqu’elle s’établit au-dessus des 90% dans tous les benchmarks. Il n’y a pas de perte de puissance sur la durée : si vous êtes gamers et que vous acceptez quelques concessions sur les graphismes et la fluidité, le Phone (4a) Pro peut répondre à votre besoin. La température est également bien maitrisée, puisqu’elle monte à 46°C sur l’écran et 42* sur la coque et sur les tranches. Ici, le métal de la coque et la chambre à vapeur jouent parfaitement leur rôle de dissipateur thermique.
Pour alimenter cette plate-forme, le Nothing Phone (4a) Pro dispose de la même batterie lithium ion que le Phone (4a). Celle-ci propose une capacité de 5080 mAh. C’est très légèrement mieux que le Phone (3a) Pro, mais c’est moins bien que le Phone (3). En outre, face aux concurrents, le Phone (4a) Pro se situe plutôt sur la fourchette basse. Realme et Motorola sont bien au-dessus, suivis par Oppo, Xiaomi. Même Google fait mieux, c’est dire.
De fait, l’autonomie du smartphone n’est pas aussi élevée que celle du Realme 16 Pro+, par exemple. Avec PCMark, nous atteignons un score frôlant les 17 heures d’usage continu avec le Phone (4a) Pro, quand certains adversaires dépassent les 19 heures. Cette différence de plus de deux heures s’explique simplement par la capacité des batteries : il n’y a pas de mystère. Le Phone (4a) Pro atteint tout de même un meilleur score que le Phone (4a), mais la différence n’est que d’une demi-heure. Le Phone (4a) Pro atteint donc les deux journées d’usage standard. Pour les gamers, l’autonomie est comprise entre 4 et 7 heures selon la qualité des graphismes du jeu.
Une fois la batterie déchargée, il faut passer par la case recharge. Dans ce domaine, le Phone (4a) Pro se situe dans la moyenne du marché : en charge filaire, il accepte une puissance maximale de 50 watts, comme le Phone (4a). Pour les besoins de ce test, nous avons utilisé un chargeur Huawei 80 watts et le câble USB-C fourni avec le smartphone. Nous avons rechargé le smartphone en 57 minutes. Ce n’est pas très rapide, mais ce n’est pas trop lent non plus. Voici nos mesures intermédiaire :
- 10 mn : 24 %
- 30 mn : 65 %
- 50 mn : 96 %
Le phone (4a) Pro n’est pas compatible avec la charge sans fil, Nothing préférant certainement conserver la taille de guêpe. Mais ce choix, comme celui de la capacité de la batterie et de la puissance acceptée en charge filaire, positionne le Phone (4a) Pro comme un modèle A et non comme un modèle premium, comme le Phone (3). Il ne peut même pas prétendre à être un « trait d’union » entre les deux gammes, puisqu’il offre une expérience identique à celle du Phone (4a). C’est un peu dommage. Pour protéger la batterie, le Nothing Phone propose la charge programmée et la limite de charge (avec au choix une limite à 70%, 80% ou 90 %).
Photo, vidéo et audio
À l’arrière du Nothing Phone (4a) Pro, vous retrouvez trois capteurs photo à l’arrière et un capteur selfie. C’est le cas du Phone (4a), du Phone (3) et du Phone (3a) Pro. Il n’y a donc pas de surprise. Ce qui est plus surprenant en revanche, c’est la stratégie de Nothing. D’abord, le Phone (4a) Pro reprend quasiment à l’identique la configuration du Phone (4a). Seule grosse différence : le capteur principal. Il s’agit ici d’un Lytia 700c et non un Samsung GN9. Et il y a évidemment une différence.
Pour le reste, nous retrouvons le capteur selfie, le téléobjectif 50 MP avec zoom optique 3,5x et l’ultra grand-angle 8 MP. Grâce à son SoC plus performant, le Phone (4a) Pro propose un zoom numérique 140x, contre 70x pour le Phone (4a). Mais il s’agit plus d’une « astuce logicielle » qu’une amélioration optique. Voici les informations à retenir :
- Principal : capteur 50 MP de 1/1,56 pouce, ouverture f/1.9, 24mm, autofocus dual pixel, stabilisateur optique
- Panorama : capteur 8 MP de 1/4,0 pouce, ouverture f/2.2, angle de vue 120˚, focale fixe
- Téléobjectif : capteur 50 MP de 1/2,75 pouce, ouverture f/2.9, autofocus à détection de phase, stabilisateur optique, zoom optique 3,5x
- Selfie : capteur 32 MP de 1/3,42 pouce, ouverture f/2.2, focale fixe
Face au Phone (3a) Pro, le Phone (4a) Pro présente un module selfie plus petit (pour répondre à une contrainte de place) et un téléobjectif plus lumineux. Et face au Phone (3), le Phone (4a) Pro est vraiment un cran en dessous, que ce soit sur le capteur principal, le capteur selfie ou le téléobjectif. Mais les résultats en photo sont-ils à la hauteur ? La réponse est oui. Le capteur principal, signé Sony, offre de belles photos dans pratiquement toutes les circonstances. Beaucoup de couleurs. De belles textures. Un piqué élevé. Une bonne maitrise de la luminosité. Zoom numérique lossless qualitatif. Difficile de lui trouver des défauts.

Pour cela, il faut devenir un peu plus tatillon. L’autofocus, par exemple, n’est pas le plus rapide que nous ayons testé. Mais il est suffisamment bon pour figer dans le temps les sujets en mouvement. Le HDR est très correct, même si nous aurions aimé une plage dynamique un peu plus large, notamment dans les zones surexposées. Le réglage des ISO est parfois à côté : le sujet est surexposé sans que la scène présente de grandes difficultés. La netteté du zoom lossless est franchement moins bonne en soirée qu’en journée.




Le téléobjectif est également correct, avec parfois quelques petits défauts de mise au point. Le zoom optique est très bon et le zoom numérique reste exploitable jusqu’à 20x en journée et 10x en soirée (parce que le mode nuit ne s’active plus à partir d’une certaine focale). Il monte à 140x grâce à une technique logicielle qui va reconstruire la photo avec plus ou moins de pertinence (pour des résultats parfois aléatoires). Le mode nuit peut parfois vous sauver des photos.







L’ultra grand-angle aurait mérité un peu plus de considération dans cette configuration. Le capteur est très petit et l’optique n’est pas particulièrement lumineuse. En journée, quand il y a beaucoup de lumière, ça va. En soirée, le capteur est bien trop sombre. Sans mode nuit, peu de clichés sont exploitables. Et avec le mode nuit, c’est souvent flou. Notez aussi qu’il n’y a pas d’autofocus associé à ce capteur. Le mode macro est ainsi pris en charge par le téléobjectif. Et ce n’est pas idiot.


Pour les portraits, vous avez le choix entre le capteur principal, le téléobjectif ou le capteur selfie. Nous constatons une légère dérive chromatique entre les trois capteurs, le principal étant plus chaleureux que les autres. Le téléobjectif est plus froid. Le capteur selfie est celui que nous trouvons le plus équilibré pour cet exercice, avec beaucoup de détails et des textures respectées.



En vidéo, le Nothing Phone (4a) Pro reprend les atouts (et les défauts) en photo : un bon piqué et une bonne luminosité avec le capteur principal. Les couleurs sont bonnes en journée et un peu froides en soirée. Il y a un peu moins de contraste avec le téléobjectif. Ce dernier monte à 20x en numérique. Mais il faut rester sous la barre du rapport 10x pour éviter le bruit en journée et ne pas aller plus haut que 3,5x en soirée. La gestion des sources de lumière est moyenne avec le téléobjectif, que ce soit les phares des voitures ou les lampadaires.
Enfin, le module ultra grand-angle produit des séquences peu avenantes, même en journée à cause d’un flou permanent et d’une luminosité très basse. Toujours en vidéo, la prise de son est bonne. Et vous pouvez même choisir de faire la captation avec les micros du smartphone, sachant que ce dernier en dispose d’un dans son module photo, ou avec le micro d’un casque ou d’écouteurs Bluetooth. Une fonction qui n’est pas assez proposée par la concurrence.
En audio, le Phone (4a) Pro dispose d’une configuration stéréo asymétrique assez classique, avec un volume nettement plus élevé et une scène sonore plus grande sur le module principal que sur le module secondaire. Les aigus trouvent facilement leur place ici. En revanche, ce sont les basses qui ont de grandes difficultés à s’intégrer dans cette configuration. Elles sont imperceptibles sous la barre des 90 Hz, se résumant généralement à un grésillement ou un souffle, et difficile à entendre même à 110 Hz. Le volume sonore de cet ensemble est bon, puisqu’il atteint facilement les 100 décibels.
Le Phone (4a) Pro prend en charge le protocole Bluetooth 5.4. Il prend en charge les formats SBC, AAC et LE Audio. Il prend également en charge l’aptX HD de Qualcomm, mais pas les autres codecs HD, comme le DTS-X ou le Dolby Atmos. Le Phone (4a) Pro peut prendre en charge le son spatial, mais uniquement avec un casque filaire. Nothing OS ne dispose pas d’un égaliseur, qu’il soit complet ou offrant simplement des profils audio selon les contenus. C’est dommage.
Alors, on achète ?
Le Nothing Phone (4a) Pro est vraiment un bon smartphone. Son écran est bon. Son design, différent, mais toujours avec quelques touches « Nothing », est très qualitatif. Son interface est toujours canon. Son autonomie est dans la bonne moyenne. Sa charge est plutôt rapide. Et l’intégration d’un Glyph Matrix est une bonne nouvelle. Bref, pour moins de 600 euros, le bilan est positif. Et une grande partie de l’écart de prix avec le Phone (3a) Pro est justifiée.
Mais est-il vraiment le trait d’union entre le Nothing Phone (4a) et le Nothing Phone (3) ? Sur certains points de détail, c’est le cas. Mais, dans l’ensemble, la réponse est non. L’expérience, aussi satisfaisante soit-elle, est toujours très proche de celle du Phone (4a). Que ce soit sur l’autonomie, la charge, la puissance, le volume de stockage, la photo, la connectivité, etc. Même sur l’étanchéité, le Nothing Phone (4a) Pro ne parvient pas à s’élever plus haut. Et c’est presque frustrant.
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